Le fait que les autres m’aiment n’est pas le cœur de l’anxiété sociale
(chrislakin.blog)- L’anxiété sociale ne découle pas simplement du désir de plaire aux autres
- Cette anxiété est plutôt une stratégie pour éviter d’être détesté par autrui
- En tant que conséquence d’une tendance à l’évitement du risque, l’anxiété sociale constitue un schéma comportemental visant à minimiser les désavantages potentiels
- Plutôt que d’être frustré de ne pas réussir à se faire apprécier des autres, on agit en réalité pour des objectifs rationnels tout à fait suffisants
- La solution n’est pas de faire davantage d’efforts pour plaire, mais de s’habituer à la possibilité d’être détesté
L’anxiété sociale et le malentendu autour du fait de plaire
- On pense souvent que les personnes souffrant d’anxiété sociale sont anxieuses simplement parce qu’elles veulent être appréciées des autres
- Mais en réalité, l’anxiété sociale se manifeste par divers schémas comportementaux
- on se fait plus petit ou on occupe moins d’espace
- on agit avec moins d’élan
- on ne demande pas grand-chose aux autres
- on entretient moins de relations et on sort ou on prend moins d’initiatives aventureuses
- Si l’objectif était simplement de gagner l’affection des autres, ces comportements seraient contre-productifs
Le véritable objectif de l’anxiété sociale : éviter d’être détesté
- En réalité, leur objectif principal est de ne pas être détesté par les autres
- En évitant de se faire remarquer ou d’attirer l’attention, on réduit les risques de déception, de conflit, ainsi que de honte ou de menace
- Être aimé des autres est certes agréable, mais il est encore plus important de ne pas devenir une cible de haine ou de mépris
L’anxiété sociale comme symptôme d’évitement du risque
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L’anxiété sociale vise avant tout à éviter les issues négatives plutôt qu’à obtenir des résultats positifs
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Ce schéma réapparaît de manière répétée dans différentes situations
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Exemple 1 : dans le cas de l’anxiété financière, on se concentre davantage sur l’évitement de la faillite que sur l’obtention de gros gains
- on évite les investissements risqués et on choisit une voie plus certaine et plus sûre
- l’objectif n’est pas de devenir riche, mais d’éviter la faim
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Exemple 2 : le Countersignalling (contre-signalisation) est un comportement qui exprime un sentiment de sécurité dans une relation proche
- à travers l’exemple de conversations taquines entre amis proches, on voit que dans une bonne relation, l’anxiété liée aux erreurs diminue, ce qui permet plus facilement des comportements plus audacieux
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Croissance personnelle et changement de perception
- Si l’on considère que plaire est son objectif principal, on risque de rester dans l’ombre et de ressentir en permanence un sentiment d’échec
- Pourtant, les diverses émotions et comportements observés dans l’anxiété sociale ont leur logique propre
- Même derrière des comportements qui semblent, en apparence, se retourner contre soi, se cache en réalité une motivation rationnelle qui fonctionne dans un contexte donné
- Ces symptômes ne sont peut-être pas en fait l’échec d’une tentative de se faire aimer, mais la réussite d’une tentative de ne pas être détesté
- Si l’on comprend vraiment à quoi l’on réagit, alors le travail consistant à s’habituer aux pires scénarios qui déclenchent l’anxiété devient le véritable point de départ de la croissance
Conclusion et proposition
- La solution n’est pas simplement de faire plus d’efforts pour se rendre appréciable
- Le véritable enjeu est de désamorcer l’inconfort lié à la possibilité d’être détesté par les autres
1 commentaires
