Guide complet pour créer des Claude Skills
(claude.com)- Les Claude Skills sont des packages de connaissances de workflow conçus pour définir une fois des flux de travail récurrents et les réutiliser durablement
- Un guide PDF de 33 pages rédigé directement par Anthropic couvre pas à pas l’ensemble du processus, de la conception des Skills à leur structuration, test et déploiement
- Il inclut un large éventail de cas d’usage, de l’automatisation de workflows autonomes au renforcement de l’intégration d’outils basée sur MCP
- Il s’appuie sur des schémas éprouvés et des cas d’échec observés en conditions réelles
- Si vos 2 ou 3 principaux workflows sont déjà clarifiés, il est possible de créer et tester un premier Skill en 15 à 30 minutes
Introduction
- Ce guide vise à traiter les Claude Skills non pas comme des prompts ponctuels, mais comme des actifs de workflow réutilisables
- Les Skills sont définis comme une structure conçue pour apprendre une fois à Claude une tâche ou un processus donné, puis le réutiliser de manière cohérente dans toutes les conversations
- Ils évitent d’avoir à réexpliquer à chaque fois les préférences de l’utilisateur, sa manière de travailler ou sa connaissance métier, ce qui réduit fortement les coûts cognitifs et opérationnels
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Situations où les Skills sont particulièrement efficaces
- Les Skills sont les plus efficaces pour des tâches répétables et structurées
- Génération de design frontend à partir de spécifications
- Réalisation de recherches selon une méthodologie constante
- Rédaction de documents conformes au guide de style de l’équipe
- Orchestration de processus complexes en plusieurs étapes
- Ils se combinent naturellement avec les fonctionnalités intégrées de Claude (exécution de code, génération de documents, etc.)
- Les Skills sont les plus efficaces pour des tâches répétables et structurées
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Répartition des rôles entre MCP et Skills
- En cas d’utilisation d’intégrations MCP, les Skills sont décrits comme une couche supplémentaire qui stabilise les workflows, au-delà du simple raccordement d’outils
- Si MCP fournit « ce qu’il est possible de faire », les Skills fixent « comment il faut le faire »
- Cela permet de transformer un accès brut aux outils en une expérience d’automatisation fiable
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Objectif et portée du guide
- Ce document couvre l’ensemble du processus nécessaire à la création de Skills
- Planification en amont et conception de la structure
- Méthodes de rédaction concrètes
- Test et amélioration itérative
- Déploiement et partage
- Il couvre tous les périmètres d’usage, du Skill personnel au Skill standard interne à une équipe, jusqu’au Skill destiné au partage avec la communauté
- Il est centré moins sur la théorie que sur des schémas et exemples validés en pratique
- Ce document couvre l’ensemble du processus nécessaire à la création de Skills
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Public visé
- Les développeurs qui veulent que Claude exécute un workflow précis toujours de la même manière
- Les power users qui veulent automatiser des tâches répétitives
- Les équipes qui cherchent à standardiser l’usage de Claude à l’échelle d’une organisation
- Les builders qui veulent combiner une connaissance de workflow avec des connecteurs MCP
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Parcours d’utilisation du guide
- Si l’objectif est de créer des Skills autonomes :
- Fundamentals
- Planning and Design
- Recommandation de se concentrer surtout sur les catégories 1 et 2
- Si l’objectif est de renforcer une intégration MCP :
- Section Skills + MCP
- Recommandation de se concentrer surtout sur la catégorie 3
- Les deux parcours partagent les mêmes exigences techniques et seules les parties nécessaires peuvent être appliquées de manière sélective
- Si l’objectif est de créer des Skills autonomes :
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Résultat attendu
- Le guide est conçu pour permettre de finaliser un Skill utile en une seule session
- Si 2 ou 3 workflows principaux sont clairement définis, un premier Skill peut être créé et testé en environ 15 à 30 minutes
- L’Introduction clarifie la perspective centrale sur laquelle reposent tous les chapitres suivants :
« Les Skills ne sont pas des prompts, mais des connaissances de travail réutilisables »
Chapter 1: Concepts de base (Fundamentals)
- Ce chapitre présente les fondements conceptuels et la philosophie de conception nécessaires à la compréhension des Claude Skills
- Il définit les Skills non comme un simple ensemble de prompts, mais comme des unités de connaissance de travail réutilisées dans la durée
- Il résume les principes clés qui servent de base aux discussions sur la conception, les tests et le déploiement abordées dans les chapitres suivants
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Qu’est-ce qu’un Skill ?
