1 points par GN⁺ 2025-06-16 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Décrit en détail la modification physique permettant de retirer le routeur Wi‑Fi intégré du Starlink Mini 1 afin de le faire fonctionner uniquement via une connexion Ethernet
  • Cette modification est une option adaptée au réseau sur mesure, aux environnements embarqués ou aux situations de contrainte énergétique
  • Lors du démontage, il ne faut pas retirer la plaque métallique qui sert à la fois de dissipateur thermique et de blindage EMI, sous peine de provoquer une surchauffe ou des problèmes d’interférences électromagnétiques
  • Fournit le brochage du connecteur de la carte mère du Starlink Mini ainsi qu’un exemple de circuit pour une connexion Ethernet directe, en insistant sur la gestion sûre de l’alimentation et des signaux
  • Inclut la méthode de configuration réseau, l’usage des codes d’état gRPC et l’analyse des principales causes de panne ou d’arrêt

Introduction et importance

  • Le terminal Starlink Mini est une solution compacte avec routeur Wi‑Fi intégré
  • C’est idéal dans un contexte grand public classique, mais dans un environnement nécessitant une personnalisation réseau ou soumis à des contraintes d’alimentation, il est plus avantageux de retirer le routeur intégré et d’utiliser uniquement Ethernet
  • Ce résumé présente le processus et des conseils pratiques pour retirer physiquement la carte du routeur Wi‑Fi intégré et faire fonctionner le Starlink Mini uniquement en Ethernet
  • Cette modification ne s’applique qu’au Starlink Mini 1 (au 14 juin 2025). Elle peut ne pas être possible sur les futurs modèles

Démontage du Starlink Mini (teardown)

  • Le démontage demande de la patience et de la précision. Il faut un spudger métallique et un outil d’ouverture en plastique
  • Pour retirer le PCB du routeur, il faut en plus un couteau fin et flexible ou un fil métallique
  • Il ne faut jamais retirer la plaque métallique du PCB Starlink (dissipateur + blindage EMI). Cette plaque assure la dissipation thermique du processeur et des antennes ainsi que le blindage électromagnétique (EMI Shield)
  • Retirer cette plaque peut entraîner une surchauffe et perturber les appareils électroniques à proximité à cause des interférences électromagnétiques
  • SpaceX a également eu des difficultés à résoudre ce problème d’EMI

Informations sur le connecteur du PCB Starlink Mini

  • Le connecteur de liaison du PCB peut utiliser des broches standard au pas de 2 mm, même si le modèle exact peut être personnalisé
  • Ce connecteur bénéficie d’un meilleur blindage EMI grâce à un adhésif conducteur et à une large zone de masse
  • Côté PCB du routeur, le connecteur est également recouvert d’un blindage

Brochage du connecteur

  • La liaison entre la carte mère du Starlink Mini et le routeur est une connexion Ethernet 1 Gbit/s directe (PHY-to-PHY, sans transformateur)
  • Une connexion directe est possible sur une courte distance, mais pour une installation séparée, il faut impérativement utiliser un transformateur Ethernet
  • La tension d’alimentation principale est en 12 V DC
  • L’agencement et le rôle de chaque broche sont fournis sous forme d’image, et les broches inutilisées (11, 14, 16, 17, 18) servent à la supervision du routeur
  • Il est recommandé d’utiliser toutes les lignes 12 V DC et GND

Circuit de connexion Ethernet directe

  • Un exemple de circuit de connexion directe est proposé, avec transformateur Ethernet et circuit minimal de filtrage d’alimentation
  • Il est recommandé, autour du connecteur U1, d’adopter une conception avec guard ground ainsi qu’un blindage + adhésif conducteur
  • Les fils de liaison (du connecteur au transformateur) doivent être aussi courts que possible afin de préserver la qualité du signal
  • En 12 V, le courant peut atteindre 3 A en moyenne et jusqu’à 5 A en pointe. Il faut donc choisir L1 (l’inductance) avec une capacité en courant appropriée
  • Des exemples d’application expérimentale, comme l’adaptateur Ethermod, sont également fournis

Configuration réseau et mode de fonctionnement

  • Avant la connexion au satellite, le terminal Starlink attribue une IP via DHCP sur le réseau 192.168.100.0/24
  • L’appareil lui-même est accessible à l’adresse 192.168.100.1, où fonctionnent l’interface web ainsi qu’un serveur de supervision/contrôle gRPC
  • Il est possible d’extraire les données de débogage Starlink avec grpcurl (par exemple avec get_status pour consulter l’état du terminal)
  • Une fois connecté au satellite, l’interface Ethernet attribue une IP depuis le pool Starlink (IPv4 CGNAT et IPv6 globale) via un service DHCP tunnelisé
  • Une seule IP est attribuée, ce qui signifie qu’un seul hôte ou routeur peut être connecté directement
  • Après attribution d’une IP externe, l’interface d’administration existante (192.168.100.1) n’est plus accessible, mais on peut y revenir en ajoutant une route statique

