La loi de Parkinson : l’exploiter puisqu’elle existe vraiment
(theengineeringmanager.substack.com)La loi de Parkinson : puisqu’elle existe vraiment, autant l’exploiter
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Loi de Parkinson : c’est la loi selon laquelle « le travail s’étend jusqu’à occuper tout le temps disponible pour son achèvement ». Cette loi va à l’encontre de l’intuition, mais elle contient en réalité beaucoup de vérité. Si un projet n’a pas d’échéance, même auto-imposée, il peut prendre bien plus de temps que nécessaire, avec des ajouts de fonctionnalités et un élargissement du périmètre.
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Triangle de fer : il représente les trois principales contraintes d’un projet.
- Périmètre : le travail à accomplir.
- Ressources : les personnes et les outils disponibles pour réaliser ce travail.
- Temps : le temps disponible pour terminer ce travail.
- Modifier l’un de ces trois éléments a un impact sur les autres. Par exemple, si l’on veut faire davantage de travail, il faut plus de personnes ou plus de temps.
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L’importance des échéances : sans échéance, le périmètre du projet de l’équipe s’étend jusqu’à remplir le temps disponible. Une échéance impose un tempo et un rythme clairs, et fait fondamentalement avancer le travail. Par exemple, un sondage à remplir pour demain obtiendra un taux de réponse bien plus élevé qu’un sondage que l’on peut compléter à tout moment.
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Tempo et rythme pour un leadership efficace : un travail assorti d’une échéance impose des progrès réels et concrets. Par exemple, si vous pensez qu’un prototype prendra un mois, demandez à l’équipe de se lancer le défi de voir ce qu’elle peut livrer d’ici la fin de la semaine.
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L’importance des comptes rendus hebdomadaires : les gens sous-estiment presque toujours ce qu’ils peuvent accomplir en une semaine. Insufflez un rythme de compte rendu hebdomadaire aux équipes, aux projets et aux tâches, afin que l’équipe planifie, exécute et partage ses avancées hebdomadaires sous forme de mises à jour écrites. Cette discipline apporte de l’énergie et change complètement la manière dont les gens envisagent leur travail.
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La puissance des échéances : les échéances sont un outil puissant lorsqu’elles sont utilisées avec élégance, en sachant qu’elles poussent les humains à agir et leur procurent un sentiment positif. La loi de Parkinson existe bel et bien, et plus une organisation est grande, plus il faut la combattre vigoureusement. Si vous réussissez ce combat, vous pouvez continuer à croître et à livrer rapidement même à l’échelle d’une organisation de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Sinon, un jour, vous verrez votre startup se transformer en version logicielle du centre local des impôts. Fixez des échéances.
1 commentaires
Avis Hacker News
Une personne a raconté qu’à son nouveau poste, son manager lui avait demandé de caler son rythme de travail. Au final, elle terminait une semaine de travail le lundi matin et utilisait le reste du temps pour des projets d’exploration. Livrer rapidement quelque chose de faux, c’est simplement livrer quelque chose de faux.
En travaillant chez un grand fournisseur cloud, une personne a constaté que tout avançait lentement. C’était l’inverse de la pression en temps et en finances d’une startup. Elle a été témoin de l’effet domino de la loi de Parkinson.
Fixer des échéances arbitraires peut mener une équipe à l’effondrement du projet. Mieux vaut définir de petits incréments et résoudre les problèmes.
Les gens sont motivés par des ressorts différents : la pression, la récompense, la résolution de problèmes, etc. Des échéances ou récompenses artificielles peuvent au contraire faire baisser la motivation.
Les échéances peuvent fonctionner pour certaines personnes, mais ce n’est pas une solution universelle. Il faudrait une théorie générale qui explique la loi de Parkinson et propose diverses solutions.
Enseigner la loi de Parkinson aux managers peut les pousser à fixer des échéances irréalistes, ce qui peut nuire à tout le monde. Il est important que les développeurs s’intéressent à leur travail.
Le problème des échéances, c’est qu’elles reflètent les priorités d’autres personnes. Si une échéance correspond à des priorités efficaces, elle n’est pas nécessaire. Les échéances imposées de l’extérieur modifient la répartition du travail.
Définir des estimations approximatives et planifier a un effet positif sur la productivité et le niveau de stress. Le timeboxing et la priorisation sont importants.
Sans environnement adapté, des échéances urgentes peuvent être nuisibles. Il faut considérer les erreurs comme des occasions d’apprentissage et aligner les efforts de l’équipe sur une vision partagée.
Il existe deux scénarios : le burn-out dû à une pression continue, et la fixation d’échéances comme défi personnel. Le second aide à éviter la paralysie de l’analyse et à rester concentré.