Fluid - Claude Code pour l’infrastructure
(fluid.sh)- Un outil en ligne de commande qui crée un environnement sandbox répliqué afin que des agents IA puissent manipuler une infrastructure réelle en toute sécurité
- Exécute des commandes, modifie des fichiers et teste des connexions dans une VM répliquée ou un cluster Kubernetes, puis génère automatiquement le résultat sous forme d’Ansible Playbook
- Contrairement à une approche où le LLM se contente de générer du code, il réplique l’environnement réel pour produire de l’IaC (Infra-as-Code) testée et validée
- Utilise des certificats SSH éphémères pour exécuter les commandes en sécurité, avec une validation humaine requise pour les hôtes à faibles ressources ou les accès à Internet
- Toutes les commandes et modifications sont suivies dans un journal d’audit, ce qui permet aux développeurs d’expérimenter l’infrastructure en local et de créer des configurations reproductibles
Présentation de Fluid
- Fluid est un agent terminal qui permet à une IA de travailler dans une sandbox répliquant une infrastructure de production (ex. : VM, cluster K8s)
- L’agent IA peut exécuter des commandes, tester des connexions et modifier des fichiers
- Les résultats peuvent ensuite être convertis en Ansible Playbook afin d’être appliqués à l’environnement de production
- Cette approche permet à l’IA de tester directement dans un environnement répliqué, au lieu de devoir deviner la structure réelle du système
Différences avec la génération d’IaC basée sur les LLM
- Les LLM génèrent bien du code pour Terraform, OpenTofu, Ansible, etc., mais ne comprennent pas précisément le comportement d’un environnement de production réel
- Fluid commence par exécuter des commandes et effectuer des tests via l’accès à une infrastructure répliquée, puis rédige l’IaC à partir des résultats obtenus
- Cette approche rend possibles la validation et l’expérimentation avant déploiement
Différences avec Claude Code et conception de la sécurité
- Fluid est conçu pour que Claude Code ne se connecte pas directement en SSH aux serveurs de production depuis l’environnement local
- Toutes les opérations sont exécutées uniquement dans la sandbox, sous le contrôle de Fluid
- Il utilise des certificats SSH éphémères et affiche en temps réel les résultats de l’exécution des commandes
- Les hôtes à faible mémoire ou faible CPU, l’accès à Internet, l’installation de paquets, etc. nécessitent une validation humaine
Fonctionnalités principales
- Sandbox Isolation : réplique instantanément une VM pour tester des modifications sans impacter la production
- Context-Aware : explore l’OS, les paquets et les outils CLI de l’hôte pour s’adapter à l’environnement
- Full Audit Trail : enregistre toutes les commandes et modifications pour permettre audit et revue
- Génération automatique d’Ansible Playbook : crée du code d’infrastructure reproductible à partir des opérations effectuées dans la sandbox
Exemple d’utilisation
- Fluid crée une sandbox avec la commande
v create_sandboxet affiche son IP ainsi que son état v run_commandexécute des commandes ; dans l’exemple, il installe et lance Apache HTTP Server sur un environnement Ubuntu 22.04curl localhostpermet de vérifier le bon fonctionnement du serveur web- Ensuite,
v create_playbookgénère le playbook httpd-setup- Il contient 4 tâches : mise à jour du cache apt, installation d’Apache, création de
index.html, démarrage et activation du service Apache
- Il contient 4 tâches : mise à jour du cache apt, installation d’Apache, création de
- Le playbook généré permet de reproduire la même configuration sur d’autres serveurs Ubuntu
Installation et exécution
- Il se présente sous la forme d’un agent terminal à installer sur le poste de travail local
- Commandes d’installation :
curl -fsSL https://fluid.sh/install.sh | bash fluid
- Commandes d’installation :
- Après l’installation, il est possible de créer immédiatement une sandbox et d’effectuer des tests depuis l’environnement local
Résumé
- Fluid est un outil qui combine automatisation d’infrastructure par IA et isolation sécurisée
- Grâce à l’exécution de commandes en temps réel, à la traçabilité d’audit et à la génération de code Ansible, il prend en charge une gestion d’infrastructure sûre et reproductible
- Une sorte de version infrastructure de Claude Code, offrant aux développeurs et aux équipes d’exploitation une nouvelle manière d’expérimenter en reproduisant l’environnement de production
1 commentaires
Commentaires Hacker News
