Comment les startups peuvent battre les acteurs en place (How startups beat incumbents)
(secretive-snowstorm-1b6.notion.site)J’ai traduit en coréen l’article « Comment les startups peuvent battre les acteurs en place (How startups beat incumbents) », écrit par le fondateur de WP Engine, un hébergeur WordPress lancé en 2010 et qui a réalisé 400 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2024.
Une question souvent posée par les investisseurs est : « Comment pouvez-vous battre le leader du marché ? » Ou, dans une version encore pire : « Que ferez-vous si les grandes plateformes IT nationales N et K font exactement la même chose ? » Du point de vue d’une startup, on peut réfléchir à ce type de question avec les réponses suivantes.
Featpaper aussi est en concurrence avec des leaders du marché, et renforce même sa compétitivité pour répondre à la signature électronique que Google a intégrée gratuitement à ses outils documentaires.
Sur les grands marchés, il existe des niches claires et des segments clients différents ; beaucoup de startups trouvent cette question facile à poser mais difficile à traiter. Je partage donc ce texte dans l’espoir que chacune puisse construire sa propre réponse en s’appuyant sur sa niche et ses points forts.
Comment une startup bat une entreprise en place :
Tous les avantages des grandes entreprises produisent en retour des faiblesses faciles à exploiter : à mesure que l’organisation grossit, la complexité opérationnelle augmente de façon exponentielle. Elles peuvent acquérir beaucoup de clients d’un coup, mais il leur est très difficile de faire évoluer un produit existant.
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Prendre des risques impossibles à quantifier
La plupart des « risques quantifiés - analyses de ROI » se révèlent erronés, et l’analyse de ROI empêche souvent de soutenir les très bonnes idées ou de réaliser de gros paris difficiles à modéliser. Sous couvert de gestion du risque, elle évite surtout de prendre des risques (pour réduire le dénominateur). -
Cibler des niches rentables
Une entreprise en place doit s’attaquer à des activités capables d’avoir un impact réel sur sa rentabilité à grande échelle (en général 10 % de son chiffre d’affaires actuel), et ne touche donc pas aux activités qui paraissent petites. Pour une startup, en revanche, si deux personnes gagnent seulement 1 million de dollars, c’est déjà un succès, et elle peut se concentrer sur des niches et des ICP que les grandes entreprises n’ont pas la capacité d’attaquer. Plus une entreprise en place est grosse, moins la startup a besoin de s’inquiéter de la concurrence. -
Faire des choses non scalables, agréables et utiles
Une itération rapide sans avoir à penser à la scalabilité : il est possible de lancer quelque chose en quelques semaines puis d’itérer. Les grandes entreprises ont besoin de générer « à court terme » « beaucoup » de revenus, et ne veulent jamais d’une trajectoire du type passer de 0 à 20 millions de dollars d’ARR en 6 ans. À l’inverse, pour une startup, atteindre 20 millions de dollars de chiffre d’affaires en 6 ans serait déjà une progression très rapide. -
Un service client exceptionnel
Quand le fondateur lui-même traite les tickets de support, l’expérience client devient incomparable. À l’inverse, avec des milliers d’agents de support, on ne peut pas offrir ce type de service. Un excellent support client peut créer de l’attachement et de la fidélité. Les clients pardonnent plus facilement les problèmes et peuvent même continuer à vous soutenir après une panne majeure. -
Tirer parti des nouvelles technologies
La technologie elle-même peut créer un avantage concurrentiel, et comme avec l’IA aujourd’hui, elle peut rendre possibles des choses qui ne l’étaient pas auparavant. Même si une startup utilise une technologie moins stable, cela vaut la peine d’y consacrer du temps si l’efficacité obtenue est largement supérieure à l’existant. -
Montrer sa personnalité
La standardisation et la neutralité des grandes entreprises sont aussi des forces, mais la personnalité, la sincérité et les goûts marqués d’une startup peuvent devenir le point de départ de sa base de clients initiale. Pour bien capter les early adopters, mieux vaut afficher une forte personnalité. -
Faire des choses qui ne relèvent pas du jeu à somme nulle
Si l’on utilise, parmi les canaux marketing existants, non pas des jeux à somme nulle (AdWords, SEO, performance marketing, affiliation) mais des jeux à somme positive (réseaux sociaux, newsletters, app markets, promotions conjointes), les entreprises en place ne peuvent pas les bloquer. -
Un produit globalement inférieur, mais acceptable sur la plupart des aspects
Là où les grandes entreprises ont besoin d’un uptime extrêmement faible, ainsi que de sécurité, de qualité et de scalabilité à un niveau irréprochable — des éléments que les gens jugent moins importants mais qui coûtent très cher à fournir — les startups peuvent accepter un compromis à un niveau raisonnable. En échange, elles peuvent construire un produit largement meilleur sur les dimensions que leur ICP juge vraiment importantes. -
Attaquer le centre de profit à bas coût
Face au business model figé, à la base de code statique et à la marque des entreprises en place, une startup peut attaquer avec agilité et avec des prix bas. Cela pousse les acteurs en place à se concentrer sur les utilisateurs à forte valeur, tandis que la startup peut gagner rapidement des parts de marché.
Note : si vous souhaitez voir comment Featpaper, un service de gestion de contrats, applique les stratégies ci-dessus, consultez notre brochure de présentation. https://featpaper.com/viewer/KjK1noHkrT00
3 commentaires
L’article https://thestartupbible.com/2023/04/… et le billet de blog https://hwang.sh/startup-vs-giants valent aussi la peine d’être lus ensemble.
> Un temps d’arrêt extrêmement faible, indispensable pour les grandes entreprises
Vu le contexte, il semble que « downtime » soit le terme correct ici.
Aïe, merci de l’avoir corrigé !