1 points par GN⁺ 2023-11-18 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Discussions autour de l’IA

  • Les discussions sur l’IA ont commencé par une question sur l’importance de l’IA en Afrique.
  • L’intérêt pour l’avenir de l’IA s’est récemment accru, alors que le président américain et le Premier ministre britannique ont pris des décrets et tenu un sommet sur l’IA.
  • Une critique est soulevée : l’IA produit en réalité du « bullshit » fondé sur du texte prédictif plutôt que sur la logique ou les faits.

Comment fonctionne l’IA

  • Rodney Brooks, professeur d’IA au MIT, résume ChatGPT comme quelque chose qui « produit des choses agréables à entendre ».
  • Les « choses agréables à entendre » désignent un algorithme qui imite des textes trouvés sur Internet, et le fait de « produire » renvoie à une randomisation élémentaire fondée sur du texte prédictif.
  • D’autres chercheurs de premier plan en IA avancent des avis similaires, avec davantage de détails techniques dans des travaux comme l’article sur les « stochastic parrots ».

IA et vérité

  • Geoffrey Hinton, souvent présenté comme le « parrain » de l’IA, met en garde contre le risque que les chatbots génèrent des textes très convaincants plutôt que véritablement intelligents.
  • Dans un monde où les preuves et la logique ne sont pas respectées, on craint qu’un système fonctionnant sans preuves ni logique puisse en venir à dominer par sa seule force de persuasion.
  • Dans On Bullshit, le philosophe Harry Frankfurt décrit le « bullshit » comme une attitude qui ne rejette pas l’autorité de la vérité, mais l’ignore.

IA et impact social

  • Pourquoi le Premier ministre britannique a-t-il été impressionné par l’IA et par un « générateur automatisé de bullshit » ?
  • L’analyse de David Graeber dans Bullshit Jobs révèle la véritable nature de l’IA.
  • Plus de 30 % des travailleurs britanniques pensent que leur travail n’apporte aucune valeur à la société.
  • Une partie de l’enseignement universitaire prépare les jeunes à se conformer à des processus bureaucratiques sans attendre grand-chose de la vie.

Entraînement des systèmes d’IA

  • Les systèmes d’IA sont entraînés sur d’immenses archives de « bullshit » provenant de Twitter, Facebook, Reddit et d’autres sources, ainsi que sur des textes contenant des faits réels.
  • ChatGPT ne dispose d’aucun algorithme permettant de vérifier quelles parties sont vraies ; sa production est donc définie comme du « bullshit ».
  • Twitter encourage les responsables politiques qui se soucient peu de la vérité, et les archives de leurs déclarations peuvent servir à entraîner un « générateur automatisé de bullshit ».

L’avis de GN⁺

  • Le point le plus important de cet article est que le contenu généré par l’IA ne repose pas sur la vérité ni sur la logique, et qu’il peut produire du « bullshit » capable de persuader les gens.
  • Cela peut affecter la qualité du dialogue social et de l’information, et ce problème deviendra encore plus important à mesure que les technologies d’IA progresseront.
  • Le sujet intéresse les gens parce qu’il aide à comprendre l’impact potentiel de l’IA sur notre vie quotidienne et sur le marché du travail, ainsi qu’à se préparer aux changements qu’apportera cette technologie.

1 commentaires

 
GN⁺ 2023-11-18
Commentaires Hacker News
  • Résumé du premier commentaire :

    • Les LLM (grands modèles de langage) fonctionnent selon le critère de « ce qui a l’air d’être la bonne réponse », et lorsqu’on n’est pas expert, il est difficile de juger si leur réponse est exacte.
    • Les LLM sont des outils utiles pour les experts, qui peuvent évaluer la justesse des snippets de code fournis dans leur domaine.
  • Résumé du deuxième commentaire :

    • ChatGPT est entraîné sur des données provenant de sources variées et génère des réponses sans distinguer les faits exacts des informations incertaines.
    • Les humains apprennent d’une manière similaire, donc il ne faut pas faire une confiance totale aux sorties des LLM.
  • Résumé du troisième commentaire :

    • Les réponses fournies par les LLM sont similaires à la génération du prochain token prévisible dans une conversation humaine.
    • Bien qu’ils en soient encore à un stade précoce, les LLM montrent déjà une capacité considérable à résoudre des problèmes par la conversation.
  • Résumé du quatrième commentaire :

    • Les LLM imitent le langage humain et, ce faisant, imitent aussi les capacités de raisonnement encodées dans la structure du langage.
    • Les LLM manquent d’une mémoire précise, mais on peut compenser cela en incluant les informations nécessaires via un prompt approprié.
  • Résumé du cinquième commentaire :

    • Les LLM utilisent une approche conversationnelle pour résoudre des problèmes, ce qui apporte une innovation dans le flux de travail.
  • Résumé du sixième commentaire :

    • Les LLM sont une technologie spécialisée dans les capacités linguistiques, et des problèmes peuvent survenir s’ils ne sont pas intégrés à un système global de raisonnement ou à une base de données factuelle.
  • Résumé du septième commentaire :

    • Les LLM peuvent parfois fournir des réponses inexactes, mais selon la manière dont l’utilisateur les exploite, ils peuvent améliorer la productivité.
  • Résumé du huitième commentaire :

    • Le langage lui-même peut être vu comme un « bullshit generator » fonctionnant indépendamment de la « vérité », et les LLM exploitent cette caractéristique du langage.
  • Résumé du neuvième commentaire :

    • En français, le mot « baratineur » désigne une personne qui dit ce que l’on veut entendre, indépendamment du vrai ou du faux, et cela pourrait être une expression plus adaptée aux LLM.
  • Résumé du dixième commentaire :

    • Si le code généré par un LLM répond aux exigences, ce n’est pas du « bullshit » et il peut être utile dans certains contextes.