Avis Hacker News
Je n’avais jamais entendu le mot countersignaling auparavant, mais je ressens quelque chose de similaire depuis quelques années
Avec mes amis proches, on s’échange souvent des taquineries sans méchanceté
On plaisante sur les défauts qui nous touchent le plus, sur nos complexes
Mais curieusement, chaque fois que mes amis me charrient sur ce qui m’inquiète le plus chez moi, je me sens plus à l’aise et je m’accepte davantage
En y réfléchissant, c’est parce que derrière la blague il y a ce message implicite : « on connaît tous tes défauts, et malgré ça on t’aime toujours et on a envie de passer du temps avec toi »
Au fond, c’est le soulagement qui vient de la certitude d’être accepté sans avoir besoin de cacher ses défauts
C’est peut-être polémique, mais j’ai l’impression que cette façon d’exprimer l’affection est surtout appréciée par les hommes
Quand des femmes voient ça, elles peuvent croire que les hommes se traitent mutuellement avec grossièreté
Observation très fine
En réalité, ce type de blagues m’a toujours mis mal à l’aise
Je me sentais menacé sans raison, et en vérité c’était aussi parce que je manquais de répartie pour répondre du tac au tac
Par exemple, si j’ai un grand nez et que mes amis en plaisantent, j’aimerais répondre sur le même ton, mais je n’y arrive pas bien
Une situation banale devient inutilement inconfortable, et mes amis, voyant que je le vis mal, évitent ensuite de recommencer
Au final, on reste simplement amis, sans jamais devenir de très proches amis
Je me demande comment on apprend ça et comment on s’y entraîne
Le livre Impro traite en profondeur des « jeux de statut » (status games)
C’est la base des conversations naturelles et convaincantes, et selon cette idée, être ami consiste justement à pouvoir jouer à ces jeux de statut sans danger
On peut se lancer des piques, inverser les rôles, entrer dans une rivalité ludique, tout en sachant qu’il ne s’agit pas d’une vraie hiérarchie mais d’un jeu
On ne fait pas ça avec des non-amis, parce qu’il y a un risque élevé que ce soit mal compris, que cela blesse réellement ou nuise au statut social de l’autre
Waouh, c’est vraiment une observation très juste
Le concept mentionné dans l’article m’a fait le même effet qu’une révélation
Je me demandais depuis longtemps pourquoi les gens s’échangent ce genre de plaisanteries, et j’ai enfin l’impression de comprendre
Je ne comprends pas pourquoi ce billet n’a pas mis de lien vers la source originale
Ça vient du blog de Scott Alexander : Friendship is Countersignaling
Et il y a aussi un billet de suivi : Friendship is Still Countersignaling
Cet article illustre parfaitement le problème qu’il y a à essayer d’expliquer des comportements ordinaires avec un vocabulaire clinique
« Social anxiety » a un sens clinique précis, alors qu’ici on parle en fait d’une tension relationnelle normale et rationnelle
En pratique, le texte cherche à comprendre le stress naturel et passager que les gens ressentent dans la vie courante, ainsi qu’à montrer comment le réduire
La social anxiety au sens clinique, elle, ne se résout pas simplement par la réflexion
Ce n’est pas quelque chose qu’on dépasse en analysant les risques, et l’anxiété pathologique persiste même dans des situations naturelles, un peu comme le chagrin qu’on ressent après la mort d’un animal de compagnie aimé
C’est globalement vrai, mais selon la définition du DSM, la social anxiety est bien une peur d’être évalué négativement ou humilié par autrui
Les définitions du DSM ou les explications de la Mayo Clinic permettent de le voir facilement
Ce blog essaie d’expliquer la différence entre la peur de l’évaluation négative et le désir d’attention positive
Cela dit, ce qui manque dans le texte, c’est l’idée qu’il existe aussi des comportements appris à la suite de rejets répétés depuis l’enfance
