- Wikipedia suit les URL officielles de sites web connus
- Une fois DNS over Wikipedia installé, les domaines se terminant par
.idk déclenchent une recherche sur Wikipedia, puis l’URL correspondante est extraite de l’infobox pour rediriger l’utilisateur
Exemples d’utilisation
- En saisissant
scihub.idk/ dans la barre d’adresse du navigateur, vous êtes redirigé vers https://sci-hub.tw (au moment de la rédaction)
- Au lieu de rechercher directement le site, le système cherche son article Wikipedia ("schihub wiki")
- La barre latérale contient généralement le lien le plus récent vers le site, alors que Google doit censurer ses résultats de recherche
- Si vous cherchez "Piratebay" sur Google, le premier résultat est le faux "thepirate-bay.org" (avec un tiret), alors que l’article Wikipedia liste le bon site
Options d’installation
- Extension Chrome
- Extension Firefox
- (Optionnel) Script de redirection Rust
Avis de GN⁺
- DNS over Wikipedia est une manière intéressante de contourner la censure. Mais cela pourrait imposer aux éditeurs de Wikipedia une charge de mise à jour continue
- Cette extension pourrait aussi être détournée pour orienter les utilisateurs vers de faux sites. Il faut l’installer uniquement depuis des sources fiables
- À long terme, il semble nécessaire que les exploitants de sites web puissent maintenir de façon stable leurs domaines officiels, avec des solutions DNS décentralisées capables de résister à la censure
- Parmi les projets similaires, on peut citer les services Onion du projet Tor ou l’adressage par contenu d’IPFS
2 commentaires
Une méthode simple mais utile.
Réactions sur Hacker News
Je vais essayer de résumer :
Les contributeurs de Wikipedia savent que les articles Wikipedia servent à trouver l’URL actuelle de sites qui doivent souvent changer d’URL pour des raisons juridiques ou morales. Cela semble donc plus résilient face aux demandes des ayants droit, sans être totalement à l’abri de la censure.
Il est regrettable qu’une extension Chrome puisse lire et modifier les données de tous les sites visités, et qu’il y ait un risque de phishing. Il existe un historique d’extensions tombées entre les mains d’acteurs malveillants.
Wikipedia peut aussi être utile pour la traduction de termes techniques, mais il faut rester prudent. Les services de traduction échouent souvent sur les termes techniques, mais si l’on trouve la page dans la langue concernée sur Wikipedia puis qu’on change de langue, le titre peut donner un bon indice.
Wikipedia dispose d’une « page spéciale » pour rechercher des liens externes. On peut y rechercher n’importe quel lien externe : HN, le site web de PG, les tweets d’un utilisateur Twitter, etc. Cela peut aussi servir à estimer le taux d’adoption des nouveaux gTLD.
Au lieu de laisser n’importe qui enregistrer un nom de domaine selon la règle du premier arrivé, premier servi pour ensuite le revendre, un processus collectif/de consensus décide quel mot doit pointer vers quel site web. À long terme, un processus collaboratif permettant d’établir des correspondances
<terme de recherche>=><URL>[]serait plus utile que les moteurs de recherche ou les noms de domaine.Ce n’est pas réellement du DNS au sens de « résolveur », mais plutôt du DNS au sens de « vérificateur de nom » ou de « recherche de nom ».
Avec le titre, je m’attendais à ce qu’un vrai résolveur DNS soit exécuté quelque part au fin fond des espaces de noms Wikipedia ou Talk.