Image d’un aventurier archéologue portant un chapeau et utilisant un fouet
(theaiunderwriter.substack.com)Exploration de la génération d’images par GPT et des problèmes de droit d’auteur
- Depuis la mise à jour de la fonctionnalité de génération d’images de GPT, une tendance s’est propagée chez les internautes consistant à transformer divers contenus dans le style de Studio Ghibli
- Un exemple représentatif est la reproduction, dans le style Ghibli, d’images du mème « Disaster Girl »
- C’est aussi un exemple de progrès technique montrant que l’IA peut reproduire facilement un style artistique extrêmement intensif en travail
- Mais il existe en même temps un malaise face à ce qui peut être perçu comme une « imitation » dont la sensibilité unique et l’humanité de l’auteur original ont été retirées
- Imitation et créativité
- Coco Chanel disait qu’il n’y avait rien de pire que l’imitation, tandis qu’Orson Welles soulignait que la créativité avait plus de valeur que l’imitation.
- Wilson Mizner exprimait l’idée qu’en copier un, c’est du plagiat, mais en copier deux, c’est de la recherche.
Les émotions complexes autour du style Studio Ghibli
- Studio Ghibli est un studio d’animation réputé pour son artisanat, au point de travailler plus d’un an sur une scène de seulement 4 secondes
- La « ghiblification » via GPT imite cet engagement artistique, tout en le tournant aussi en dérision par la vitesse et l’efficacité
- Cela révèle un scepticisme culturel vis-à-vis d’une IA qui singe un style sans sensibilité ni expérience humaines
L’expérience de contournement de propriété intellectuelle avec GPT
- L’auteur a demandé à GPT de générer des images à partir de prompts décrits de manière indirecte, sans mentionner directement des IP protégées par le droit d’auteur
- Ex. : « un aventurier archéologue portant un chapeau et utilisant un fouet » → génération d’une image évoquant Indiana Jones
- « un homme musclé combattant un méchant au visage de crâne » → apparition d’une image de He-Man
- Ce processus constitue une expérience montrant à quel point l’IA peut facilement “imiter” des IP existantes
- Le fait que l’IA puisse reproduire précisément certains personnages ou styles à partir du seul prompt soulève des inquiétudes quant au contournement du droit d’auteur
La frontière entre droit d’auteur et imitation
- GPT a appris pendant son entraînement une multitude de styles visuels, souvent issus d’images protégées par le droit d’auteur
- Selon Business Insider, « l’imitation d’un style peut être autorisée au regard du droit d’auteur »
- Cependant, l’imitation par GPT va au-delà d’une simple copie de style et conduit à la génération de personnages substantiellement identiques ou très similaires
Les “idéaux platoniciens” générés par les LLM
- Les images générées par GPT se rapprochent souvent d’un « type idéal » et offrent des visuels plus proches de l’essence que de simples résultats de recherche
- Ex. : une image d’« agent secret britannique » → un résultat évoquant un 007 dans le style Craig/Brosnan
- Cela met en lumière un point intéressant : les LLM apprennent comme les humains et forment, comme nous, des schémas cognitifs
L’avenir des progrès de l’IA et du débat sur le droit d’auteur
- GPT est une technologie qui montre à la fois des atteintes potentielles au droit d’auteur et une capacité créative remarquable
- La diffusion des mèmes au style Studio Ghibli suggère que les outils d’IA peuvent être séduisants tout en altérant l’essence de l’art original
- Les utilisateurs doivent profiter des bénéfices du progrès technologique tout en étant conscients que celui-ci brouille les frontières de la propriété intellectuelle
Conclusion : un choix qui nous appartient
- L’IA devient de plus en plus sophistiquée dans sa manière d’“imiter” la création et de mettre la créativité à l’épreuve
- L’orientation de cette technologie et son usage éthique relèvent de la responsabilité des utilisateurs et des développeurs
- Comme dans la dernière citation du billet :
"Vous avez le pouvoir. N’arrêtez pas."
2 commentaires
C’est de l’Open AI, mais ce n’est pas ouvert, et la propriété intellectuelle devrait être ouverte.. Ils se sont entraînés sur la propriété intellectuelle d’autrui, mais le modèle serait leur propre propriété intellectuelle ? Au final, j’ai le sentiment qu’il serait juste d’ouvrir le modèle. (facturation au niveau du service)
Avis Hacker News
J’espérais que le débat sur l’art IA mènerait à une critique de la propriété intellectuelle, des systèmes de redevances et des lois strictes sur le droit d’auteur
Un avis sur le fait que des sites web modernes existent encore avec des barres de défilement qui ne sont pas cassées
Il est permis de dessiner une IP, d’en faire une capture d’écran et d’utiliser Photoshop
Le fait qu’un modèle d’IA produise une copie 1:1 de ses données d’entraînement ressemble à un cas grave de surapprentissage
Il serait intéressant d’évaluer et de modifier les attributs physiques de personnages générés par IA
Position opposée à la propriété intellectuelle
Il n’est pas vrai que les entreprises cherchent à faire croire qu’elles possèdent et contrôlent toutes les sorties audio ou visuelles qu’elles produisent
Les LLM et la recherche sur internet sont différents, mais comme les LLM apprennent à partir de l’ensemble d’internet, il semble y avoir des recoupements
L’invite suggère un personnage bien connu et ne précise pas clairement qu’elle ne veut pas de l’œuvre originale