Par exemple, un enfant autiste extraverti qui subit continuellement le rejet de ses pairs peut ensuite développer une social anxiety
Dans la formule « la mort d’un animal de compagnie aimé provoque une dépression », on voit à quel point on a tendance à confondre grief (chagrin) et depression (dépression)
Le chagrin et la dépression peuvent être liés, mais ce sont deux expériences humaines distinctes
Liens à ce sujet
J’ai plutôt l’impression que ce texte n’essaie pas de faire surmonter la social anxiety par la logique
Il se concentre davantage sur le fait d’analyser pourquoi on réagit ainsi
En TCC, il est important de s’exercer à remplacer les pensées négatives, et si l’on comprend que la tension sociale n’est pas un échec mais un instinct défensif du cerveau qui cherche à nous protéger du danger, on peut la recadrer plus positivement
C’est vraiment une remarque très juste
Je parle d’expérience : on peut perdre des années à essayer de « guérir » sa social anxiety en changeant d’état d’esprit ou en apprenant de nouvelles compétences sociales
Malgré tout, je pense que ce genre de texte peut aider les personnes qui sont à la frontière
J’ai de la social anxiety, mais ce n’est pas parce que j’ai peur d’être moins apprécié
Au contraire, je crois être quelqu’un d’intéressant, et je suis convaincu que si je fais le premier pas, ça se passera bien
Le problème, c’est que l’acte même de dire « Bonjour ! » à un inconnu est pour moi bloqué au point d’en devenir physiquement impossible
Je ne saurais pas expliquer pourquoi
En revanche, si j’ai bu deux ou trois verres et que je suis dans un environnement pas totalement étranger, cette sensation disparaît
Et si plus de 70 % des gens autour de moi sont des personnes que je connais bien, je peux aborder sans problème les 30 % restants
Je suis exactement pareil
Il y a comme un « mur » physique qui bloque, mais c’est difficile à décrire
La thérapie d’exposition, c’est-à-dire essayer encore et encore, suppose au moins qu’on parte du principe qu’on peut le faire, et chez moi cette base n’existe pas
Et chez moi, quelques bières ne suffisent même pas ; il faut que je sois complètement ivre pour réussir à parler aux gens
À l’université, j’ai essayé la MDMA sur le conseil d’un ami, et ce mur a totalement disparu : je parlais à n’importe qui avec une aisance d’extraverti total
Aucune autre substance ne m’a transformé aussi radicalement d’un coup, et même si j’aimerais retrouver cette version de moi, c’est un produit illégal et dangereux, ce qui laisse un goût amer
Cette barrière physique est une frontière instinctive que tes émotions dressent pour t’empêcher d’entrer dans une situation perçue comme non sûre
En réalité, l’enjeu n’est pas tant que les autres t’aiment ou non
C’est surtout la peur de ne pas pouvoir faire face à l’imprévu dans la situation elle-même
Si, au milieu d’une conversation, ton esprit se vide complètement et que tu restes figé, tu risques de donner une mauvaise impression ; cet échec-là paraît donc plus risqué encore
Le seul moyen de dépasser cela, c’est d’accumuler beaucoup de petites interactions que ton esprit est capable de supporter, afin d’élargir progressivement son modèle social interne
À force d’expériences régulières, cette peur vague s’atténue peu à peu
On ne règle pas ça simplement en simulant la situation dans sa tête ou en y réfléchissant sans fin
Je suis un peu pareil
Dans mon cas, ce qui m’angoisse davantage, c’est que la plupart des conversations me paraissent n’être qu’une rhétorique superficielle où l’on s’échange simplement une « bonne ambiance » et de l’énergie
J’ai peur que mes vraies pensées se lisent sur mon visage
Sans alcool, je n’arrive pas à être drôle ou spirituel, et comme le small talk occidental repose beaucoup sur les blagues et l’esprit, j’ai peur de ne pas réussir à m’en sortir avec fluidité
Au fond, mon anxiété vient de la crainte de ne pas réussir à « performer » correctement dans ce cadre
