- Le cerveau humain fonctionne à 8~35 hertz avec 15 watts
- Il possède environ 90 milliards de neurones, mais à un instant donné, seulement environ 1 milliard sont actifs
- La consommation énergétique du cerveau est comparable à celle d’une ampoule LED très lumineuse, ou à environ un cinquième de celle d’une ampoule à incandescence standard, ce qui le distingue d’un centre de données
- Pour résoudre une tâche ARC de difficulté moyenne, le nombre de neurones impliqués se compte en plusieurs milliards sur quelques secondes
- Des centaines de milliards d’événements se produisent pour un coût équivalant à une fraction de calorie
- Une grande partie de cela concerne la conversion de signaux visuels en représentations symboliques, et le débit de traitement symbolique est minimal
→ Ce qu’aucune machine ne peut faire, vous le pouvez
- L’"approche par synthèse de programmes", actuellement le solveur ARC le plus efficace développé à ce jour, doit examiner des millions de programmes différents pour trouver des solutions candidates
- Le cerveau ne procède pas ainsi. Il ne dispose pas des ressources nécessaires pour envisager et simuler autant de possibilités
- Un autre point à noter est que la majeure partie de l’activité cérébrale est inconsciente et liée à l’interface avec le monde (perception et contrôle moteur)
- Le raisonnement conscient (
conscious reasoning) n’est que la partie émergée de l’iceberg, mais il est malgré tout extraordinairement puissant
4 commentaires
Je n’ai plus qu’à remplacer mon cerveau par une ampoule LED, alors !
Cela me fait penser à des travaux qui interprètent la prise de décision du cerveau sous l’angle de la probabilité quantique, plutôt que du point de vue de la probabilité classique (sans prétendre que le cerveau fonctionne selon la mécanique quantique, mais plutôt que la prise de décision du cerveau pourrait être modélisée avec les mathématiques utilisées en mécanique quantique, quelque chose comme ça).
En principe, comme les opérations du calcul quantique reposent sur des opérations réversibles, il est possible de réduire à un niveau presque négligeable la chaleur produite pendant le calcul.
On peut donc imaginer que, si le cerveau est capable d’accomplir des choses qu’« aucune machine ne peut faire, mais que vous, vous pouvez faire », malgré le fait qu’il ne dispose pas de « ressources permettant d’envisager et de simuler autant de possibilités », c’est peut-être parce qu’il s’y produit non pas des processus de calcul relevant de la théorie classique, mais des processus de calcul quantique.
La question de savoir si le cerveau fonctionne réellement de manière quantique reste controversée, et je n’ai moi-même aucune connaissance particulière en neurosciences ou en machine learning... mais le cerveau stimule vraiment l’imagination de bien des façons.
L’auteur, François Chollet, est chercheur en deep learning chez Google et le créateur de Keras.