En ce moment, on a l’impression qu’il y a une surabondance d’outils pour construire, mais rien de vraiment clair à construire au final
Comme si tous les produits n’étaient qu’une partie d’une pyramide au service d’un autre build tool
Ce n’est pas une critique de fluid.sh, c’est juste que moi aussi je me demande quoi construire
L’écosystème des apps tournait complètement en vase clos, sans vraie valeur utilisateur ni vraie source de revenus. Ça n’a évidemment pas duré
En résolvant de vrais problèmes, la base de code évolue peu à peu vers des fonctions réutilisables
J’essaie maintenant de faire du conseil à partir de cette expérience, et je finirai peut-être par trouver quelque chose qu’on pourra appeler un « produit »
Le boom actuel des outils IA ressemble un peu à ça. Tout le monde réapprend en permanence dans un contexte de changements trop rapides
Au fond, on est en train de bâtir sur du sable mouvant
Par exemple, je n’étais pas satisfait de la qualité d’impression sous Linux de mon imprimeuse d’étiquettes chinoise, alors j’ai écrit un script Go qui imprime directement via BLE
Au lieu de décompiler l’app Android, j’ai laissé faire une Agentic AI, et maintenant j’ai même une version navigateur et une version ESP32
J’ai résumé ça ici : Making a label printer work under Linux using Agentic AI
La raison pour laquelle le
curl -fsSL https://fluid.sh/install.sh | bashm’a fait rire,c’est l’ironie de vouloir à l’origine bloquer l’accès SSH pour des raisons de sécurité, pour finalement faire exécuter un script d’installation encore plus risqué
Le tweet lié est visible ici
Moi, c’est Collin, et je construis fluid.sh
On peut voir ça comme la version infrastructure de Claude Code.
Fluid crée des copies sandboxées d’une infrastructure de production (VM, K8s, etc.), pour permettre à un agent IA d’exécuter des commandes, modifier des fichiers et lancer des tests,
puis de générer de l’IaC comme des playbooks Ansible
L’idée clé, c’est qu’au lieu de simplement faire générer du Terraform par un LLM, on lui permet d’explorer l’environnement réel et d’en comprendre le contexte
Pour des raisons de sécurité, Claude Code n’est pas conçu pour se connecter directement en SSH à la production,
et on utilise des certificats SSH éphémères pour assurer la traçabilité de l’exécution des commandes
Une approbation humaine est requise pour les hôtes aux ressources limitées ou quand il faut accéder à des réseaux externes
Tous les retours sont les bienvenus !
En l’état, le site se contente de dire quelque chose comme « Claude Code for infrastructure »,
ce qui reste beaucoup trop vague pour qu’un ingénieur infra lance un
bashen une ligne en toute confianceD’un point de vue DevOps, ça paraît inefficace
De mon côté, j’automatise déjà très bien avec Pulumi, Tilt et Kubernetes
Claude fonctionne aussi très bien dans cet environnement. Pas besoin d’aller bricoler directement en SSH
Il existe déjà plusieurs approches de sandboxing. Je me demande quelle est la différence réelle
donc si cette automatisation IaC de base n’est pas en place, c’est surtout un problème de l’équipe DevOps
kubectlpour modifier des charts HelmÇa fonctionne déjà très bien avec un simple CLI
Quand on opère des centaines de VM, une simple supervision ne suffit pas
Je n’ai pas vraiment besoin d’un nouvel outil
Cela dit, ce projet semble mettre davantage l’accent sur la reproductibilité et la sécurité
Je pense qu’il vaut mieux laisser l’IA comprendre la structure de la production et faire directement les changements
Les modèles sont déjà largement capables d’écrire de l’IaC
Moi aussi, en exploitation Kubernetes, je donne à Claude l’accès à Grafana pour l’aider à debugger,
et ça m’a déjà fait gagner des dizaines d’heures.
L’approche consistant à générer automatiquement des playbooks Ansible est aussi excellente du point de vue de la traçabilité d’audit
On voit déjà des cas où des ingénieurs expérimentés perdent leur emploi
Dans la plupart des cas, l’infrastructure est mise en place en IaC dès le départ, et si besoin on peut la reconstituer dans l’autre sens
Il suffit de faire tourner Claude dans un compte sandbox avec un rôle IAM
Avec l’IaC, on peut interroger l’infrastructure via des API, et les avantages sont la réutilisabilité et le versioning
La plupart des startups peinent encore avec du HCL ou du YAML
Est-ce que les playbooks Ansible sont générés à partir des changements effectués dans la VM, ou bien tout passe-t-il uniquement par Ansible ?
J’aimerais comprendre quelle est la fonction différenciante par rapport à de simples exécutions répétées d’Ansible