- Le département de la Défense américain (DoD) menace Anthropic d’invoquer le Defense Production Act, afin de l’obliger à fournir des modèles à usage militaire et à les adapter aux demandes de l’armée
- Anthropic refuse que ses modèles soient utilisés pour la surveillance de masse sur le territoire national ou pour des mises à mort autonomes sans contrôle humain, et, en représailles, le département de la Défense chercherait à désigner l’entreprise comme risque pour la chaîne d’approvisionnement (supply chain risk)
- Le département de la Défense est également en négociation avec Google et OpenAI pour les pousser à accepter les conditions refusées par Anthropic, en tentant de les mettre en concurrence
- En réponse, 709 employés actuels de Google et OpenAI (614 chez Google, 95 chez OpenAI) ont signé une lettre ouverte commune appelant les deux entreprises à faire front ensemble et à rejeter les exigences du département de la Défense
- Cette lettre constitue un geste symbolique de résistance interne et de solidarité sectorielle face à l’usage militaire abusif de l’IA
Principaux points de la lettre ouverte
- Le département de la Défense menace Anthropic d’invoquer le Defense Production Act et de la désigner comme risque pour la chaîne d’approvisionnement
- Les exigences visent à contraindre Anthropic à fournir ses modèles d’IA à l’armée et à les adapter aux besoins militaires
- Anthropic maintient son principe interne interdisant l’usage pour la surveillance intérieure et les armes autonomes létales
- Après le refus d’Anthropic, le département de la Défense a entamé des discussions avec Google et OpenAI
- La lettre décrit cela comme une stratégie visant à alimenter la peur qu’une autre entreprise cède en premier
- La lettre entend affirmer une position commune pour empêcher cette tentative de division
- La formule « cette stratégie ne fonctionne que si nous ignorons les positions des autres » souligne la nécessité de la solidarité
Signataires et participation
- 614 employés de Google et 95 employés d’OpenAI ont signé
- Tous ont été vérifiés comme employés actuels
- Certains ont signé sous leur vrai nom, mais la majorité a participé de manière anonyme (Anonymous)
- Les signatures pouvaient être anonymes ou nominatives, et toutes ont été vérifiées via une procédure de preuve d’emploi
- Méthodes de vérification : validation par e-mail d’entreprise, connexion à un Google Form ou envoi d’une photo de pièce d’identité, entre autres
- Les données personnelles des signataires anonymes sont supprimées automatiquement dans les 24 heures suivant la vérification
Portée de la lettre
- Un exemple clair, au sein des entreprises d’IA, de définition de limites éthiques à l’usage militaire
- Des employés de Google et d’OpenAI y expriment publiquement leur position selon laquelle les principes communs doivent primer sur la concurrence entre entreprises
- La lettre a une importance particulière comme contre-pouvoir interne du secteur face aux usages abusifs de l’IA pour la surveillance et la mise à mort autonome
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