Demander à une IA de « faire preuve de créativité » est presque inefficace. → L’IA se contente généralement de produire la réponse la plus courante ou la plus banale.
Pour obtenir un résultat réellement créatif, il faut « lobotomiser » délibérément l’IA.
Autrement dit, il faut interdire de force les mots, schémas et métaphores qu’elle emploie le plus facilement d’ordinaire, puis lui imposer artificiellement des domaines absurdes ou des contraintes afin de lui barrer les chemins familiers.
Méthode principale (3 étapes) :
- Interdire tous les mots/expressions évidents qui risquent d’apparaître (ex. : burnout → bloquer aussi stress, exhaustion, overwhelm, etc.)
- Forcer un déplacement vers un domaine totalement incongru (ex. : vinification, mécanique orbitale, terminologie diplomatique médiévale, etc.)
- Si de nouvelles expressions trop convenues réapparaissent, les interdire à nouveau → répéter
Ainsi, l’IA ne peut plus emprunter la voie statistiquement la plus facile, ce qui fait émerger des connexions inattendues et, du point de vue humain, des métaphores et des idées fraîches et utiles.
Conclusion : la créativité de l’IA ne naît pas de la liberté, mais de contraintes fortes + détérioration intentionnelle.
(Formulation un peu provocatrice, comme dans le titre, mais l’idée centrale consiste à appliquer aux prompts d’IA un vieux principe de création : « ce sont les contraintes qui engendrent la créativité ».)
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