3 points par GN⁺ 2024-06-21 | 2 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Le Parlement européen et les États participants ont décidé de retirer le vote sur le projet controversé de contrôle des discussions proposé par la Belgique

Contexte

  • Début 2022, la Commission européenne a proposé une mesure visant à surveiller tous les messages de chat et toutes les communications numériques des citoyens
  • Cela inclut le scan côté client des services chiffrés de bout en bout, ce qui signifie examiner tous les messages sans suspicion préalable
  • L’objectif est de détecter les contenus d’abus connus ou inconnus ainsi que les activités de grooming
  • Des experts ont averti que de telles mesures pourraient entraîner de nombreux faux positifs

Points clés

  • La nouvelle proposition belge réintroduit le scan côté client et empêcherait les utilisateurs d’envoyer des photos, des vidéos et des URL s’ils n’acceptent pas le contrôle des chats
  • Des applications comme Signal ont menacé de quitter l’UE si cette proposition était inscrite dans la loi
  • Meredith Whittaker, présidente de Signal, affirme que ce projet compromet fondamentalement le chiffrement et introduit de graves vulnérabilités dans l’infrastructure numérique
  • Threema, Patrick Breyer, Edward Snowden et d’autres ont également vivement critiqué cette proposition

Perspectives

  • Le retrait du vote crée une incertitude dans le processus législatif
  • À partir de juillet, la Hongrie assumera la présidence et mènera les négociations
  • Une échéance impose aux États membres et au Parlement de parvenir à un accord d’ici avril 2026
  • Les défenseurs de la vie privée et les organisations de défense des droits numériques devraient continuer à exprimer leurs inquiétudes

Conclusion

  • Le projet de loi européen sur le contrôle des chats a déclenché un débat majeur sur la vie privée et la sécurité
  • Des négociations intensives et de possibles révisions sont attendues pour traiter ces questions complexes

2 commentaires

 
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GN⁺ 2024-06-21
Avis Hacker News
  • Des fuites ont indiqué que des députés européens voulaient exclure du Chat Control les informations gouvernementales « confidentielles » ainsi que la police, les services de renseignement et le personnel militaire.
  • Les discussions devraient reprendre après l’été, une fois que la Hongrie aura repris à la Belgique la présidence du Conseil, et la Hongrie prévoit de développer un cadre juridique lié à la prévention des abus sexuels sur enfants en ligne.
  • Cette proposition a été retirée à la suite de la forte contestation des médias belges, et il semble que le vote ait été retiré en raison d’une situation politique devenue instable.
  • Une interview affirmait qu’une députée européenne belge et la ministre de l’Intérieur avaient poussé cette proposition sans expertise technique, avec l’argument du type « pensez aux enfants ».
  • Il est probable que la Hongrie remette cette proposition au vote lorsqu’elle assumera la présidence de l’UE, mais ses chances de succès semblent faibles.
  • C’est un sujet important, mais il sera probablement rediscuté en juillet lorsque la Hongrie prendra la présidence.
  • Pour empêcher l’adoption du texte, il est important de ne prévoir aucune exception parmi les personnes surveillées.
  • Le grand avantage des systèmes distribués est qu’ils permettent de contourner ce type de loi. Par exemple, si l’on héberge un serveur Mastodon en Californie, il n’est pas nécessaire de se conformer au droit de l’UE.
  • Il est très probable que la majorité du personnel des services de renseignement européens utilise Signal, et l’annonce d’un retrait de Signal d’Europe a sans doute eu un impact important.
  • Il est possible que le texte soit remanié et adopté au nom de la lutte contre « l’extrême droite ».
  • Il pourrait être rediscuté dans trois mois.
  • L’autoritarisme progresse dans le monde entier, et ce texte conduirait à traiter tout le monde comme un suspect potentiel de crimes liés à la pédopornographie.
  • Avec les progrès technologiques, il devient possible de surveiller les paroles et les actes de tout le monde, et les démocraties libérales tendent à l’adopter rapidement.
  • La pédopornographie a été choisie comme première étape tactique, et il est possible que la surveillance s’étende ensuite à d’autres usages.
  • Si les responsables publics ignorent le problème des faux positifs, c’est parce que l’objectif est le contrôle de la population. L’intention serait de rendre les gens anxieux et de faire circuler des récits de vies brisées chez des innocents afin de tenir tout le monde sous pression.