1 points par GN⁺ 2024-02-24 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Échanges d’e-mails entre Satoshi et Sirius (2009-2011)

  • Échanges d’e-mails entre Satoshi Nakamoto, le créateur de Bitcoin, et Martti Malmi (surnom : Sirius).
  • Malmi a décidé de rendre ces e-mails publics afin de témoigner dans un procès important au Royaume-Uni.
  • Les archives d’e-mails sont incomplètes et ne comprennent que les e-mails provenant de l’adresse e-mail universitaire de Malmi.
  • Les mots de passe et adresses mentionnés dans les e-mails ne sont plus valides ou ne sont plus pertinents.

E-mail n°1

  • Satoshi félicite Malmi pour sa compréhension de Bitcoin et mentionne la nécessité de rédiger le site web.
  • Satoshi explique qu’il n’est pas très bon en rédaction et demande à Malmi d’écrire le site web et la FAQ.
  • Il souligne l’importance de développer une interface pour un langage de script côté serveur et d’exploiter un nœud.

E-mail n°2

  • Malmi répond qu’il va commencer à rédiger le site web et la FAQ.
  • Il propose un outil de génération de clés privées protégées par mot de passe ainsi que la mise en place d’un outil de suivi des bugs et des fonctionnalités.
  • Il fait tourner un nœud Bitcoin 24/7 et exprime son enthousiasme à l’idée de participer au projet.

E-mail n°3

  • Satoshi ajoute Malmi comme développeur au projet SourceForge et lui accorde les droits de modification de l’espace web.
  • Il explique l’importance des sauvegardes chiffrées des clés privées et son projet de développer une fonction d’escrow.
  • Il fournit un ensemble de questions-réponses pour rédiger la FAQ et conseille d’éviter les détails de conception trop complexes.

L’avis de GN⁺

  • Ces échanges d’e-mails sont particulièrement fascinants, car ils capturent un moment historique important des débuts du développement de Bitcoin.
  • Ils offrent une occasion d’entrevoir la pensée de Satoshi Nakamoto et sa vision de Bitcoin.
  • Les e-mails montrent les premiers défis techniques de Bitcoin ainsi que les efforts de construction de la communauté, ce qui aide à mieux comprendre l’écosystème actuel des cryptomonnaies.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-02-24
Avis Hacker News
  • Certains estiment que le fait que Satoshi Nakamoto ait pris des mesures minutieuses pour garder son identité secrète, et y soit parvenu jusqu’à aujourd’hui, est un accomplissement plus impressionnant encore que ses capacités techniques. Même en 2009, il était difficile d’agir en ligne sans laisser de trace numérique, et il est possible que des acteurs soutenus par des États aient tenté de l’identifier sans y parvenir. Bien sûr, certains spéculent aussi qu’il pourrait lui-même être un acteur soutenu par un État.
  • Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi d’autres pensent que l’identité de Satoshi Nakamoto finira forcément par être révélée. Si l’invention du Bitcoin n’est pas un crime, il n’y aura pas d’enquête, et aucun juge ne signera de mandat pour obtenir des informations sur son identité. Même un détective privé ne peut pas obtenir de données personnelles auprès d’un fournisseur d’accès à Internet (FAI) sans mandat. La question est donc de savoir si l’inventeur du Bitcoin a commis un crime qui justifierait, devant un tribunal, une atteinte à sa vie privée.
  • Satoshi Nakamoto avait certaines habitudes, comme laisser deux espaces à la fin des phrases ou utiliser du vocabulaire britannique. Il existe un cryptographe britannique bien connu, Adam Back, qui présente des habitudes similaires, mais certains estiment que l’identité de la personne qui a créé le Bitcoin n’a pas d’importance. Cela devient plus clair en lisant l’histoire politique du Bitcoin. Le livre "The Blocksize War: The Battle Over Who Controls Bitcoin's Protocol Rules" peut constituer un bon point de départ.
  • Certaines personnes se demandent qui étaient les donateurs anonymes mentionnés par Satoshi Nakamoto dans ses e-mails.
  • Un lien fournit du contexte sur une affaire judiciaire liée à l’identité de Satoshi Nakamoto.
  • Certains trouvent qu’utiliser l’anglais britannique comme indice d’identification est absurde. Il est très facile de feindre ce genre de choses, et induire en erreur sur son origine géographique est considéré comme l’une des stratégies de diversion les plus simples.
  • Il y a l’histoire d’une personne qui a découvert le Bitcoin pour la première fois en 2010 et qui, voulant en apprendre davantage, est passée du statut d’utilisateur de Linux à celui de personne capable d’écrire des logiciels, avant de terminer finalement un diplôme d’informatique. Cette personne dit aussi qu’il est difficile de retrouver d’autres communautés comparables à celle des débuts du Bitcoin.
  • Certaines personnes disent apprécier et savourer le mystère entourant l’identité de Satoshi Nakamoto. Il y a eu d’autres figures anonymes célèbres, comme D. B. Cooper et Deep Throat, mais à la différence de Satoshi, elles ne sont pas devenues célèbres pour avoir accompli quelque chose de particulier, seulement pour être restées anonymes.
  • Certains se demandent si la trace numérique laissée par Satoshi Nakamoto — e-mails, code publié, etc. — est complètement intraçable, ou s’il existe encore des archives contenant des domaines, des adresses IP, des journaux de connexion ou d’autres éléments permettant potentiellement de l’identifier.
  • Certains estiment qu’un site web listant les personnes qui ne sont manifestement pas Satoshi serait plus utile aux discussions sur "qui est Satoshi ?".