2 points par GN⁺ 2025-03-21 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Le Parlement néerlandais a adopté huit motions appelant à privilégier les technologies nationales plutôt qu’américaines. Cette initiative découle des inquiétudes liées au transfert des données gouvernementales à l’étranger
  • Les motions visent à remplacer les logiciels et le matériel des entreprises technologiques américaines, à conclure de nouveaux contrats avec des entreprises néerlandaises et à protéger la souveraineté numérique du pays
  • La députée néerlandaise Barbara Kathmann a proposé de mettre fin au transfert des technologies de l’information et de la communication vers les services cloud américains, de créer un cloud national néerlandais et de rapatrier le domaine .nl vers des systèmes situés aux Pays-Bas.
  • Alors que l’attitude internationale de l’administration Trump devient plus agressive, les inquiétudes grandissent en Europe face à la dépendance aux technologies américaines
  • Le Parlement néerlandais envisage des mesures pour réduire cette dépendance, un enjeu qui apparaît comme une question géopolitique urgente pour la souveraineté technologique de l’Union européenne.

Le gouvernement passera-t-il réellement à l’action ?

  • Si le gouvernement néerlandais passe à l’action, les Pays-Bas pourraient devenir le premier pays européen à récupérer leur stack technologique auprès des entreprises américaines.
  • Les motions ne sont pas juridiquement contraignantes, mais il est presque sans précédent d’ignorer huit motions adoptées par le Parlement.
  • Le gouvernement a déjà accepté une motion distincte appelant à renforcer la coopération dans la mise en œuvre des politiques d’information et de numérisation. Celle-ci ne mentionne pas un désengagement des investissements vis-à-vis des entreprises technologiques américaines, mais elle suggère que le gouvernement est attentif à la question.

Informations complémentaires

  • Le Parlement néerlandais élabore un plan visant à réduire la dépendance aux technologies américaines, une démarche devenue plus urgente à mesure que la pression politique des États-Unis s’accentue.
  • Le recours exclusif de l’administration Trump aux Big Tech et ses attaques contre les lois technologiques européennes ont provoqué un choc dans la politique néerlandaise.

1 commentaires

 
GN⁺ 2025-03-21
Avis Hacker News
  • La souveraineté des données est la véritable tendance de la prochaine décennie. Pas l’informatique quantique ni l’IA, mais l’émergence d’un nouvel ordre mondial multipolaire qui s’éloigne des technologies centrées sur les États-Unis pour se concentrer sur les économies locales

    • Des fournisseurs locaux pour les économies régionales apparaissent, comme les enfants de l’époque de la guerre froide pourraient en avoir l’habitude
    • Le catalogue technologique centré sur les États-Unis n’est pas fiable à long terme, et on avertissait déjà qu’une seule mauvaise administration pouvait perturber les « affaires courantes » ou se transformer en acteur étatique hostile
    • Cet avertissement est désormais devenu réalité
  • Les pays européens auraient dû investir des milliards de dollars dans les logiciels open source au lieu de dépenser cet argent chez Microsoft, Google, Amazon, Oracle, etc.

    • Pendant des décennies, les pays européens ont été des États clients des États-Unis et ont fait ce que Washington voulait
    • Maintenant que les États-Unis nuisent à leurs propres intérêts, les pays européens commencent à se réveiller
  • Enfin, un parlement essaie d’investir dans la technologie locale et de donner une chance équitable au niveau local

    • Azure résout beaucoup de problèmes, mais diversifier une partie des investissements vers le marché local aiderait l’économie et la montée en compétences de la région
    • J’espère que cela réussira
  • C’est toujours surprenant de voir qu’on agit seulement quand le problème ne peut plus être nié, au lieu de le prévenir

    • Dans un pays comme les États-Unis, avec son système électoral et sa structure de pouvoir, une seule personne peut changer brutalement la direction du pays
    • C’est comme dépendre du gaz russe. On croit que le pire ne peut pas arriver, puis il finit par arriver
  • Je me demande si ce post va être supprimé. Des discussions sur la souveraineté technologique européenne ont déjà été supprimées sur ce site web américain

  • Honnêtement, j’ai l’impression que c’est la bonne direction, mais de plus en plus de responsables politiques essaient de gagner des voix avec le thème « l’Amérique est mauvaise »

    • Des entreprises vont essayer d’utiliser le label « Fabriqué dans l’UE » comme argument marketing, même si 90 % de leurs opérations se déroulent hors de l’UE
    • Se séparer des États-Unis n’est pas quelque chose de simple qui se fait du jour au lendemain. Dans certains domaines, c’est un processus lent, et il faut prendre des décisions pragmatiques
  • Le complexe militaro-industriel qu’on détestait ? Maintenant, on en veut

  • Hier, j’ai animé un atelier sur l’usage efficace des grands modèles de langage. Beaucoup d’entreprises néerlandaises y ont participé

    • Il y a une forte demande pour des LLM non américains. J’ai proposé DeepSeek, mais c’est chinois. J’ai proposé Mistral, mais c’est français (blague !)
    • J’ai découvert OpenGPT-X, du consortium européen, mais c’est encore immature
    • Une copie européenne de DeepSeek pourrait bientôt apparaître. Son coût de construction serait faible. Mais ce n’est qu’une partie de l’écosystème, et il faut beaucoup d’infrastructure numérique
  • Qu’est-ce qui va le remplacer, encore plus de réglementation ?

    • Source : je suis dans une startup de l’UE. La bureaucratie est kafkaïenne
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