2 points par ashbyash 2025-11-03 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp

À l’ère de l’IA, le paradigme dominé par la « prédiction »

  1. L’essor du marché de la prédiction - la prédiction est devenue l’essence de notre époque

    • Désormais, la « prédiction » (Prediction) s’impose comme le cœur de toute création de valeur — dans les jeux, le business, la culture et au-delà — à l’ère de l’IA, ainsi que comme une nouvelle esthétique.
    • Ce courant constitue un troisième cadre aussi important que le modernisme et le postmodernisme, et détermine le paradigme de notre génération.
    • De la même façon que l’innovation passée tirait ses origines du postmodernisme, avec la prise de risque et les modèles de service, la prédiction agit comme le changement qui ouvre l’étape suivante.
  2. Postmodernisme et transformation des structures business

    • Le modernisme valorisait le progrès, l’identité nationale et un ordre unifié, tandis que le postmodernisme s’est déplacé vers les possibilités infinies de l’agencement et vers la structure business « front/back of house » (par ex. Starbucks, Whole Foods).
    • La production et la consommation esthétiques se sont marchandisées, tandis que les services et la culture se sont spécialisés et abstraits.
  3. Du « progrès » à « l’innovation », puis à « l’adoption technologique »

    • Le modernisme voyait le progrès comme un flux automatique et ininterrompu, mais dans le postmodernisme, l’innovation a été redéfinie comme un processus consistant à évaluer les risques et à mener des tentatives en parallèle.
    • Plus récemment, le concept d’« adoption technologique » (adoption) s’est imposé à la place de l’innovation et du progrès, la vraie question étant désormais : « quand faut-il rejoindre le mouvement ? »
  4. La centralité de la prédiction dans la culture, le commerce et l’esthétique

    • Dans la culture actuelle, l’accent est mis sur la prédiction, la spéculation et la participation directe au futur (meme stocks, paris, émissions de revente immobilière, etc.).
    • La structure de feedback des réseaux sociaux ressemble de plus en plus au marché boursier, et dans les jeux, les drops de sneakers et d’autres domaines, l’anticipation et même la friction sont devenues des objets de consommation.
    • Les gens placent désormais l’expérience au centre d’une question méta : « suis-je en train de prédire, ou d’être prédit ? »
  5. Nouvelle définition de l’art et du contenu : la réussite ou l’échec de la prédiction collective

    • L’art généré par l’IA a pu sembler inaugurer un commencement totalement nouveau, mais il est en réalité évalué comme la dernière étape de l’esthétique postmoderne.
    • Aujourd’hui, le critère de l’art est que « le fait que la prédiction collective voie très juste ou se trompe largement » devient en soi le résultat et l’œuvre (NFT, meme coins, combinaisons mémétiques, etc.).
    • À la place du « quart d’heure de célébrité pour tout le monde » d’Andy Warhol, apparaît désormais la métaphore de « chacun peut devenir un investisseur à rendement x15 pendant 15 minutes ».
  6. Contrats de prédiction – un nouvel outil de création de valeur

    • De la même façon que le brevet du modernisme symbolisait le progrès et l’innovation, le contrat de prédiction (prediction contract) émerge comme l’outil emblématique d’une époque qui condense l’idée même de « prédiction ».
    • Il s’en distingue par le fait que chacun peut miser de l’argent et contribuer directement à la prédiction.
  7. La portée individuelle et collective de la contribution informationnelle

    • À l’avenir, même si l’IA prend en charge l’essentiel de l’avancée de la civilisation matérielle, chaque individu pourra encore « donner de l’ordre à l’univers » par la prédiction et l’apport d’informations, redéfinissant ainsi le sens de son existence.
    • La fièvre spéculative de la culture populaire constitue un mouvement collectif de découverte de soi et d’innovation.

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