Sortie de postmarketOS v26.06 (Alpen Avocado)
(postmarketos.org)- Destinée avant tout aux passionnés de Linux ; cette version ne convient pas encore aux utilisateurs qui attendent un niveau de finition comparable à Android ou iOS
- Basée sur Alpine Linux 3.24, avec mise à jour des versions d’interface mobile vers GNOME 50, KDE Plasma Mobile 6.6.5 et Phosh 0.55.0
- Après la mise à niveau d’une installation existante, les actions manuelles recommandées sont, sauf pour les utilisateurs de SXMO, de se retirer du groupe input, de supprimer ffmpegthumbnailer, et de migrer les réglages personnalisés du kernel cmdline vers
/etc/kernel-cmdline.d/ - L’ancienne méthode pour le kernel cmdline reste prise en charge pour le moment, mais affiche désormais un avertissement de dépréciation
- L’outil par défaut d’élévation de privilèges pour les nouvelles installations passe de doas à sudo-rs
- L’écran de démarrage passe de pbsplash à Plymouth, avec affichage des logs de démarrage via Échap ou le bouton d’alimentation du téléphone, et possibilité de faire pivoter l’écran splash sur les appareils où il s’affiche mal
- Les appareils dont le vibreur fonctionne peuvent vibrer au démarrage ; rien ne se passe sur les appareils sans module initramfs ou incapables de vibrer
- Phosh intègre les fonctions concernées de l’ancienne application postmarketOS tweaks dans Phosh Mobile Settings, et remplace le display manager tinydm par greetd et phrog
- La variante systemd de Plasma desktop utilise plasma-login-manager au lieu de sddm ; la combinaison Plasma + OpenRC n’est plus recommandée sur postmarketOS et sera désactivée à l’avenir
- Plasma Bigscreen avait été désactivé après la v24.06 en raison d’une incompatibilité avec Plasma 6, mais redevient disponible dans la v26.06
- La mise à niveau de ModemManager ajoute de nouvelles fonctions comme le cell broadcast
- Les paquets de noyau génériques
linux-postmarketos-{mainline,stable,lts}sont inclus dans la v26.06, seront mis à niveau et resteront à jour pendant toute la durée de support de la v26.06 - La catégorie testing compte 254 appareils ; ASUS MeMO Pad 7, Microsoft Surface RT, NVIDIA Tegra ARMv7, Samsung Chromebook et Xiaomi Mi Pad 5 Pro passent de community à testing car leur noyau est trop ancien ou n’est plus maintenu
- Les nouveaux appareils community incluent Google Asurada Chromebook, Google Cherry Chromebook, Google Corsola Chromebook, Radxa Dragon Q6A et PINE64 PineNote
- Parmi les problèmes non résolus figurent l’utilisation à 99 % de
pmOS_rootaprès reflashing chez certains utilisateurs, une invite/dev/loop1p2au démarrage de Phosh, des artefacts de réglage de luminosité sur Fairphone 5, un volume audio excessif sur Fairphone 3, l’absence d’écran splash sur Librem 5 et le dysfonctionnement des tonalités DTMF sur PinePhone {p:99}
1 commentaires
Avis sur Lobste.rs
J’ai hâte de voir qu’ils vont bientôt se concentrer sur le travail consistant à faire entrer des appareils dans la catégorie Main. Pour l’instant, elle est vide
À mon avis, ce que GrapheneOS et SailfishOS ont bien fait, c’est de se concentrer sur un petit nombre d’appareils pour les faire vraiment bien fonctionner, comme après que Jolla a abandonné ses tentatives côté matériel. Au stand pmOS du FOSDEM l’an dernier, j’ai demandé : « Quel téléphone faut-il acheter pour essayer ça ? », mais en pratique je n’ai pas vraiment obtenu de réponse. J’avais essayé de l’installer sur un ancien Xiaomi Mi 9T pour le tester, mais il manquait encore des choses comme les pilotes de l’appareil photo ou même la possibilité de vérifier correctement l’état actuel de la batterie, donc c’était difficile à utiliser pour autre chose qu’un jouet
Si c’est important par rapport à SailfishOS, c’est que, d’après mon expérience, tout ce qui repose sur libhybris ne procure pas une vraie expérience Linux et finit par poser problème à des moments inattendus. Par exemple, installer Flatpak n’est pas aussi simple qu’ailleurs
postmarketOS, au contraire, essaie autant que possible d’utiliser le noyau mainline. Cela implique de réécrire les pilotes pour chaque appareil afin qu’ils soient acceptés en amont, d’analyser ce que fait le noyau downstream, et d’affiner aussi les outils en espace utilisateur. Les noyaux downstream sont généralement un énorme bazar difficile à faire remonter en amont
À long terme, cette approche est meilleure. Par exemple, elle permet d’utiliser un noyau récent même sur des appareils vieux de 13 ans dont les mises à jour Android se sont arrêtées il y a longtemps. En contrepartie, sur beaucoup d’appareils, la prise en charge matérielle n’atteint pas encore le niveau de GrapheneOS ou SailfishOS
Oh, récemment j’ai mis à niveau mon ancien appareil pris en charge vers la 25.12 et il ne démarrait plus ; il va falloir que je réessaie avec cette version :)