3 points par GN⁺ 2025-09-03 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Kazeta propose un système d’exploitation qui recrée l’environnement des jeux sur console des années 90
  • Les données de sauvegarde sont capturées automatiquement, ce qui permet de réduire au minimum le risque de perdre sa progression
  • Lorsqu’aucune cartouche n’est insérée, le système démarre sur un menu BIOS à l’ambiance de console rétro, permettant de gérer les données de sauvegarde
  • Depuis l’écran BIOS, l’utilisateur peut accéder à des fonctions comme la consultation du temps de jeu, l’affichage et la suppression des données de sauvegarde
  • La sauvegarde vers un support externe est également prise en charge, ce qui facilite la conservation des données

1 commentaires

 
GN⁺ 2025-09-03
Avis Hacker News
  • Je trouve le concept étonnant. Mais pour comprendre précisément comment ça fonctionne, j’ai dû fouiller pas mal la documentation. Cet OS parcourt tous les lecteurs, y compris les lecteurs de cartes SD, et monte le premier fichier KZI qu’il trouve. Un fichier KZI est un format qui décrit comment lancer un jeu (runtime, options gamescope, etc.). Le fait d’utiliser une carte SD par jeu évoque les anciennes cassettes, ce qui est intéressant, mais personnellement, ça ne m’attire pas plus que d’installer EmuDeck sur un Steam Deck. Le fait de devoir acheter ou fabriquer soi-même un mini-PC compatible avec Kazeta est aussi contraignant. Et comme le seul contrôleur officiellement pris en charge semble être le 8Bitdo Ultimate 2C Wireless Controller, je m’inquiète aussi de la compatibilité. Il y a aussi des informations connexes

    • J’ai moi aussi essayé quelque chose de similaire sur Steam Deck. Je gardais plusieurs jeux sur des cartes SD séparées, puis je les retirais et les insérais à chaque fois pour jouer. Ça peut sembler être une perte de temps, et je ne le recommanderais pas aux autres, mais tant que ça m’amuse, ça me suffit. Je trouve amusant que sur Hacker News on demande « pourquoi ? ». Juste parce qu’on peut le faire, et parce que ça rend heureux. Dans ce sens, je trouve ce projet vraiment génial

    • Ça me semblerait idéal pour des parents qui veulent faire découvrir des jeux rétro à leurs enfants dans un foyer sans télévision, tout en gardant le contrôle sur les jeux proposés et la manière de jouer. Je pense qu’un environnement limité a aussi ses avantages

    • J’aimerais qu’on puisse mettre plusieurs jeux sur une seule carte SD et choisir au démarrage. Utiliser une carte SD de plusieurs gigaoctets pour une seule ROM de quelques mégaoctets, c’est inefficace

    • Ce ne serait pas gênant si les jeux étaient déjà stockés sur la console ou le PC et que la cartouche ne servait que de « clé » indispensable pour jouer

  • Le concept lui-même a l’air intéressant, mais les explications sur le site officiel sont trop pauvres, c’est frustrant. Je n’ai absolument pas compris ce qu’était cette « expérience de jeu sur console des années 90 », de quelles consoles on parlait, ni concrètement ce qui était proposé et comment. Je n’ai utilisé que trois machines : une Xbox (comme centre multimédia, pas pour jouer), une PS2 et une Wii. Je pense qu’il est risqué de supposer qu’il existe une expérience commune à tout le monde. Il faut expliquer clairement ce qu’est le produit et comment il fonctionne. Cette page ne le fait pas assez

    • J’ai surtout l’impression que ce produit n’est tout simplement pas destiné à cette personne. Moi, je sais très bien ce qu’était l’expérience du jeu sur console dans les années 90, et à mon avis la Xbox a complètement rompu avec cette ambiance

    • Si on ne connaît pas vraiment l’expérience des jeux sur console des années 90 et qu’on a utilisé la Xbox uniquement comme centre multimédia, il y a de fortes chances qu’on ne fasse pas partie du public visé par ce projet

    • En y réfléchissant, il est mathématiquement facile de voir que les trois consoles mentionnées sont toutes sorties après 2000, donc qu’elles ne correspondent pas à ce que ce projet cherche à recréer

    • L’explication est bien présente sur la page d’accueil. On peut simplement passer à côté si on n’en saisit pas immédiatement le sens