- Un Skill est une structure qui permet d’apprendre une fois à Claude comment exécuter une tâche ou un workflow spécifique, afin de le réutiliser ensuite de manière répétée
- Il est conçu pour éviter d’avoir à réexpliquer à chaque fois les préférences de l’utilisateur, les procédures ou la connaissance métier
- Il est particulièrement efficace pour les tâches à forte répétitivité
- Exemples :
- Génération de design frontend à partir de spécifications
- Réalisation de recherches de manière cohérente
- Rédaction de documents conformes au guide de style de l’équipe
- Exécution automatisée de processus en plusieurs étapes
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Composants de base d’un Skill
- Un Skill est organisé sous la forme d’un dossier unique
- Composant obligatoire :
SKILL.md: fichier central contenant le frontmatter YAML et les instructions Markdown
- Composants optionnels :
scripts/: code exécutable en Python, Bash, etc.references/: documents et guides consultés si nécessaireassets/: templates et ressources utilisés dans les livrables
- Cette structure est conçue pour concilier simplicité et extensibilité
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Principe de conception clé 1 : Progressive Disclosure
- Les Skills suivent une structure de chargement de l’information en 3 niveaux
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Niveau 1 : frontmatter YAML
- Toujours chargé dans le prompt système de Claude
- Il ne contient que les informations minimales permettant de déterminer quand le Skill doit être utilisé
- Il sert à éviter le chargement de contexte inutile
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Niveau 2 : corps de
SKILL.md- Chargé lorsque Claude juge le Skill pertinent
- Il contient la procédure réelle et les instructions d’exécution
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Niveau 3 : fichiers liés
references,scripts,assets, etc.- Explorés uniquement si Claude estime qu’ils sont nécessaires
- Cela permet de préserver l’expertise tout en minimisant la consommation de tokens
- Cette structure permet d’atteindre un équilibre entre coût de contexte et précision d’exécution
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Principe de conception clé 2 : Composability
- Claude peut charger plusieurs Skills simultanément
- Chaque Skill doit donc :
- ne pas supposer qu’il sera exécuté seul
- être conçu de façon à ne pas entrer en conflit avec d’autres Skills
- L’environnement de base suppose donc une collaboration possible entre plusieurs Skills
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Principe de conception clé 3 : Portability
- Les Skills sont conçus pour fonctionner de la même manière dans les environnements Claude.ai, Claude Code et API
- Un Skill créé une fois peut être réutilisé sur différentes plateformes sans modification
- En revanche, les scripts, l’accès réseau, etc. restent soumis aux contraintes de l’environnement d’exécution
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Relation entre MCP et Skills
- Lorsqu’on utilise MCP, les Skills jouent le rôle de couche de connaissance (knowledge layer)
- MCP fournit l’accès aux outils et aux données
- Les Skills définissent comment ces outils doivent être utilisés
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Métaphore de la cuisine
- MCP : la cuisine, les ingrédients et les ustensiles
- Skills : la recette
- Une fois combinés, l’utilisateur n’a plus besoin de concevoir lui-même les processus complexes
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En cas d’utilisation sans MCP
- Les Skills restent tout à fait utiles même sans MCP
- Rien qu’avec les fonctionnalités intégrées de Claude (génération de documents, exécution de code, etc.), ils permettent de :
- standardiser les tâches répétitives
- garantir une qualité cohérente
- améliorer la vitesse d’exécution
-
Message clé de ce chapitre
- Les Skills ne relèvent pas d’une optimisation de prompt à court terme, mais constituent des actifs de travail qui s’accumulent dans le temps
- L’essentiel n’est pas tant « ce qu’il est possible de faire » que « fixer la manière de le faire »
- Les chapitres suivants prolongent cette idée vers les étapes concrètes de conception et d’exploitation
Chapitre 2 : planification et conception (Planning and Design)
-
Ce chapitre part du principe que la réussite ou l’échec de la création de Skills se joue presque entièrement dans la qualité de la conception en amont de la rédaction
-
Avant même l’implémentation technique, il faut clarifier quel problème sera résolu et quel flux sera figé
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Un Skill bien conçu simplifie l’implémentation et réduit fortement les coûts de test et de maintenance
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Point de départ : définir les cas d’usage
- Avant de rédiger un Skill, il faut impérativement définir 2 à 3 cas d’usage concrets (use cases)
- Un cas d’usage ne doit pas être un objectif abstrait, mais inclure jusqu’aux formulations réelles de l’utilisateur et au résultat attendu
-
Éléments d’un bon cas d’usage
- l’objectif que l’utilisateur veut atteindre
- la phrase déclencheuse que l’utilisateur pourrait prononcer
- les tâches séquentielles à effectuer en interne
- les outils utilisés (fonctionnalités natives de Claude ou MCP)
- l’état final attendu
- L’exemple souligne l’importance d’une définition claire des conditions de départ, étapes de traitement et état d’achèvement, comme pour la « planification de sprint »
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Questions clés à se poser avant la conception
- Que veut réellement terminer l’utilisateur ?