Ce n’est pas une solution parfaite, mais le livre The Charisma Myth m’a vraiment aidé
Chaque chapitre propose des exercices liés à la social anxiety,
et rien qu’en appliquant les trois conseils de base donnés dans la préface, j’ai constaté un grand changement
À mon avis, cela ressemble surtout à une sensation de rupture entre l’intention et l’exécution
Ni l’idée d’« être aimé » ni celle de « ne pas être détesté » ne correspondent à ma social anxiety
Je préfère plutôt rester quelqu’un d’entièrement indifférent aux autres
Le fait que quelqu’un m’apprécie m’est presque aussi pénible que le fait qu’il me déteste
Toute relation ajoute une sorte de charge cognitive
Je suis le plus à l’aise dans des situations avec des inconnus, où l’on répète simplement une routine sans aucun lien personnel
Autrefois, j’aurais voulu essayer d’écrire de la fiction, mais l’idée d’être jugé à travers ce que mon intériorité révèle me rend trop anxieux pour passer à l’acte
Hier, en lisant un recueil de nouvelles de Michael Swanwick, j’ai eu l’impression que « Slow Life » et « The Very Pulse of the Machine » étaient structurellement trop similaires
L’idée que quelqu’un lise un de mes textes et se dise « ah, encore ce schéma » me stresse aussi
C’est pourquoi j’évite d’être socialement un objet de pensée pour les autres
C’est d’ailleurs ironique d’écrire tout cela ici
Si quelqu’un a envie de commenter ce que je viens de dire, je préférerais qu’il s’abstienne
Il y a une méprise sur la réalité dans l’idée que le fait d’être apprécié serait aussi anxiogène que le fait d’être détesté
En réalité, le fait qu’il existe des gens qui t’apprécient est une chose concrète
Quand on n’en fait qu’une construction mentale, on augmente inutilement sa charge avec un personnage imaginaire qu’on s’est fabriqué
On n’accumule alors aucune expérience réelle du fait d’être apprécié par quelqu’un
Ce genre de problème survient justement quand on vit dans l’isolement social et qu’on ne remplit le vide qu’avec son imagination
En particulier, on peut refouler hors du champ de conscience l’idée même du lien aux autres, parce que la peur de leur réaction négative devient trop forte
Au final, quand la crainte de ne pas paraître positivement aux yeux d’autrui devient trop grande, il semble préférable de ne pas devenir un objet de pensée pour eux
C’est probablement le résultat d’une surexposition aux critiques et aux blessures, combinée à une sous-exposition à la gentillesse et à l’indulgence
C’est aussi pour cela que, dans le christianisme, l’interdit de juger les autres vise à prévenir ce type d’échec dans la manière d’être ensemble
La social anxiety ne se manifeste pas sous une seule forme
Peut-être que cela te rassurera un peu
La plupart des gens, après avoir interagi avec toi, ne se souviennent presque pas de toi, voire ne pensent plus du tout à toi
L’impact que nous avons sur la vie des autres est généralement minime
Ce sont plutôt une minorité de personnes très conscientes d’elles-mêmes qui se trompent sur ce point
J’espère ne pas être trop intrusif, mais je voulais simplement dire que je comprends vraiment ce que tu ressens, puis me retirer
En tant que personne ayant surmonté presque toute sa social anxiety au cours des dernières années, ce texte me parle
En particulier, dans le dernier paragraphe, l’idée qu’il faut montrer son vrai soi et accepter que quelqu’un puisse ne pas nous aimer est la plus importante
C’est particulièrement utile dans le cadre des rencontres amoureuses
Cela permet de ne pas être obsédé par le résultat et de se montrer tel qu’on est
Si l’autre me rejette, je peux me dire que ce n’était simplement pas la bonne personne pour moi
Je me demande si l’auteur de ce texte est légitime pour donner ce genre de conseil
Est-ce fondé sur des recherches scientifiques, ou est-ce seulement une opinion personnelle ?