      • « prêt à l’emploi, sans configuration »
      • « on allume, ça joue »
      • « un environnement de jeu sans pollution »
      • « utiliser des supports externes comme des cartes SD en guise de cartouches » L’expérience des consoles des années 90, c’était retirer une cartouche, l’insérer dans la console, allumer, voir immédiatement l’écran du jeu, puis jouer tout de suite. Il n’y avait pas d’interface multimédia compliquée au milieu. Le site de Kazeta semble viser exactement cette expérience
  • Je développe moi aussi un projet similaire, mais pour un lecteur audio. L’idée est de préparer plusieurs grandes cartes SD, une par album, et de lancer immédiatement la lecture dès qu’on insère la carte (pour des enfants). Mais aujourd’hui, il est difficile de trouver des cartes SD grand format, et même quand on en trouve, elles sont plus chères qu’on ne le pense. J’avais besoin de petites capacités, comme 128 MB, mais ces anciens modèles de faible capacité coûtent au contraire plus cher à l’unité. Je pensais que l’ancien matériel serait bon marché, mais la réalité est différente

    • En fait, il serait peut-être plus réaliste de mettre toute la bibliothèque musicale sur un seul support et de déclencher la sélection d’album avec des cartes NFC. On trouvait 100 cartes NFC pour 22 dollars sur Amazon. Je me souviens avoir vu cette idée sur un blog allemand il y a quelques années

    • J’aimerais vraiment voir un appareil comme ça exister. S’il y a un dépôt public, j’aimerais bien le connaître. Je développe des applications tierces pour Yoto et j’ai beaucoup d’expérience avec le bidouillage de MP3. Si c’est open source, j’aimerais aider ; sinon, j’aimerais quand même discuter du projet

    • Cette approche m’intéresse énormément. Je pense qu’il n’existe pas de lecteur de livres audio vraiment simple pour les personnes âgées ou celles qui ont des difficultés avec leurs doigts. Au final, la meilleure solution que j’ai trouvée, c’est un haut-parleur Bluetooth bon marché (les modèles chers ne mémorisaient pas la position de lecture) et plusieurs clés USB de très faible capacité

  • Je suis ravi de voir une tentative qui met réellement les données sur la cartouche. La plupart de ces projets n’utilisent en réalité qu’un morceau de plastique muni d’une étiquette NFC/RFID contenant un identifiant de jeu Steam. Pour moi, la moitié de l’attrait de cette approche vient du fait que les données sont physiquement dans ma main

    • C’est aussi un aspect que j’apprécie, mais une carte SD n’est pas tout à fait la même chose qu’une cartouche rétro. Jusqu’à la Nintendo 64, insérer une cartouche revenait à étendre la mémoire physique de la machine, et le CPU lisait directement les données depuis la ROM. C’est pour ça qu’il n’y avait pas d’écran de chargement. Sur SNES et, il me semble, aussi sur N64, les cartouches étendaient même les capacités graphiques, ce qui rendait certains jeux particuliers. Reproduire cette architecture sur une console indépendante moderne serait, en pratique, coûteux et presque impossible. Mais grâce à la vitesse du matériel moderne et des moteurs de jeu actuels, les temps de chargement sont aujourd’hui rarement un problème, surtout pour de petits jeux indés. Ce qui manque, ce n’est pas seulement l’absence de chargement, c’est aussi cette forme de magie propre aux consoles d’avant la 5e génération, difficile à retrouver aujourd’hui. La nostalgie amplifie sans doute ce sentiment, mais l’architecture même des consoles de l’époque était complètement différente. Aujourd’hui, les consoles ressemblent davantage à de petits PC enfermés dans un walled garden
  • Ce n’est qu’en lisant ce genre de messages que je réalise à quel point l’environnement du jeu vidéo actuel est différent de celui des années 80 et 90. C’est précisément pour ça qu’une chose comme Kazeta peut avoir du sens. Avant, je pensais simplement que les cartouches avaient été remplacées par les CD, au prix de chargements plus lents, mais aujourd’hui je suis surtout frappé par le fait que les abonnements, le chat en ligne et les microtransactions soient devenus complètement standard

    • Aujourd’hui, la plupart des jeux sortent dans un état incomplet. Le fait de pouvoir corriger le jeu en continu via des patchs est à la fois un avantage et un énorme inconvénient. Et à cela s’ajoutent les microtransactions. À l’origine, elles avaient été introduites pour les jeux gratuits ou les jeux-service de longue durée, mais elles ont fini par se répandre partout

    • Les supports physiques ont déjà fondamentalement disparu. Aujourd’hui, il est même difficile de voir un lecteur DVD sur un ordinateur portable. Sur PC, le jeu est forcément en ligne, et les jeux passent par défaut par un gestionnaire de mises à jour ou un « launcher », qu’il soit maison ou fourni par une plateforme comme Steam. C’est devenu la norme. Les microtransactions ne sont pas présentes dans la majorité des jeux, mais c’est malgré tout désormais un modèle économique largement accepté. Les abonnements concernent surtout les jeux multijoueurs en ligne gérés comme des services. Payer pour un service est devenu naturel, un peu comme un abonnement à la salle de sport

    • Mes enfants n’ont connu que des jeux où les microtransactions vont de soi. Je leur ai montré des jeux anciens, mais ils ont ri en voyant les graphismes puis sont immédiatement retournés à leurs smartphones