- Quel workflow multi-étapes est nécessaire pour obtenir ce résultat ?
- À quelle étape faut-il quel outil ?
- Où intégrer les connaissances métier ou bonnes pratiques qui nécessitent un jugement humain ?
- Si l’on ne peut pas répondre clairement à ces questions, le Skill n’est pas encore prêt à être figé
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Principaux types de cas d’usage de Skill observés
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Catégorie 1 : génération de documents et d’actifs
- Utilisée pour produire des livrables où la cohérence de qualité est essentielle
- Cela inclut des documents, présentations, designs, code et livrables UI
- Caractéristiques :
- intégration de guides de style et de règles de marque
- utilisation de modèles de sortie
- inclusion d’une checklist qualité finale
- Peut être entièrement réalisée avec les fonctionnalités natives de Claude, sans outil externe
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Catégorie 2 : automatisation de workflow
- Adaptée aux processus qui exigent l’exécution répétée de plusieurs étapes
- Exemple : skill-creator
- Caractéristiques :
- inclusion d’une progression étape par étape et de points de vérification
- fourniture de modèles structurés
- intégration de boucles de revue intermédiaire et d’amélioration
- Décrite comme un type qui privilégie la stabilité du processus plutôt que le résultat
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Catégorie 3 : renforcement MCP
- Transforme l’accès aux outils fournis par un serveur MCP en workflow réellement exploitable
- Caractéristiques :
- combinaison séquentielle de plusieurs appels MCP
- enrichissement automatique du contexte, sans que l’utilisateur ait à tout préciser
- gestion intégrée des situations d’erreur MCP
- Défini non comme une simple automatisation, mais comme une encapsulation d’un mode d’usage spécialisé
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Importance de la définition des critères de réussite
- Un Skill ne doit pas être évalué parce qu’il « semble bien fonctionner », mais selon son effet d’amélioration réel
- Les critères de réussite ne sont pas présentés comme des chiffres ultra-précis, mais comme des repères orientés
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Critères quantitatifs
- déclenchement automatique dans la majorité des requêtes visées
- réduction du nombre d’appels d’outils et de l’usage de tokens lors de l’utilisation du Skill
- exécution complète du workflow sans échec d’appel MCP
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Critères qualitatifs
- le processus avance sans que l’utilisateur ait à indiquer l’étape suivante
- la structure et la qualité des résultats restent cohérentes sur des exécutions répétées
- même un nouvel utilisateur peut réussir dès sa première tentative
- Le texte reconnaît qu’une part de jugement intuitif (vibes) peut entrer dans l’évaluation, tout en précisant qu’il faut conserver une base de comparaison
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Aperçu des exigences techniques
- Le Skill doit suivre une structure de répertoires fixe
- Le fichier
SKILL.mdest obligatoire, et son nom doit correspondre exactement - Le nom du dossier et le champ name doivent utiliser le kebab-case
- Ne pas placer de README.md dans le dossier du Skill
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Rôle du frontmatter YAML
- Le frontmatter est le signal clé qui permet à Claude de décider quand charger le Skill
- Champs minimaux requis :
- name
- description
- La description doit impérativement inclure :
- ce que fait le Skill
- quand l’utiliser
- des formulations concrètes que l’utilisateur pourrait employer
- Un langage centré sur l’utilisateur est plus important qu’une explication technique
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Principes de conception du frontmatter
- rester sous 1024 caractères
- ne pas utiliser de balises XML
- usage limité de certains noms (claude, anthropic) pour des raisons de sécurité
- les métadonnées sont facultatives, mais il est recommandé d’inclure la version et les informations sur l’auteur
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Orientation de conception du corps de
SKILL.md- fournir des instructions claires et exécutables, étape par étape
- présenter des exemples avec les résultats attendus
- inclure les erreurs fréquentes et leur résolution
- déplacer les explications trop détaillées dans le répertoire references
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L’idée centrale du chapitre 2 est qu’il faut traiter les Skills non comme un « ensemble de prompts », mais comme un livrable de conception de workflow porteur d’une intention
Chapitre 3 : tests et amélioration itérative (Testing and Iteration)
- Ce chapitre se concentre sur le processus permettant d’amener les Skills à un niveau réellement fiable
- Plus que leur simple création, l’essentiel pour un Skill est de vérifier quand il est chargé, comment il s’exécute et comment ses résultats s’améliorent
