2 points par baeba 2025-05-12 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp

1. Contexte des ordonnances de blocage

Dans des pays européens comme la France, l’Italie et la Belgique, des ordonnances imposent aux fournisseurs DNS (OpenDNS, Cloudflare, Google) de bloquer l’accès à des sites pirates. La raison est que le DNS a été détourné comme moyen de contourner les blocages déjà appliqués par les FAI.

2. La réponse radicale d’OpenDNS

OpenDNS a répondu aux ordonnances de blocage en France et en Belgique en suspendant son service DNS dans ces pays. C’est le seul cas où un acteur a choisi un retrait complet plutôt que la mise en œuvre du blocage.

3. La réponse flexible de Cloudflare

Cloudflare se conforme aux demandes des tribunaux en redirigeant les utilisateurs de son DNS 1.1.1.1 vers une page d’erreur HTTP 451. Officiellement, l’entreprise affirme utiliser un « mécanisme alternatif », soutenant qu’elle ne bloque donc pas directement au niveau du DNS.

4. La réponse opaque de Google

Le DNS 8.8.8.8 de Google se contente de refuser les requêtes, empêchant ainsi le chargement des sites bloqués. Sans aucune explication ni page d’erreur, l’échec est simplement silencieux, ce qui crée de la confusion chez les utilisateurs.

5. Polémique sur la transparence et obligations légales

Un tribunal belge avait pourtant précisé que les utilisateurs devaient être redirigés vers une page d’information, mais Google ne s’y conforme pas, d’où les critiques sur son manque de transparence. Si des critères juridiques plus clairs sont fixés à l’avenir, une réponse plus cohérente sera probablement exigée.

6. Risque d’extension à d’autres pays comme les États-Unis

Alors que des projets de loi similaires sur le blocage DNS sont également discutés aux États-Unis, la réponse européenne pourrait faire figure de précédent. Comme le blocage fondé sur le DNS peut avoir un impact majeur sur l’infrastructure d’Internet, plusieurs observateurs estiment qu’une approche transparente et prudente est indispensable.

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