1 points par GN⁺ 2024-12-01 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Principales avancées de la procédure

    • Un juge fédéral de New York a récemment décidé que la principale accusation de violation du droit d’auteur portée par The Intercept contre OpenAI pourra être examinée au tribunal.
    • Cette action en justice repose sur l’allégation selon laquelle OpenAI a utilisé des articles de The Intercept dans ses jeux de données d’entraînement pour construire ChatGPT, tout en supprimant les informations sur les auteurs.
    • Cela pourrait constituer une violation du Digital Millennium Copyright Act (DMCA), qui interdit de retirer d’une œuvre numérique le nom de l’auteur, les conditions d’utilisation et le titre.
  • Stratégie juridique et contexte

    • The Intercept ouvre une nouvelle voie stratégique dans son action en justice contre OpenAI.
    • La plupart des éditeurs de presse numérique n’enregistrent pas leurs archives d’articles auprès de l’US Copyright Office (USCO), en raison du coût et de la complexité de la procédure.
    • L’USCO a récemment modifié ses règles pour permettre aux sites d’actualités d’enregistrer leurs articles en lot, mais cette évolution est arrivée trop tard pour de nombreux éditeurs souhaitant engager des poursuites contre OpenAI.
  • Comparaison avec d’autres procédures

    • Les plaintes fondées sur le DMCA déposées par Raw Story et AlterNet ont été rejetées par un autre juge fédéral de New York.
    • Ils affirmaient qu’OpenAI avait supprimé les informations protégées par le DMCA lors de l’inclusion de leurs œuvres journalistiques dans ses jeux de données d’entraînement, et réclamaient 2 500 $ de dommages et intérêts pour chaque cas.
  • Perspectives

    • On ne sait pas encore si la procédure de The Intercept encouragera d’autres éditeurs à envisager des actions fondées sur le DMCA.
    • De nouvelles poursuites pourraient être vulnérables aux délais de prescription, en particulier si elles cherchent à invoquer les jeux de données d’entraînement de ChatGPT.
    • Loevy & Loevy resserre sa stratégie autour de griefs DMCA précis susceptibles de tenir réellement devant un tribunal.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-12-01
Commentaires sur Hacker News
  • Disney possède beaucoup de PI, ce qui pourrait conduire à une situation où l’entreprise exploiterait des LLM de manière exclusive. Cela ne ferait que renforcer les structures monopolistiques existantes

    • Ce n’était pas le but initial du droit d’auteur. Disney a réussi en s’appuyant sur des œuvres du domaine public
    • Le droit d’auteur n’est possible que parce que le public finance l’infrastructure. Les idées et les images peuvent être copiées à l’infini
    • Le droit d’auteur était censé revenir au domaine public afin de rendre à la société ce qu’elle a permis. Or, aujourd’hui, on en est à revendiquer des droits exclusifs pour les entreprises
  • Le droit d’auteur semble dépassé et inutilement strict

    • Le fait que de grandes entreprises génèrent d’énormes profits pendant très longtemps grâce au droit d’auteur est excessif et non durable
    • Alors que de nouvelles créations continuent d’apparaître, la saturation médiatique et le marketing font percevoir certaines œuvres comme ayant plus de valeur
    • Une fois les coûts d’investissement récupérés, le droit d’auteur devrait expirer
    • Conserver indéfiniment le droit d’auteur profite surtout aux avocats et aux organismes d’application, sans apporter de valeur significative à la société
    • Il faut un équilibre entre la protection des créateurs et la promotion de l’innovation
  • Je me demande s’il existe un moyen de vérifier si OpenAI a utilisé mon blog

    • S’il y a un règlement de 200�a0$ par article, je pourrais peut-être être payé l’équivalent d’une voiture d’occasion
  • Si l’utilisation d’œuvres protégées pour l’entraînement est illégale, je me demande s’il serait possible de faire résumer des articles par le LLM A, puis d’utiliser cela pour entraîner le LLM B

    • Le LLM A pourrait être entraîné sur des œuvres du domaine public
  • On ne sait pas si la décision dans l’affaire Intercept poussera d’autres éditeurs à envisager des poursuites au titre du DMCA

    • De nouvelles poursuites contre OpenAI pourraient être vulnérables au délai de prescription
    • Des éditeurs comme Intercept réclament 2�a0500�a0$ de dommages et intérêts à OpenAI
    • Si des milliers d’infractions sont constatées, cela pourrait représenter des dizaines de millions de dollars de dommages et intérêts
  • Il existe une réglementation et il peut y avoir des violations du droit d’auteur, mais il faut aussi s’inquiéter de la possibilité que d’autres gouvernements (surtout la Chine) en profitent pour prendre de l’avance

  • Une plainte concernant la suppression de métadonnées en vertu de 17 USC 1202 est en cours

    • Ce n’est pas une « atteinte centrale au droit d’auteur »
  • L’idée selon laquelle « un actif numérique m’appartient exclusivement » doit disparaître

    • Il ne faut pas verrouiller les avantages de l’internet numérique et il faut éviter les problèmes de saturation des données
    • Il faut s’opposer à la rareté numérique
  • Il est possible qu’apparaisse une pratique consistant à ajouter une touche finale « fabriqué par un humain » à des œuvres d’IA

    • Cela pourrait ajouter une nouvelle charge financière en cas d’hiver de l’IA
  • Proposition : imposer une taxe de 10 % sur les règlements liés au droit d’auteur, avec une moitié versée aux créateurs du passé et l’autre à la culture créative actuelle