Les explications sur les émotions prennent le plus souvent cette forme
Je me demande même comment on pourrait étudier cela scientifiquement
Certaines personnes s’y reconnaissent, d’autres non, donc on peut au moins dire que cela a une certaine utilité
Cela dit, il me semble que le texte laisse de côté la part proprement anxieuse, c’est-à-dire la boucle dans laquelle le cerveau interprète automatiquement et négativement des signaux sociaux extérieurs ambigus
Le problème vient moins du désir d’être apprécié ou d’éviter d’être mal vu que de la peur de ne pas savoir évaluer correctement les signaux eux-mêmes
Je trouve que la prémisse de l’article, qui s’appuie sur quelques tweets choisis arbitrairement, est un peu faible
Cela dit, sa conclusion revient à dire « sois simplement toi-même »
Or ce conseil est trop simpliste s’il réduit la social anxiety à une forme de surprotection nerveuse tournée vers la recherche de sécurité
Certains tempéraments sont naturellement mieux adaptés socialement, tandis que d’autres ont intrinsèquement plus de mal que la moyenne à s’intégrer
Si 90 % des gens ont une bonne compatibilité sociale, on peut ignorer les 10 % restants ; mais si, à l’inverse, 90 % des interactions te sont pénibles, alors presque toute vie sociale devient douloureuse
C’est peut-être aussi pour cela qu’il y a tant de gens antipathiques et désagréables sur Internet
Le problème, ce n’est pas de se trahir par des faux-semblants qui finissent par craquer
C’est qu’on ignore le fait que certaines personnes, dès le départ, n’ont tout simplement pas une personnalité qui s’intègre facilement
J’ai clairement de la social anxiety, mais elle ne vient ni du désir de ne pas être détesté ni de celui d’être apprécié
Ce qui compte avant tout, c’est de ne pas recevoir d’attention
Et si quelqu’un essayait de me coacher en disant qu’il faut « dépasser l’inconfort », je trouverais ça impoli en soi,
et j’éviterais probablement cette personne
J’aime les gens, et je m’aime bien moi-même
Ce que je déteste, c’est l’idée qu’on attende de moi une performance improvisée, une conversation spontanée, quand je ne l’ai pas choisie
Être observé et forcé à « performer » me déplaît profondément
Tu n’imagines pas le soulagement immense que procure l’absence totale d’attention et de risque d’interaction sociale
Bien sûr, j’aimerais éviter d’être détesté pour de mauvaises raisons
Mais devoir en plus consacrer du temps à des gens qui me détestent et m’en préoccuper me paraît d’une inefficacité extrême,
et je déteste vraiment ce genre de situation
Si une personne souffrant de social anxiety lit ce texte, il est tout à fait compréhensible qu’elle le prenne mal
L’auteur présente la social anxiety comme une « aversion rationnelle aux pertes », donnant l’impression qu’il s’agit d’un choix stratégique
En réalité, c’est une réponse pathologique où le cerveau se dérègle au point de percevoir comme très menaçantes même des relations normales
Cela n’a pas grand-chose à voir avec le fait d’être apprécié ou non
Reformuler cela en « réussite dans l’évitement d’être mal vu » revient à un simple slogan de motivation
Je suis d’accord
Toutes les interactions sociales que j’ai eues repassent dans ma tête pendant des jours, parfois bien plus longtemps
Surtout si, à mes yeux, c’était un moment gênant
Pourquoi irais-je volontairement multiplier de nouvelles rencontres pour m’infliger encore cette douleur ?
Je continue malgré tout à sortir de temps en temps, mais bien moins souvent que mes amis très sociables
J’ai entendu dire que cela relevait d’une forme de symptôme obsessionnel-compulsif
Chez moi aussi, cela se manifeste sous d’autres formes
J’ai bien aimé l’analogie avec « l’aversion au risque financier »
La social anxiety peut en effet être vue non pas comme un simple dysfonctionnement, mais comme le résultat d’une optimisation différente, centrée sur l’évitement des pertes
Les comportements peuvent dévier si les motivations se brouillent, mais le système, lui, fonctionne comme il a été conçu