Workflow d’utilisation des LLM synthétisé par Addy Osmani, ingénieur passé par l’équipe Google Chrome, à partir d’un an d’expérience en codage avec l’IA.
Principes clés :
- Commencer par les spécifications avant le code : rédiger d’abord un
spec.mdavec le LLM, puis valider les exigences, l’architecture et la stratégie de test avant de commencer à coder. Il parle d’une « cascade de 15 minutes ». - Itérer par petites unités : ne pas demander un gros livrable d’un seul coup, mais avancer par fonctionnalité, fonction ou bug. Confier un trop gros bloc produit un résultat « comme si 10 personnes qui ne s’étaient jamais parlé l’avaient fabriqué ».
- Fournir suffisamment de contexte : transmettre activement le code pertinent, la documentation API et les contraintes. Utiliser des outils comme
gitingestourepo2txtpour injecter la codebase dans le LLM. - Choisir les modèles et les utiliser en parallèle : si un modèle bloque, passer à un autre. Exploiter la validation croisée, par exemple en faisant relire par Gemini du code écrit par Claude.
- Garder l’humain dans la boucle : traiter le LLM comme un développeur junior « très sûr de lui mais souvent sujet aux erreurs ». Relire et tester tout le code généré, et ne pas commiter un code qu’on ne saurait pas expliquer.
- Gestion de versions ultra-fine : faire un commit à chaque étape pour disposer de « points de sauvegarde ». Exécuter plusieurs sessions IA en parallèle avec
git worktree. - Définir les règles avec
CLAUDE.md/GEMINI.md: écrire dans des fichiers le guide de style du projet, les patterns préférés, les règles de lint, etc., puis les injecter à l’IA. - Intégrer au CI/CD : les tests automatisés et les linters servent de garde-fou qualité pour le code produit par l’IA. Les logs d’échec sont ensuite renvoyés à l’IA dans une boucle de feedback.
Points à retenir :
- Chez Anthropic, environ 90 % du code de Claude Code est écrit par Claude Code lui-même.
- L’IA récompense les bonnes pratiques existantes. L’impact est maximal quand les compétences d’un ingénieur senior (conception, gestion de la complexité, jugement sur l’automatisation) se combinent avec l’IA.
- Les outils d’IA amplifient les capacités, ils ne les remplacent pas. Utiliser uniquement l’IA sans bases solides peut devenir une « version sous stéroïdes de l’effet Dunning-Kruger ».
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