Le langage complexe des documents juridiques
- Les documents juridiques sont difficiles à comprendre, ce qui soulève la question de savoir pourquoi ils sont rédigés de manière aussi obscure.
- Des chercheurs en sciences cognitives du MIT ont conclu que le langage complexe des documents juridiques sert à transmettre de l’autorité.
- Selon l’étude, même les non-juristes utilisent ce type de langage lorsqu’ils rédigent des lois.
Le langage magique du droit
- L’équipe de recherche étudie depuis 2020 les caractéristiques propres aux documents juridiques.
- Les documents juridiques présentent fréquemment une structure appelée « insertion centrale », dans laquelle une longue définition est insérée au milieu d’une phrase.
- Cette structure rend le texte difficile à comprendre.
- Même les avocats trouvent les documents juridiques difficiles à comprendre et préfèrent les documents rédigés en anglais clair.
L’origine des documents juridiques
- L’équipe de recherche enquête sur l’origine de la structure d’insertion centrale dans les documents juridiques.
- Comme les premières lois américaines reposaient sur le droit britannique, l’équipe prévoit d’analyser si les lois britanniques présentent elles aussi la même structure grammaticale.
- Des efforts sont nécessaires pour rendre le langage complexe des documents juridiques plus facile à comprendre.
L’importance de l’étude
- L’étude identifie certains aspects spécifiques des documents juridiques qui rendent leur compréhension difficile.
- Des efforts ont été entrepris depuis les années 1970 pour rendre les documents juridiques plus compréhensibles, mais ils n’ont pas entraîné de changements majeurs.
- Les chercheurs se montrent optimistes quant à la possibilité d’améliorer le langage complexe des documents juridiques.
1 commentaires
Avis Hacker News
Le jargon juridique est un ensemble de formules quasi superstitieuses accumulées au fil des siècles, et les avocats pensent qu’« il faut le dire ainsi pour éviter toute ambiguïté et empêcher que de mauvaises choses n’arrivent ». Les avocats ne ressentent pas le besoin d’optimiser ce langage, car le public visé est composé d’autres avocats, et ce qui compte, ce n’est pas la langue, mais la jurisprudence pertinente.
Le jargon juridique est peut-être le résultat d’une tentative d’utiliser l’anglais comme un langage de programmation. Lorsqu’on essaie d’écrire de manière claire et non ambiguë, on finit par produire quelque chose qui ressemble au langage juridique.
En ayant affaire à des agents de recouvrement, on constate que de nombreuses lois sont rédigées de manière ambiguë afin d’encourager les poursuites. Des organismes de protection des consommateurs conseillent de consulter un avocat précisément parce que la langue de la loi est ambiguë.
Beaucoup de gens affirment que la loi devrait être formulée clairement, mais de nombreuses lois sont excessivement verbeuses, difficiles à comprendre et restent malgré tout ambiguës. Des textes fondamentaux comme la Déclaration des droits dans la Constitution fonctionnent très bien avec des phrases simples.
L’une des caractéristiques qui rendent les documents juridiques difficiles à lire est l’insertion de longues définitions au milieu des phrases. Ce n’est pas une manière naturelle de produire du langage.
L’étude a constaté que des non-juristes utilisaient eux aussi fréquemment ces insertions médianes lorsqu’ils rédigeaient des documents juridiques. Cela montre que les documents juridiques possèdent traditionnellement un style bien particulier.
Le jargon juridique est, à mon avis, un mécanisme protectionniste parmi les professions savantes. Si l’on ne maîtrise pas la terminologie comptable, on ne peut pas gérer seul ses impôts ; si l’on ne maîtrise pas la terminologie juridique, on ne peut pas se défendre seul au tribunal.
Quand j’ai demandé comment vérifier si un paragraphe précis d’une loi était toujours en vigueur, l’avocat n’a pas compris la question. En tant que programmeur, je considère que c’est une information importante.
Il faudrait taxer les contrats en fonction de leur longueur. Les contrats longs imposent un coût au système judiciaire, donc ils devraient être taxés. Si la taxe d’enregistrement du contrat n’est pas payée, le contrat devrait être considéré comme nul.
Une analyse affirme que la structure d’insertion médiane dans les documents juridiques rend le texte difficile à comprendre. C’est frustrant qu’elle ne fournisse pas d’exemples concrets.