- Les principales entreprises d’IA et institutions de recherche européennes ont annoncé le projet OpenEuroLLM, qui vise à co-développer une nouvelle génération de grands modèles de langage (LLM) open source
- Le projet vise de hautes performances et le support multilingue, afin de construire des modèles transparents et conformes, utilisables dans les services commerciaux comme publics
- Développés comme des modèles open source transparents et conformes aux réglementations, ils respectent le cadre réglementaire européen tout au long du processus de développement, afin de démocratiser l’accès à des technologies d’IA de haute qualité et d’aider les entreprises européennes à rester compétitives sur le marché mondial
- Le projet a obtenu la certification STEP (Strategic Technologies for Europe Platform) et a officiellement démarré le 1er février 2025 avec un financement du programme Europe numérique de l’Union européenne
Principaux éléments du projet
- Nom du projet : OpenEuroLLM
- Objectifs
- Renforcer et améliorer la compétitivité de l’IA et la souveraineté numérique en Europe grâce à des LLM open source
- Montrer l’importance de la transparence, de l’ouverture et de la participation de la communauté dans l’écosystème technologique européen
- Être développé dans le cadre réglementaire solide de l’Europe afin de préserver les valeurs européennes et l’excellence technologique
- Permettre une utilisation libre dans les secteurs commercial et public, ainsi qu’un fine-tuning adapté à chaque industrie
- Renforcer l’environnement multilingue en tenant compte de la diversité linguistique et culturelle européenne, et permettre aux entreprises européennes de développer des produits et services de haute qualité à l’ère de l’IA
- Périmètre d’activité
- Co-développer de nouveaux modèles et logiciels en s’appuyant sur des acquis existants, tels que des référentiels de données de haute qualité et des LLM pilotes
- Collaborer avec des communautés open source comme LAION, open-sci et OpenML, ainsi qu’avec des experts du secteur
- Viser à fournir une base accessible à tous et améliorable par tous grâce à des méthodes transparentes de développement et d’évaluation des modèles
Composition des partenaires
- Universités et instituts de recherche
- 11 institutions participent au total, dont Charles University (République tchèque, coordinateur), ALT-EDIC (France), Eindhoven University of Technology (Pays-Bas), ELLIS Institute Tübingen (Allemagne) et Fraunhofer IAIS (Allemagne)
- Elles apportent de solides capacités de recherche et prennent en charge les grands volumes de données, le développement des algorithmes et leur validation
- Entreprises
- 5 entreprises participent au total, dont AMD Silo AI (Finlande, co-chef de file), Aleph Alpha Research (Allemagne), ellamind (Allemagne), LightOn (France) et Prompsit Language Engineering (Espagne)
- Elles prennent en charge l’optimisation des modèles sur le terrain, le savoir-faire de commercialisation et les études de cas d’application métier
- Centres EuroHPC
- Barcelona Supercomputing Center (Espagne), Cineca Interuniversity Consortium (Italie), CSC - IT Center for Science (Finlande), SURF (Pays-Bas)
- Ils fournissent l’infrastructure de calcul haute performance pour soutenir l’entraînement et l’expérimentation
Valeur du projet et effets attendus
- Des modèles open source transparents et conformes
- Ils respectent les réglementations strictes et le système de valeurs européen, tout en rendant accessibles à tous de grands modèles de langage performants
- Ils contribueront à la compétitivité mondiale des organismes publics et des entreprises, ainsi qu’à l’innovation des services
- Prise en charge du multilinguisme et de la diversité culturelle
- En intégrant dans les modèles les différentes langues et caractéristiques culturelles de l’Europe, ils jettent les bases de services de haute qualité
- Ils créent un environnement permettant aux entreprises européennes de proposer, avec leurs propres technologies, des produits stables et inclusifs
- Renforcement de l’écosystème IA et de la collaboration
- Institutions de recherche, entreprises et centres européens de supercalcul combinent ensemble leurs infrastructures et leur expertise
- Grâce aux communautés open source et aux partenariats stratégiques, le projet devrait gagner en amélioration continue et en extensibilité
1 commentaires
Avis Hacker News
Certains se montrent sceptiques vis-à-vis d’un projet impliquant de nombreuses institutions. Même avec beaucoup de participants, les priorités de chacun diffèrent, ce qui pourrait rendre la coopération difficile. Selon certains, l’expérience passée laisse penser qu’ils finiront par se concentrer sur leurs recherches individuelles plutôt que sur une véritable collaboration
Certains estiment qu’il sera difficile pour un projet européen d’IA de rivaliser avec les grands laboratoires, mais qu’il pourrait devenir une opportunité de dynamiser l’IA grâce à des modèles open source. Même si l’Europe aura du mal à combler l’écart avec les États-Unis et la Chine, cela pourrait servir de catalyseur pour renforcer sa compétitivité
Certains jugent que le budget alloué au projet est insuffisant. Ils soutiennent qu’un projet européen d’IA nécessiterait des financements bien plus importants
Certains pensent que le projet fournira des modèles d’IA transparents et conformes à la réglementation, mais qu’ils ne seront pas à la hauteur des attentes en matière de performances
Certains avancent que si les principaux laboratoires et entreprises européens de l’IA ne participent pas au projet, c’est parce que ses chances d’échec sont élevées
Certains soulignent l’importance du projet et estiment qu’il est essentiel pour l’Europe de construire une infrastructure d’IA indépendante. Ils espèrent qu’Open LLM élèvera les critères de réussite à long terme dans l’IA
Certains notent que le projet dispose déjà de bonnes données et de modèles existants, et qu’il pourrait aussi déboucher sur des résultats commerciaux. Des entreprises comme Red Hat, Volvo et SAAB y participent
Certains estiment que les règles européennes de protection de la vie privée ne produisent en réalité pas une grande différence. Ils espèrent que l’Europe réglera bientôt ce problème