1 points par GN⁺ 2024-02-05 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Les extensions de navigateur ont été sous-estimées : la promesse d’un logiciel hackable

  • Les extensions de navigateur permettent aux utilisateurs de modifier des applications de manière créative, au-delà de l’intention initiale de leurs développeurs.
  • Sur smartphone et sur les plateformes desktop, ce type de pratique est rare ou impossible, mais dans le navigateur, c’est une activité quotidienne.
  • Les extensions de navigateur rappellent qu’il est possible d’exercer un contrôle profond sur notre usage de l’informatique.

Assembler notre propre logiciel

  • Lorsqu’une plateforme logicielle atteint un certain niveau d’ouverture, elle peut transformer en profondeur la manière dont les utilisateurs ordinaires interagissent avec les logiciels.
  • Par exemple, on peut installer différentes extensions pour Gmail afin de personnaliser son client e-mail.
  • La popularité des extensions de navigateur prouve que beaucoup de gens s’intéressent à la personnalisation des logiciels.

Une plateforme hackable, pas une API sur mesure

  • Les extensions de navigateur couvrent une grande variété de cas d’usage.
  • La plupart des extensions modifient les applications de façons que les développeurs d’origine n’avaient pas spécialement prévues.
  • La plateforme web repose sur un mode de déploiement classique où le code côté client est envoyé au navigateur dans une forme lisible par des humains.

De petits outils, pas de grosses applications

  • Beaucoup d’extensions de navigateur sont conçues comme des outils génériques utilisables sur n’importe quel site web.
  • Grâce aux extensions de navigateur, des tiers peuvent aussi ajouter des outils, et pas seulement le système d’exploitation.
  • Quand les logiciels sont construits en petites unités, leur économie change également.

Origines de l’ouverture

  • L’ouverture de la plateforme web ne vient pas du hasard, mais d’une tradition philosophique qui considère l’ordinateur comme un médium interactif.
  • Quand Tim Berners-Lee a créé le World Wide Web, il l’a imaginé dans la continuité de cette tradition.
  • Les extensions de navigateur offrent un contrôle plus profond, capable de modifier en profondeur notre manière d’utiliser les applications web.

Améliorer les extensions

  • Il faut protéger les utilisateurs contre les extensions malveillantes.
  • Il existe plusieurs pistes pour améliorer les extensions : accessibilité, compatibilité et puissance.

La prochaine plateforme

  • Beaker Browser et la communauté du web décentralisé explorent des modèles dans lesquels le web fonctionne sans serveurs centralisés.
  • Tim Berners-Lee participe à un nouveau projet appelé SOLID.
  • L’informatique est encore jeune et les plateformes évoluent rapidement.

Mise à jour 2024

  • Cet article a été écrit en 2019, et cinq ans plus tard, il y a quelques mises à jour sur les projets concernés.
  • L’auteur développe une extension de navigateur populaire pour Twitter et partage sa réflexion sur l’usage des extensions pour résoudre des problèmes logiciels du quotidien.
  • Il a développé un outil appelé Wildcard, qui permet aux non-programmeurs de créer des extensions de navigateur à partir de feuilles de calcul.
  • Il développe aussi ExtensionPay, une plateforme destinée à ceux qui veulent faire des extensions un projet durable.

Avis de GN⁺ :

  1. Les extensions de navigateur sont un outil puissant pour permettre aux utilisateurs de personnaliser et de contrôler leur expérience logicielle.
  2. Le développement et l’usage des extensions soulignent l’importance de l’ouverture du web et de la participation des utilisateurs.
  3. La sécurité et la protection de la vie privée sont des considérations essentielles pour l’avenir des extensions, et il est important de trouver un bon équilibre.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-02-05
Avis Hacker News
  • Résumé des commentaires Hacker News :
    • Réflexions actualisées de l’auteur :

      • Progrès de l’IA : l’IA améliore les capacités de programmation et se prête bien à l’écriture d’extensions de navigateur.
      • Problèmes de sécurité : il reconnaît que la sécurité constitue le principal obstacle à la diffusion grand public des plateformes d’extensions. Cependant, l’importance de la personnalisation peut parfois primer sur la sécurité.
      • Limites de l’accès au backend : les extensions ne peuvent accéder qu’au code côté client dans un web centré sur le serveur, ce qui empêche de nombreuses personnalisations en profondeur.
      • Recherche sur le logiciel local-first : il se concentre sur le développement de logiciels collaboratifs où les données et le code résident sur l’appareil de l’utilisateur.
    • Divers points de vue sur les extensions de navigateur :

      • Problèmes des extensions Google Chrome : Google Chrome peut modifier ses API, ce qui peut mettre les développeurs d’extensions en difficulté.
      • Problèmes de sécurité et de confidentialité des extensions : de nombreuses extensions sont rachetées par des courtiers en données et peuvent exfiltrer l’historique de navigation des utilisateurs.
      • Problèmes de permissions des extensions : des autorisations plus granulaires sont nécessaires, mais il est difficile de vérifier qu’un logiciel n’abuse pas de ses permissions.
      • Point de vue des utilisateurs de Linux : cela souligne que le contrôle sur les logiciels open source est plus important que les extensions.
      • Problème de transparence des extensions : il est difficile pour les utilisateurs de comprendre à quelles données une extension peut accéder.
      • Expérience de développeurs d’extensions : des courtiers en données cherchent à acheter des extensions, ce qui peut représenter un risque pour les utilisateurs.
      • Avantages des bookmarklets : ils sont faciles à modifier et fonctionnent sur tous les navigateurs ainsi que sur mobile.
      • Userscripts et styles utilisateur : ils ne sont pas aussi puissants que les extensions, mais peuvent être créés et utilisés facilement dans le navigateur.
      • Accessibilité du code source des extensions : le code source des extensions devrait être facilement consultable et le code chiffré devrait être interdit.*