- antirez définit le processus d’écriture de logiciels avec l’assistance de l’IA comme de la « programmation automatique » (Automatic Programming), et estime que cela deviendra bientôt le standard de la production logicielle
- Même avec le même LLM, le résultat peut varier fortement selon l’intuition humaine, la conception et les ajustements continus de direction
- Le vibe coding consiste à laisser l’IA faire sans grande compréhension, tandis que la programmation automatique suppose une vision claire et un contrôle du développeur
- Même le code généré par l’IA repose sur des données de préapprentissage accumulées par les humains et sur leur jugement, et la propriété du résultat revient au développeur
- La programmation s’automatise de plus en plus, mais les idées et la vision restent encore du domaine humain
Définition du concept d’Automatic Programming
- Le processus consistant à écrire des logiciels avec l’aide de l’IA est appelé programmation automatique (Automatic Programming)
- Cette approche deviendra bientôt le processus standard d’écriture de logiciels
Différence avec le vibe coding
- Le vibe coding est une manière de générer un logiciel avec l’IA sans participer du tout au processus
- Si l’on décrit ce que l’on veut en termes très généraux, le LLM produit alors la première idée / conception / code qui lui vient naturellement, en fonction de ses données d’entraînement et de l’échantillonnage propre à cette exécution
- Au mieux, le vibe coder se contente de signaler ce qui ne fonctionne pas ou ce qui diffère des attentes
- La programmation automatique vise une haute qualité et suit rigoureusement la vision logicielle du producteur
- Cette vision est multicouche : elle va de la manière exacte d’exécuter une tâche donnée jusqu’au fait d’indiquer directement à l’IA comment écrire une fonction précise
- Ce qu’il faut faire est aussi un élément central
Importance du facteur humain
- Même avec le même LLM, les résultats varient fortement selon l’intuition, la conception, les ajustements continus de direction et les idées sur le logiciel de la personne qui pilote le processus
- Dire « Claude a fait ce logiciel en vibe coding » n’est pas une formulation appropriée
- Si l’on comprend ce qui se passe et que l’on produit réellement le logiciel, alors il s’agit bien du logiciel que l’on produit soi-même
Point de vue sur la propriété du code
- Les données de préapprentissage ne sont pas la seule chose qu’apprend un LLM (le RL a aussi un poids important), mais elles sont produites par les humains
- Il ne s’agit donc pas de s’approprier quelque chose d’autre
- On peut considérer le code généré par l’IA comme « à nous », et on est en droit de le faire
- Le préapprentissage est un cadeau collectif qui permet à beaucoup de personnes de faire des choses qu’elles ne pourraient jamais accomplir seules
- Comme si l’on était relié, d’une certaine façon, à un esprit collectif
- Le code généré par programmation automatique est votre code, votre résultat, votre production, et vous pouvez en être fier
Le cas de Redis
- Redis n’a rien de particulièrement novateur sur le plan technique
- À ses débuts, ce n’était rien de plus qu’un assemblage de structures de données de base et de code réseau qu’un programmeur systèmes compétent aurait pu écrire
- Pourtant, il est devenu un logiciel extrêmement utile grâce aux idées et à la vision qu’il contient
Conclusion
- La programmation est désormais automatisée, mais la vision ne l’est pas encore
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