1 points par GN⁺ 2024-01-16 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Présentation d’OpenD : un fork du langage D

  • La direction du langage D a rencontré de nombreuses difficultés pour accepter les contributions de la communauté.
  • Des tentatives ont été faites pour améliorer le langage D en reflétant les avis de la communauté, mais ces efforts ont souvent été ignorés ou retardés.
  • C’est dans ce contexte qu’est né OpenD, un fork du langage D, avec pour objectif d’accueillir plus ouvertement les contributions de la communauté.

Histoire du développement du langage D

  • Le développement du langage D n’aurait pas atteint sa forme actuelle sans les contributions de la communauté.
  • Cependant, le manque de reconnaissance de ces contributions et la faible prise en compte des avis de la communauté dans les décisions importantes ont été des problèmes récurrents.
  • Ces problèmes remontent aux débuts du langage D, ce qui a conduit de nombreux contributeurs à être déçus et à quitter le projet.

L’impact du fork Ares/Tango

  • Par le passé, un fork du langage D nommé Ares a été créé pour contester les décisions de Walter Bright, avant d’évoluer plus tard en Tango.
  • Tango a offert un environnement dans lequel les développeurs pouvaient contribuer librement, et incluait de nombreuses fonctionnalités absentes de l’écosystème Phobos.
  • Le fork Tango a joué un rôle important dans l’évolution du langage D, et sans lui, le langage D ne serait probablement resté qu’une expérimentation ratée sur le marché.

Le départ des développeurs

  • Après l’âge d’or du langage D, de nombreux contributeurs ont quitté le projet, ce qui a fini par freiner son évolution.
  • Déçus de voir leur travail ignoré ou non reconnu, les contributeurs ont cessé de participer.
  • Cette situation a aussi eu un impact sur les utilisateurs commerciaux du langage D, devenant au final un obstacle majeur à son développement.

Le passage à OpenD

  • À mesure que le mécontentement et la déception des contributeurs se sont accumulés, certains ont rompu avec la direction du langage D et se sont tournés vers un nouveau fork, OpenD.
  • OpenD porte les efforts des contributeurs de la communauté pour résoudre les problèmes du langage D, et ouvre de nouvelles possibilités pour son avenir.

L’avis de GN⁺

  • Le fait que les contributions de la communauté n’aient pas été suffisamment reconnues dans le développement du langage D a constitué un frein important à la croissance du projet.
  • Le fork OpenD reflète la passion et les efforts de développeurs qui cherchent à dépasser les limites du langage D existant, tout en soulignant l’importance des projets open source.
  • Cet article aidera les personnes intéressées par le développement logiciel et les communautés open source à comprendre l’évolution du langage D et l’importance du rôle de la communauté en son sein.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-01-16
Commentaires sur Hacker News
  • Walter, l’un des responsables du langage D, est actif et verra probablement les retours ici. Ils se soucient beaucoup du langage D et, d’après l’expérience, sont des personnes de bonne foi.
  • L’idée de forker le langage D circulait depuis longtemps, et cela a fini par devenir inévitable. Les fonctionnalités qui rendaient D séduisant à la sortie du livre d’Andrei Alexandrescu en 2010 existent désormais aussi en C#, Java et C++.
  • La communauté D est remplie de gens agréables avec qui discuter, mais elle n’a pas réussi à établir des fonctionnalités décisives et a perdu trop de temps à essayer d’attirer de nouveaux utilisateurs.
  • Quand Rust est arrivé, le concept de lifetime a été proposé à la communauté D, mais Walter l’a jugé inutile. Quelques années plus tard, Walter a proposé sa propre approche des lifetimes, différente de celle de Rust, mais son utilité reste sujette à caution.
  • Un nouveau modèle de gouvernance devrait commencer par une discussion entre les parties prenantes, plutôt que par des décisions d’ajout ou d’exclusion de fonctionnalités. Ce fork de D semble avoir peu de chances de réussir sur le long terme.
  • Le groupe de recherche est passé à Rust il y a quelques années en raison du manque de réactivité autour de D et de la direction peu convaincante prise par le développement du langage. J’espère qu’OpenD réussira, mais aussi qu’ils saisiront l’occasion de choisir un nom plus distinctif et mémorable.
  • Si le langage D mise sur le ramasse-miettes (GC), il est difficile de voir quelle serait sa niche. C# et Java sont déjà bien installés comme successeurs de C++ avec ramasse-miettes, ce qui rend la concurrence difficile.
  • La vision du langage D manque de clarté. La documentation est difficile à lire et manque d’explications, ce qui rend difficile de comprendre une vision de conception claire du langage.
  • Il y a des mises à jour sur OpenD et le projet suscite de l’intérêt. Certains estiment aussi que le nom « Died » aurait été plus amusant.
  • Une grande discussion sur ce sujet a lieu sur le forum du langage D.
  • Ces dix dernières années ont apporté beaucoup d’enseignements sur la gouvernance des langages de programmation. Il faut considérer la gouvernance comme un facteur important dans le choix d’un langage.
  • Il est difficile de voir le moindre inconvénient à l’existence de plusieurs implémentations de compilateurs. L’une des raisons de la popularité du langage C tient à la liberté offerte par la diversité de ses implémentations de compilateurs.