Codes d’état gRPC et analyse des problèmes

  • La sortie de gRPC get_status fournit diverses informations sur le terminal et l’état de la connexion
  • En cas de problème de connexion, une section outage est incluse, et le champ cause indique différentes situations
    • BOOTING: démarrage en cours, initialisation des modules, attente du signal GPS
    • THERMAL_SHUTDOWN: arrêt automatique dû à une surchauffe
    • NO_SCHEDULE: impossible de communiquer avec le satellite (signal faible / position non conforme / autre)
    • NO_SATS: aucun satellite détecté
    • OBSTRUCTED: obstacle détecté sur le trajet radio
    • NO_DOWNLINK: impossible de recevoir des données depuis le satellite
    • NO_PINGS: la connexion au satellite est maintenue, mais la connexion à la station au sol est perdue
  • Le champ disablementCode permet de vérifier l’état du service du compte Starlink
    • OKAY: compte normal et accès Internet possible
    • NO_ACTIVE_ACCOUNT, TOO_FAR_FROM_SERVICE_ADDRESS, IN_OCEAN, etc. permettent d’identifier différentes causes comme la suspension du compte, les restrictions de position ou le dépassement de données
    • Le terminal lui-même ne connaît pas les informations de restriction de service et les reçoit du satellite

Conclusion

  • Le retrait de la carte du routeur Wi‑Fi intégré du Starlink Mini 1 et son utilisation en mode Ethernet seul sont utiles pour les réseaux personnalisés, les environnements embarqués et les contextes basse consommation
  • Il faut être particulièrement attentif au démontage, au câblage du circuit et à la configuration réseau, et les principes de base de conception ainsi que la gestion des signaux et du courant constant sont importants
  • L’analyse des états gRPC permet de diagnostiquer précisément la cause des problèmes et l’état du service

1 commentaires

 
GN⁺ 2025-06-16
Commentaire Hacker News
  • Choix intéressant d’avoir opté pour de l’Ethernet modulaire entre cartes plutôt que d’utiliser simplement du RGMII de MAC à MAC
    • L’Ethernet semble être un choix bien plus simple pour le prototypage, il n’existe presque pas de produits du commerce adaptés au RGMII alors qu’avec l’Ethernet on peut simplement brancher sur un laptop et tester immédiatement, et si différentes équipes travaillent dessus, unifier l’interface en Ethernet permet aussi de repousser les tests d’intégration et d’avancer la date de sortie
    • Situation amusante où il faut écrire soi-même un émulateur MDIO et, pour détecter réellement le lien, aller jusqu’à toucher au code SMI interne au circuit, sans pouvoir facilement le commenter parce que ce système est propriétaire
    • Beaucoup d’éléments semblent avant tout orientés POC (preuve de concept), je suis d’accord sur l’inefficacité du trajet numérique-analogique-analogique-numérique, mais de façon abstraite une liaison RGMII entre MAC et PHY peut aussi paraître meilleure ; à vue de nez, le choix a peut-être été fait parce que l’interface documentée actuelle est plus accessible ou demande moins d’exploration de l’architecture interne, et sur le Starlink Mini on ne sait même pas où se trouvent les lignes RGMII ; selon le design intégré, elles peuvent être profondément enfouies et difficiles à repérer
    • Le RGMII n’est à l’origine pas adapté aux connexions entre cartes, le débit est assez élevé et il faut ajuster jusqu’aux délais de chaque signal ; dès qu’on sépare en deux cartes, le travail devient bien plus compliqué, avec en plus des problèmes EMI/EMC à prévoir ; on le fait sur des kits d’évaluation, mais pour de la production en volume ce n’est pas un bon choix
    • Interrogation sur le but exact de tout ce travail, puisque le Mini a déjà un port RJ45, donc pas besoin de bidouiller l’accès à l’Ethernet PHY, et on peut aussi désactiver le routeur WiFi depuis la page de configuration, ce qui résout déjà le problème au niveau du produit ; curiosité de savoir si le Mini vendu en Ukraine a carrément perdu son port Ethernet, car sur les photos il semble toujours présent sur la carte WiFi à côté de la prise d’alimentation
  • Remarque pertinente sur le fait qu’Oleg pense à des applications sensibles à la consommation électrique, et appréciation de cette approche
    • Lien vers la chaîne YouTube concernée
    • Cas d’usage où Starlink est déjà employé dans le bombardier nocturne « Nemesis » et les drones maritimes « Magura »
    • Curiosité sur les cas d’usage précis qu’il a en tête
    • Hypothèse qu’il s’agisse d’un usage embarqué sur drone
  • Lien vers l’archive
  • Curiosité sur le SoC utilisé par Starlink, avec l’hypothèse d’un Broadcom
    • Confirmation de l’usage de MediaTek
  • Avis indiquant que ce type d’information est utile à connaître