1 points par GN⁺ 2024-02-10 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Synopsis

  • Paul ouvrit les yeux et regarda autour de lui. Hors de portée de la lumière directe du soleil, tout brillait d’une lueur douce : des murs de briques blanches mates, des meubles en faux acajou ; même les affiches de Bosch, Dalí, Ernst et Giger semblaient adoucies. Partout où son regard se posait (mais nulle part ailleurs), la simulation était parfaitement convaincante. C’était le projecteur de son attention qui rendait cela possible. Des rayons virtuels étaient retracés depuis les bâtonnets et les cônes individuels d’une rétine virtuelle afin de déterminer exactement quels calculs étaient nécessaires pour la projection dans l’environnement virtuel. Les objets hors de son champ de vision ne « disparaissaient » pas complètement, sauf s’ils n’avaient aucun effet sur la lumière ambiante, mais Paul savait qu’après avoir tourné le dos, tout calcul de détail supplémentaire serait du gaspillage. Chaque chose dans la pièce était résolue avec un niveau de détail suffisant pour le tromper, ni plus ni moins.

Les copies de Paul Durham

  • Paul Durham crée des copies, des simulations logicielles de son cerveau et de son corps. Ces copies peuvent fonctionner dans une réalité virtuelle à une vitesse 17 fois plus lente que le temps réel.
  • Paul veut utiliser ces copies comme sujets d’expériences pour une série de tests sur la nature de l’intelligence artificielle, du temps et de la causalité. Mais les copies changent sans cesse d’avis et finissent par s’arrêter elles-mêmes.

Maria Deluca et l’Autoverse

  • Maria Deluca est accro à l’Autoverse, au chômage et à court d’argent, mais elle ne peut pas s’empêcher de perdre son temps dans l’Autoverse, un monde virtuel qui suit des règles mathématiques comme « lois de la physique ».
  • Paul fait à Maria une proposition très étrange : concevoir, en la modélisant jusqu’au niveau moléculaire, une biosphère virtuelle entière capable d’exister dans l’Autoverse. Ce travail serait bien rémunéré et satisferait son obsession. Mais une telle graine serait inutile sans une simulation de l’Autoverse suffisamment vaste pour permettre à la biosphère qui en résulterait de croître et de prospérer, ce qui dépasserait de loin la capacité de tous les ordinateurs du monde.

Histoire de la publication

  • « Permutation City » a été publié pour la première fois en 1994 à Londres chez Orion/Millennium, puis traduit et publié dans différentes langues à travers le monde.
  • Le livre a été réédité à plusieurs reprises et existe aussi en version numérique.

L’avis de GN⁺

  • « Permutation City » est un roman de science-fiction qui pousse à une réflexion profonde, à travers son exploration de la nature de la réalité virtuelle et de l’intelligence artificielle.
  • L’histoire de Paul Durham et de Maria Deluca offre une discussion fascinante sur l’impact des avancées technologiques sur la vie humaine et l’identité.
  • Le livre transmet des concepts scientifiques complexes de manière accessible et peut être particulièrement utile aux ingénieurs logiciels débutants intéressés par la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-02-10
Commentaires sur Hacker News
  • Un lecteur dit avoir trouvé amusants les commentaires sur Hacker News à propos d’un livre qu’il a terminé hier soir sur la recommandation d’un ami. Il juge ce livre excellent, rempli d’idées inabouties, ce qui correspond à ce qu’il attend d’un bon roman de SF. Il recommande aussi la nouvelle Lena de qntm, qui explore des idées similaires.
  • Un avis classe Permutation City parmi les meilleures lectures de SF de ces dernières décennies et estime qu’il est temps de le relire. Selon lui, ceux qui ont aimé Permutation City apprécieront aussi Glasshouse de Charles Stross.
  • Un lecteur considère Egan comme son auteur préféré depuis des années et dit préférer ses premiers ouvrages à ses œuvres plus récentes. Il trouve que les livres publiés ces quinze dernières années sont si complexes qu’ils semblent exiger un doctorat en mathématiques ou en physique théorique. Il explique être devenu passionné par l’œuvre d’Egan grâce à Permutation City et en avoir beaucoup parlé à sa sortie. Il mentionne aussi apprécier récemment la série Pantheon, qui explore des idées comme l’uploading, la vie artificielle et le transhumanisme.
  • Dans une critique publiée en septembre dernier, un lecteur écrit que Permutation City se lit comme l’œuvre d’un ingénieur racontant une histoire « cool sur la conscience et les ordinateurs ». Selon lui, quelques idées étonnantes sont noyées dans une narration faible et un discours philosophique appuyé, et le livre aurait peut-être mieux fonctionné en nouvelle. Si ce livre vous plaît, il recommande Accelerando, Piranesi, Ubik de Dick, ainsi que le recueil de nouvelles de Ted Chiang.
  • Un autre lecteur qui adore ce livre dit qu’il l’a parfois poussé à s’arrêter pour réfléchir aux idées qu’il présente. Il mentionne notamment l’intérêt des cerveaux de Boltzmann et du marché spot de la puissance CPU, tout en ajoutant qu’en le relisant plus âgé, les personnages lui ont semblé un peu faibles.
  • Un avis soutient qu’Egan est le seul grand auteur australien de SF. Il recommande surtout Diaspora, qui traite d’une histoire posthumaine du futur lointain centrée sur la physique et les mathématiques, ainsi que Quarantine, un thriller de casse situé dans le nord de l’Australie dans un futur proche avec un angle d’attaque original autour de la physique quantique. Selon lui, le style d’Egan, ses personnages et ses intrigues sont souvent faibles, mais presque chaque page contient un concept créatif nouveau.
  • Un lecteur estime que si l’on voulait créer une anthologie télévisée intitulée Even Blacker Mirror, il faudrait adapter les nouvelles d’Egan. Il explique que deux nouvelles du recueil Axiomatic lui reviennent souvent à l’esprit lorsqu’il observe les dynamiques modernes d’expression de soi et d’appartenance en ligne. The Hundred Light-Year Diary aborde les questions du libre arbitre et de l’auto-illusion à travers un moyen de recevoir de petits messages venus du futur, tandis que Unstable Orbits in the Space of Lies explore à quel point ce que vous croyez vous est imposé par vos voisins.
  • Un lecteur se souvient que ce livre présentait l’idée de personnes vivant dans le monde réel à vitesse normale et de personnes simulées évoluant à différentes échelles de temps, à la vitesse que leur système pouvait supporter. Il réfléchit au fait que notre cerveau physique pourrait parfois accélérer et fonctionner à vitesse double tout en ne recevant des entrées/sorties qu’à vitesse normale. Il espère qu’un jour, grâce à des implants, on pourra accélérer jusqu’à 1000x pour réfléchir à des choses ne demandant pas d’informations nouvelles, puis revenir au présent et reprendre la conversation. Il pense que ce serait utile dans bien des cas, y compris pour contempler plus longtemps la Joconde et méditer. Il s’interroge aussi sur la manière dont les gens vieillissent dans les fictions où l’on peut arrêter le temps.
  • Un commentaire dit que Greg Egan est un goût acquis en hard SF. Il recommande de commencer par ses nouvelles ainsi que par ses meilleures œuvres, et mentionne aussi que l’un de ses livres possède l’une de ses couvertures de SF préférées.
  • Un avis estime que Diaspora reprend certaines idées de Permutation City et les pousse encore plus loin, tandis que Zendegi tente quelque chose de plus réaliste et plus émotionnel. Il ajoute qu’Egan a écrit de nombreuses nouvelles remarquables et que le recueil Axiomatic contient beaucoup d’excellents textes.