2 points par GN⁺ 2024-06-18 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Adoption du National Defense Authorization Act (NDAA)
    • La Chambre des représentants a adopté le NDAA, une loi indispensable au budget du département de la Défense
    • Le texte comprend une disposition interdisant à DJI d’utiliser les fréquences relevant de la FCC
  • Proposition de loi d’interdiction des drones DJI
    • Dans le cadre du NDAA 2025, la Chambre a adopté le texte après deux jours de débats et de votes sur des amendements
    • Le texte inclut une mesure visant à interdire l’utilisation des drones DJI aux États-Unis
  • Détails du texte
    • Le NDAA est une loi qui soutient l’ensemble des opérations de défense du département de la Défense et du département de l’Énergie
    • Le H.R. 2864, ou Countering CCP Drones Act, a été ajouté à la section 1722
    • Cette mesure empêcherait DJI d’obtenir l’approbation de la FCC, ce qui pourrait interdire les futures importations de drones et potentiellement mettre fin à l’usage des drones déjà en circulation
    • Le texte ne prévoit aucune compensation pour les personnes qui seraient affectées si cette interdiction était appliquée rétroactivement
  • Contexte politique
    • Le NDAA bénéficiait à l’origine d’un soutien bipartisan, mais la controverse a émergé après l’ajout par les républicains de la Chambre d’amendements portant sur des sujets de guerre culturelle
    • En conséquence, le vote de vendredi a donné un résultat presque entièrement partisan
    • Cela ne signifie toutefois pas que les démocrates s’opposent à l’interdiction : les textes anti-Chine sont populaires dans les deux partis
  • Examen par le Sénat et le président
    • Le texte a déjà entamé son parcours au Sénat
    • S’il y est adopté, il sera promulgué après signature du président
    • Ensuite, il appartiendra à DJI et au public de tenter d’engager une contestation judiciaire

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-06-18
Avis sur Hacker News
  • Méfiance envers l’application DJI : l’application DJI n’est pas sur le Play Store et n’est installable sur Android que par sideloading, car elle enfreint les politiques relatives à la vie privée et à la collecte de données. Des éléments inquiétants ont été relevés sur un site qui a décompilé l’application.

  • L’excellence de DJI : DJI est la meilleure marque pour l’équipement de drones dédié à la photographie et aux usages industriels. Le fait que les États-Unis adoptent une approche protectionniste pourrait nuire à la compétitivité des startups technologiques.

  • La nouvelle stratégie commerciale des États-Unis : repérer les secteurs dominés par des entreprises étrangères, y entrer avec des produits de moindre qualité, puis aller au Congrès pour faire interdire les produits étrangers.

  • Le manque de drones grand public fabriqués aux États-Unis : pour quelqu’un qui utilise un DJI Mini, il existe très peu d’options de drones grand public fabriqués par des entreprises américaines, et elles sont souvent soit très chères, soit impossibles à acheter pour les civils.

  • La réaction de DJI : DJI rétorque que les affirmations selon lesquelles ses drones collecteraient des données sensibles sont subjectives. L’entreprise soutient aussi que mesurer la température corporelle à l’aide de drones n’est pas réaliste.

  • Compréhension de base du problème DJI : il manque une explication de base sur les raisons pour lesquelles DJI est visé par une interdiction et sur les raisons pour lesquelles le grand public devrait s’y intéresser.

  • Contexte de l’introduction du projet de loi : cette affaire découle d’un projet de loi présenté par la représentante Elise Stefanik. Il a été adopté après avoir été intégré à une vaste loi budgétaire sur la défense.

  • Critique du protectionnisme : certains estiment que le protectionnisme va trop loin. Il est irréaliste d’envoyer les emplois industriels à l’étranger tout en espérant que la Chine ne devienne pas compétitive.

  • Inquiétudes concernant Hasselblad : DJI possède Hasselblad, ce qui soulève la question de savoir si Hasselblad sera aussi affectée par cette interdiction.

  • L’exception Anzu Robotics ? : certains se demandent si Anzu Robotics sera inclus dans l’interdiction. L’entreprise utilise du matériel DJI Mavic 3 fabriqué en Malaisie et un logiciel développé aux États-Unis.