    • Nous vivons désormais à une époque où on ne peut plus lancer directement un jeu : il faut obligatoirement passer par un launcher et même accepter le contenu d’un EULA avant de pouvoir jouer. Quelle « belle époque »

  • C’est peut-être irréaliste, mais je comprends l’attrait de ce type de projet. Aujourd’hui, dans l’achat de jeux, les notions de possession, de conservation et de contrôle ont largement disparu. Pouvoir utiliser une collection de jeux physiques, réellement existants et m’appartenant, sans Internet, sans compte, sans EULA, sans launcher et sans boutique, je trouve ça très séduisant

  • Je trouve le concept vraiment excellent ! Pour ceux qui n’ont pas épluché toute la documentation officielle, voici une astuce : le système matériel recommandé (la machine qu’on voit sur les photos du produit) est un Geekom A5 mini pc avec une manette 8BitDo Wireless (lien direct). Avec quelques cartes SD et une soirée consacrée à l’installation, c’est un projet qu’on peut démarrer pour 400 livres sterling

    • Au même prix, le Minisforum UM760 Slim est 100 % compatible et offre de bien meilleures performances. Il existe aussi des modèles du même niveau que le Geekom A5 mais moins chers. Les produits Geekom ont pour avantage un très beau design, mais ils sont onéreux et plutôt bruyants. Pour un usage réel, des modèles plus pratiques sont souvent préférables
  • Chez nous, les enfants jouent plus à la N64 qu’à la Wii. La Wii est pénible à cause de la configuration, des batteries et de l’appairage des manettes. La Switch est encore plus complexe, et n’est vraiment utilisée correctement qu’en mode portable. La PS5 est complexe aussi, mais elle reste intuitive. Les manettes sont grandes, ce qui est bien, et la station de recharge est propre et pratique. Le dock de recharge de la Switch est trop inconfortable à cause des petites manettes. Je me suis aussi dit qu’il vaudrait mieux des cartes un peu plus grandes. Un énorme adaptateur de carte SD, ou carrément un logement physiquement plus grand, ce serait bien. Globalement, c’est un produit parfaitement adapté à des enfants de 6 ou 8 ans. Les enfants ne veulent pas manipuler une console, ils veulent juste jouer. Je les emmène parfois à des soirées jeux rétro tous les quelques mois, et les consoles X-in-1, même les officielles, sont à peine touchées par les enfants. Les menus sont trop chargés et il est difficile d’entrer dans les jeux. L’UX d’une console est ce qu’il y a de plus important

    • Les enfants veulent simplement jouer, pas gérer une console. Pour ma part, j’ai offert à mon neveu de 7 ans un ordinateur portable de 10 ans d’âge, avec la RAM et le SSD poussés au maximum. Il démarre Windows 10 en moins de 30 secondes et permet de lancer Minecraft, Roblox, BeamNG, YouTube, etc., dans le salon sous la surveillance de la famille. Ce serait encore mieux d’avoir un appareil avec une barrière d’entrée plus basse qu’une console, mais au final le plus important, c’est que l’enfant puisse réellement jouer aux jeux qu’il veut partager avec ses amis
  • Personnellement, je préfère un système qui contient tous les jeux, mais pour des enfants ou des débutants qui veulent simplement lancer un jeu tout de suite, ou échapper à la complexité de l’environnement vidéoludique moderne, je trouve l’idée vraiment excellente. Pas de vérification de licence, pas de sélection de runtime Proton, aucune procédure pénible : on insère la carte, on allume, et on joue. Je suis curieux de voir jusqu’où ça ira, et j’encourage sincèrement l’équipe

  • J’aime énormément ce projet. Son défaut, c’est de reposer sur une carte SD par jeu. Même dans les années 90, devoir changer de jeu n’a jamais été particulièrement agréable. C’est dommage de ne pas mettre plusieurs jeux alors qu’il reste de l’espace de stockage. Malgré tout, le cœur de ce projet, c’est bien l’idée que « le jeu auquel je veux jouer m’appartient ». À vrai dire, le côté « pas d’Internet, pas de DLC » protège aussi contre certaines dérives futures, mais ce n’était pas forcément l’aspect que je recherchais avant tout

    • On pourrait aussi regrouper quelques cartes par plateforme. Par exemple, une carte pour les jeux de plateforme SNES, une autre pour les RPG Game Boy, ou même une collection complète SNES. Il resterait encore de l’espace, mais ce serait bien plus pratique

    • Après tout, comme ce sont des cartes SD, on peut en faire ce qu’on veut. Je ne trouve pas cette approche si nouvelle que ça. Je n’adhère simplement pas vraiment à l’argument nostalgique, mais chacun peut en profiter à sa manière