7 points par GN⁺ 2026-03-17 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Le small web, composé de sites web personnels et de blogs sans objectif commercial, est bien plus actif qu’on ne l’imagine
  • Il existe des environnements web alternatifs centrés sur des communautés non commerciales, comme le protocole Gemini, avec environ 6 000 « capsules » en service
  • La liste Small Web Initiative du moteur de recherche Kagi comprend environ 32 000 sites, dont près de 9 000 sont mis à jour au moins une fois par mois
  • Le volume d’activité est tel que plus de 1 200 nouveaux contenus sont publiés en moyenne chaque jour, rendant pratiquement impossible l’agrégation de tous les flux sur une seule page
  • Même dans un Internet dominé par la publicité et le pistage des entreprises, la vitalité et la croissance du web personnel non commercial se maintiennent

Le concept de small web et son contexte

Comparaison avec le protocole Gemini

  • Gemini est un système qui utilise un protocole et des logiciels entièrement différents du web, ce qui rend son exploitation commerciale presque impossible
    • On compte environ 6 000 capsules Gemini dans le monde, mais une part importante est inactive
    • Les utilisateurs actifs seraient autour de 100, formant pour l’essentiel une petite communauté centrée sur les professionnels de l’IT
  • Sur Gemini, les mises à jour de contenu sont signalées via des feeds, et des agrégateurs de flux les rassemblent pour les publier par ordre chronologique
    • Cette structure permet de voir en un coup d’œil les nouveaux contenus de l’ensemble de Gemini

Analyse de la taille du small web

  • La Small Web Initiative de Kagi maintient une liste de sites recommandés par les utilisateurs, dont l’un des critères d’inclusion est la présence d’un flux de mise à jour
    • Il s’agit principalement de sites personnels ou de blogs, certains étant hébergés sur des plateformes comme Blogger
  • L’an dernier, environ 6 000 sites y étaient recensés, contre 32 000 aujourd’hui
    • Plus que le nombre brut, c’est surtout la fréquence des mises à jour qui importe

Collecte des données et résultats

  • Un programme a été écrit pour analyser l’activité des sites à partir des horodatages des flux
    • Les sites sans horodatage ou fournissant des flux anormaux ont été exclus
    • Le nombre de sites avec des flux valides tombe à environ 25 000, dont près de 9 000 sont mis à jour au moins une fois par mois
  • Au 15 mars, 1 251 mises à jour avaient été relevées, sans grand écart par rapport aux jours précédents
    • Ces mises à jour correspondent à de nouveaux contenus ajoutés, et non à de simples modifications

Conclusion : vitalité et limites du small web

  • Le small web est désormais trop vaste et trop actif pour que toutes les mises à jour d’une seule journée puissent être affichées de façon réaliste sur une seule page
    • À cette échelle, il est actuellement impossible de mettre en place un agrégateur recensant l’ensemble des flux comme sur Gemini
  • Mais c’est aussi un signal positif montrant que le small web est toujours vivant et en croissance
  • L’essence du small web ne réside pas dans le nombre de sites, mais dans un espace d’expression personnelle sans influence commerciale
    • Même dans un Internet centré sur la publicité, la valeur d’existence des sites web personnels non commerciaux demeure

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