Des milliers de dossiers, dont des PII, exposés en ligne
- La base de données d’une entreprise de healthtech basée dans le New Jersey, ESHYFT, a été exposée sans protection par mot de passe. Cette entreprise met en relation des établissements de santé et des infirmières via une plateforme d’application mobile.
- La base de données exposée contenait 86 341 enregistrements, pour une taille totale de 108,8 Go. Elle comprenait notamment des photos de profil d’utilisateurs, des journaux de planning de travail, des certifications professionnelles, des contrats de mission et des CV.
- Certains documents incluaient aussi des dossiers médicaux contenant des diagnostics, des ordonnances et des informations sur les traitements, ce qui pourrait constituer une violation de la réglementation HIPAA.
- La base de données semble appartenir à ESHYFT. Après sa découverte, une notification a été envoyée à l’entreprise, et l’accès a été restreint un mois plus tard.
Le rôle et l’importance d’ESHYFT
- ESHYFT propose une plateforme mobile qui met en relation des établissements de santé et des infirmières, et opère dans 29 États.
- L’application permet aux infirmières de choisir des missions adaptées à leur emploi du temps, tout en fournissant aux établissements de santé du personnel infirmier vérifié.
- Elle a été téléchargée plus de 50 000 fois sur le Google Play Store.
Les risques liés à l’exposition des données personnelles
- L’exposition d’informations d’identification personnelle (PII), de données de paie et d’historiques de travail peut créer de graves risques et vulnérabilités, à la fois pour les individus et pour les employeurs.
- Lorsque ces informations sont combinées avec des pièces d’identité, des adresses et d’autres données, des cybercriminels peuvent commettre des usurpations d’identité ou des fraudes financières.
- Les informations exposées peuvent aussi être exploitées dans des campagnes de phishing afin d’amener les victimes à divulguer davantage de données personnelles ou financières.
Recommandations pour renforcer la sécurité
- Les entreprises de healthtech et les fournisseurs de logiciels médicaux doivent adopter des mesures de cybersécurité proactives pour protéger les données et empêcher les accès non autorisés.
- Il est nécessaire d’imposer des protocoles de chiffrement pour les données sensibles et de procéder à des audits de sécurité réguliers de l’infrastructure interne.
- Les données sensibles doivent être anonymisées autant que possible, et les données inutilisées devraient être assorties d’une date d’expiration afin de limiter leur conservation.
- Une authentification multifacteur (MFA) doit être exigée afin qu’un accès ne soit pas facilement possible même si des identifiants utilisateur sont compromis.
- Il faut prévoir un plan de réponse aux fuites de données ainsi qu’un canal de communication dédié au signalement des incidents de sécurité.
Conclusion
- En cas de fuite de données, il faut informer rapidement et de manière responsable toutes les personnes susceptibles d’être concernées.
- Les utilisateurs doivent être formés à reconnaître les tentatives de phishing, ce qui profite à la fois aux prestataires de service et aux utilisateurs.
- Ce rapport a été rédigé à des fins pédagogiques et ne reflète pas une compromission réelle de l’intégrité des données.
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