4 points par GN⁺ 2025-08-23 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Google a publié la consommation d’électricité, d’eau et les émissions de carbone liées au traitement des prompts dans son application Gemini, fournissant pour la première fois des données concrètes sur l’usage énergétique de l’IA
  • Un prompt texte moyen consomme 0,24 Wh d’électricité, soit l’équivalent d’environ 1 seconde d’utilisation d’un micro-ondes, et génère 0,26 ml d’eau ainsi que 0,03 g de dioxyde de carbone
  • Ces chiffres proviennent d’une analyse globale incluant toute l’infrastructure, dont les puces IA (58 %), le CPU et la mémoire (25 %), les équipements de secours (10 %) et l’exploitation du datacenter (8 %)
  • Entre mai 2024 et mai 2025, l’efficacité énergétique a été améliorée d’un facteur 33, ce que Google attribue à l’optimisation logicielle et à l’amélioration des modèles
  • Cette annonce est importante en ce qu’elle marque une plus grande transparence des grandes entreprises de l’IA, mais des informations clés comme le nombre total de requêtes ne sont toujours pas publiées, ce qui relance le besoin d’un cadre standardisé d’évaluation énergétique de l’IA

Google publie la consommation énergétique des prompts Gemini

  • Google est la première grande entreprise de l’IA à publier la consommation d’électricité, les émissions de carbone et l’usage de l’eau liés au traitement des prompts texte par le modèle Gemini
  • Un prompt moyen génère 0,24 Wh d’électricité, 0,26 ml d’eau et 0,03 g de CO₂, soit un niveau comparable à 1 seconde de fonctionnement d’un micro-ondes ou à cinq gouttes d’eau
  • Cette annonce, détaillée dans une interview accordée à MIT Technology Review, explique les données et la méthode de calcul

Détail de la structure de consommation énergétique

  • Dans la consommation totale d’électricité, les puces IA (TPU) représentent 58 %, le CPU et la mémoire 25 %, les équipements de secours 10 % et l’exploitation du datacenter (refroidissement et conversion d’énergie) 8 %
  • Google explique avoir mené l’analyse selon une approche globale incluant l’ensemble de l’infrastructure matérielle
  • Il s’agit d’une publication de données internes difficilement accessibles aux chercheurs, ce qui est considéré comme une contribution utile à la recherche industrielle

Différences selon les prompts et limites

  • Les chiffres publiés sont des valeurs médianes (median), et certaines requêtes peuvent consommer beaucoup plus d’énergie
    • Exemple : résumer des dizaines de livres ou effectuer des calculs complexes avec un modèle de reasoning
  • Ce rapport ne porte que sur les prompts texte et n’inclut pas la génération d’images ou de vidéos
  • Il reste donc limité pour évaluer le volume total réel de consommation sur l’ensemble des usages de Gemini

Amélioration de l’efficacité et estimation des émissions carbone

  • Google a annoncé qu’entre mai 2024 et mai 2025, la consommation d’énergie par prompt a été divisée par 33
  • L’entreprise l’explique par des améliorations de l’architecture des modèles et par l’optimisation logicielle
  • L’estimation des émissions n’utilise pas la moyenne du réseau électrique américain, mais une approche fondée sur le marché tenant compte de la part d’énergie propre achetée par Google, ce qui aboutit à un niveau estimé à environ un tiers de celui du réseau électrique classique

Réactions des chercheurs et de l’industrie

  • Des responsables du projet ML.Energy de l’University of Michigan ont qualifié cette annonce d’analyse la plus complète et la plus importante à ce jour
  • Des chercheurs de Hugging Face ont souligné la nécessité d’un système standardisé de notation énergétique de l’IA, notant qu’aujourd’hui les entreprises ne publient que ce qu’elles choisissent de rendre public
  • Ce rapport élargit la compréhension de la consommation réelle de ressources liée à l’usage de l’IA, mais l’absence de données clés comme le nombre total de requêtes reste une limite majeure

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