5 points par GN⁺ 2024-03-05 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Comment rester en vie avec Golang

  • Un billet de blog sur la manière d’utiliser Golang pour gérer une condition médicale complexe.
  • L’auteur, atteint d’un diabète de type 1, explique comment il calcule ses doses d’insuline et surveille sa glycémie.
  • Il utilise le dispositif de surveillance glycémique Libre, qui lui permet de consulter sa glycémie sur son smartphone.

Bref aperçu du diabète de type 1

  • Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans laquelle le pancréas produit peu ou pas du tout d’insuline.
  • L’insuline est une hormone essentielle pour transformer les glucides en énergie, et elle doit être compensée par des injections d’insuline.
  • Le diabète de type 1 n’est pas lié au mode de vie et il n’existe actuellement aucun traitement curatif.

Une brève incursion dans la gestion d’incidents

  • L’auteur travaille comme engineering manager chez Cloudflare et s’occupe du processus de gestion d’incidents.
  • Il utilise des outils comme Prometheus, Grafana, Alertmanager et PagerDuty pour détecter et gérer les incidents.
  • Le responsable d’incident peut mobiliser activement d’autres personnes dans l’entreprise pour résoudre le problème.

Gestion des incidents pour le type 1

  • Le dispositif de surveillance glycémique est closed source et ne fournit ni API ni SDK, ce qui complique l’extraction des données.
  • Il découvre un appareil appelé Miao Miao, qui se fixe sur le dispositif Libre et transmet les données glycémiques toutes les 2 minutes via l’application Tomato.
  • Il trouve aussi un moyen d’afficher sa glycémie sur son Apple Watch via Google Calendar.

Solution d’ingénierie

  • Il écrit un simple serveur echo en Go pour recevoir et traiter les données glycémiques.
  • Il expose les données glycémiques comme métriques de type gauge et surveille sa glycémie en temps réel via un tableau de bord Grafana.
  • Il met en place un chatbot Telegram permettant d’ajouter des annotations au graphique de glycémie.

Configuration des alertes

  • Il écrit une tâche cron qui déclenche une alerte lorsque la glycémie passe sous un certain seuil.
  • Il construit un système d’alerte avec incident.io et configure si nécessaire des politiques d’escalade.

Étapes suivantes

  • Il prévoit ou a déjà mis en place des fonctions comme la clôture automatique des incidents, l’analyse des données glycémiques stockées en base de données, ainsi que l’ajout de graphiques et de mesures supplémentaires.

L’avis de GN⁺

  • Cet article montre bien comment la technologie peut améliorer la qualité de vie en illustrant la manière dont une personne atteinte de diabète de type 1 utilise la tech pour gérer son état.
  • En appliquant à un problème personnel les techniques de gestion d’incidents qu’il utilise chez Cloudflare, l’auteur montre à quel point les solutions techniques peuvent être employées de façon créative.
  • Concernant la surveillance glycémique, il existe déjà sur le marché divers wearables et applications, mais le système développé par l’auteur présente un potentiel en tant que solution personnalisée.
  • Lors de l’adoption de cette technologie, la sécurité des données médicales personnelles et la protection de la vie privée seront des points importants à prendre en compte.
  • Pour les personnes atteintes de diabète de type 1, cet article peut susciter l’intérêt en offrant une nouvelle perspective et de nouvelles possibilités pour gérer leur condition.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-03-05
Commentaire sur Hacker News
  • Un commentateur explique avoir trouvé le style d’écriture de l’auteur excellent et très agréable à lire. Il travaille dans le pentesting et a un collègue atteint de diabète de type 1 ; les explications de l’auteur sur son diabète l’ont aidé à mieux comprendre les difficultés auxquelles son collègue fait face chaque jour. Il ajoute avoir reçu un diagnostic d’apnée obstructive du sommeil (OSA) il y a six mois et devoir utiliser une machine CPAP, qui fournit de l’air à une certaine pression pour empêcher l’obstruction des voies respiratoires pendant le sommeil. Ce n’est pas aussi crucial que pour le diabète de type 1, mais cette machine enregistre bien plus de données qu’il ne l’aurait imaginé. Il se demande s’il existe des dispositifs de suivi similaires pour l’OSA, ou pour des cas plus graves.
  • Un autre commentateur, lui aussi atteint de diabète de type 1, dit avoir créé un plugin tmux qui affiche ses données de glycémie sous forme d’icône d’état dans le terminal. Il utilise un Dexcom CGM et aimerait étendre cela à d’autres appareils. Il propose d’y jeter un œil si cela intéresse quelqu’un.
  • Un commentateur mentionne Matt, avec qui il a discuté à GopherConSG, et dit avoir pris conscience que la propriété des données est un sujet complexe. Il comprend pourquoi les grandes entreprises hésitent à rendre les données publiques, étant donné la lourde responsabilité juridique qui pèse sur les fournisseurs de données, comme les sociétés de surveillance glycémique. En revanche, il trouve injuste que les utilisateurs n’aient pas accès à leurs propres données.
  • Un autre commentaire demande pourquoi l’auteur n’a pas exploré des logiciels open source comme Nightscout ou xDrip. Il souligne que ces problèmes ne sont pas nouveaux et que beaucoup de gens les ont déjà résolus avec des solutions plus complètes.
  • L’un des commentaires suggère qu’au lieu d’écrire son propre serveur d’écho et de déboguer les requêtes une par une, une bonne alternative est d’utiliser requestbin. requestbin enregistre toutes les requêtes reçues et peut renvoyer la réponse de son choix.
  • Un commentateur dit que l’usage de la technologie pour suivre des problèmes de santé lui a donné un sentiment de contrôle, puis demande ce que l’auteur pense des pompes à insuline. Il se demande s’il existe des limitations ou des inconvénients des pompes à insuline qui ne sont pas évidents pour les personnes non diabétiques.
  • Un commentaire évoque l’Open Data Camp 2023 au Royaume-Uni, où deux participants atteints de diabète de type 1 ont parlé du caractère très fermé de nombreux appareils du point de vue des données. Le commentateur trouve cela particulièrement regrettable lorsqu’il s’agit d’appareils qui collectent ses propres données de santé. Les appareils CGM sont fournis gratuitement par le NHS, accompagnés d’une application smartphone ; il suppose donc qu’il devrait être possible de faire de la rétro-ingénierie de l’API pour accéder aux données brutes. Dexcom fournit une API, mais elle ne fonctionne que si l’on se trouve aux États-Unis.
  • Un commentaire rappelle que Scott Hanselman a publié pendant des années sur son blog et sur YouTube divers hacks techniques liés au diabète de type 1. Il avait notamment bricolé un affichage de sa glycémie directement dans l’invite du terminal.
  • Enfin, un commentateur conseille à l’auteur de se renseigner sur les appareils CGM (surveillance continue du glucose) comme Dexcom. Sa femme vit elle aussi avec un diabète de type 1 depuis 30 ans, et le Dexcom CGM a permis d’améliorer de nombreux aspects du quotidien.