- Le texte presque final du règlement eIDAS a été approuvé par les principales institutions de l’UE et devrait être soumis pour approbation d’ici la fin de l’année.
- Les nouvelles dispositions légales imposent à tous les navigateurs web européens de faire confiance aux autorités de certification et aux clés de chiffrement choisies par les gouvernements de l’UE.
- Ce changement étend la capacité des gouvernements de l’UE à intercepter le trafic web chiffré dans toute l’UE et à surveiller les citoyens.
- N’importe quel État membre de l’UE pourra distribuer des clés de chiffrement aux navigateurs web, et les navigateurs ne pourront pas retirer leur confiance envers ces clés sans l’autorisation du gouvernement.
- Cela permettrait à n’importe quel État membre de l’UE d’émettre des certificats de site web pour surveiller et intercepter tous les citoyens de l’UE, qu’ils résident ou non dans l’État émetteur ou y soient liés.
- Il n’existe aucun contrôle indépendant ni contre-pouvoir concernant les décisions sur les clés que les États membres certifient et utilisent.
- Ce texte interdit aux navigateurs d’appliquer des contrôles de sécurité à ces clés et certificats de l’UE, sauf ceux préapprouvés par l’ETSI, l’organisme européen de normalisation informatique.
- L’ETSI a un historique préoccupant en matière de production de normes de chiffrement compromises et d’animation de groupes de travail consacrés au développement de technologies d’interception.
- Plus de 300 experts et chercheurs en cybersécurité ont signé une lettre ouverte appelant l’UE à abandonner ce projet et à protéger le Web.
- Des organisations de la société civile ainsi que des entreprises qui construisent et protègent Internet, dont Linux Foundation, Mullvad, DNS0.EU et Mozilla, ont également soutenu cette lettre.
- Après approbation lors de la dernière réunion de trilogue à huis clos, prévue le 8 novembre à Bruxelles, ce texte devrait être publié puis soumis au Parlement européen pour ratification officielle.
- Les citoyens européens peuvent écrire à Romana JERKOVIĆ, députée européenne chargée du dossier eIDAS, pour faire part de leurs préoccupations.
- Les experts en cybersécurité, chercheurs ou ONG peuvent signer la lettre ouverte sur https://eidas-open-letter.org.
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