- Il est important d’ajuster l’intensité des tests en fonction du périmètre d’usage et de l’impact
-
Choisir le niveau de test
- Les tests de Skills peuvent être menés à différents niveaux selon la qualité attendue et l’étendue du déploiement
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Tests manuels (Claude.ai)
- Saisir directement des requêtes dans Claude.ai pour vérifier le comportement
- Permet des itérations rapides sans configuration supplémentaire
- Adapté à la validation de la conception initiale et aux corrections rapides
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Tests basés sur des scripts (Claude Code)
- Automatiser des cas de test dans l’environnement Claude Code
- Utile pour les tests de régression lorsque les modifications s’accumulent
- Adapté aux Skills utilisés par des équipes internes
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Tests programmatiques basés sur l’API
- Exécuter automatiquement un ensemble de tests défini à l’aide de la Skills API
- Permet des comparaisons quantitatives et une validation systématique
- Adapté aux déploiements à grande échelle et aux environnements d’entreprise
- Les petits Skills à usage interne et les Skills publiés à l’externe n’exigent pas les mêmes critères de test
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Approche recommandée : partir d’une tâche difficile
- Les créateurs de Skills efficaces se concentrent sur une seule tâche difficile qu’ils améliorent par itérations
- Ils extraient ensuite l’approche qui permet à Claude de réussir cette tâche de manière fiable, puis la figent dans un Skill
- Plutôt que des tests très larges, la répétition sur un cas unique à fort signal permet d’apprendre plus vite
- Ce n’est qu’ensuite que les tests sont étendus à des cas variés
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Principaux domaines de test
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1. Tests de déclenchement
- Objectif : vérifier que le Skill se charge automatiquement uniquement dans les situations appropriées
- Éléments inclus :
- Déclenchement sur une demande explicite
- Déclenchement aussi lorsque la formulation de la demande change
- Absence de chargement sur des demandes non pertinentes
- La qualité du déclenchement est directement liée à la conception du champ
description
-
2. Tests fonctionnels
- Objectif : vérifier que le Skill produit correctement le résultat attendu
- Éléments à vérifier :
- Exactitude des résultats produits
- Réussite des appels MCP
- Comportement en cas d’erreur
- Gestion des cas limites
- L’évaluation ne repose pas sur un simple succès, mais sur l’intégrité de l’ensemble du workflow
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3. Tests comparatifs de performance
- Objectif : vérifier l’effet d’amélioration concret avant et après utilisation du Skill
- Éléments de comparaison :
- Nombre d’allers-retours de messages
- Échec ou non des appels MCP
- Volume total de tokens utilisés
- Un Skill ne doit pas seulement « fonctionner », il doit prouver qu’il améliore la situation
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-
Tester et améliorer avec skill-creator
skill-creatorest un méta-outil qui aide à la conception et à l’amélioration des Skills- Fonctions principales :
- Génération d’une ébauche de Skill à partir d’une description en langage naturel
- Génération automatique du format
SKILL.mdet du frontmatter - Détection des risques de déclenchement excessif ou insuffisant
- Suggestion de cas de test adaptés à l’objectif
- Il ne remplace pas les tests d’exécution ni l’évaluation quantitative
-
Amélioration itérative à partir des retours
- Les Skills ne sont pas des livrables figés, mais des éléments à affiner en continu
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Signaux d’un déclenchement insuffisant
- Le Skill ne se charge pas automatiquement
- L’utilisateur active manuellement le Skill
- Des questions du type « dans quel cas l’utiliser ? » apparaissent
- Solution : ajouter des expressions et termes concrets dans la description
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Signaux d’un déclenchement excessif
- Le Skill se charge même pour des questions non pertinentes
- L’utilisateur en vient à désactiver le Skill
- Une confusion sur son objectif apparaît
- Solution : réduire le périmètre, ajouter des déclencheurs négatifs
-
Signaux de problèmes d’exécution
- Manque de cohérence des résultats
- Erreurs MCP ou répétitions de tentative
- Nécessité d’une intervention corrective de l’utilisateur
- Solution : clarifier les instructions, renforcer la gestion des erreurs
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Message clé de la phase de test
- Les tests servent à vérifier non seulement la justesse, mais aussi la fiabilité du Skill
- Le critère « le Skill s’exécute » n’est pas suffisant
- Le critère final est : « l’utilisateur peut-il aller jusqu’au bout sans avoir à donner l’instruction suivante ? »
- Le chapitre 3 correspond à l’étape où les Skills passent du statut d’outil expérimental à celui d’actif de workflow exploitable en production
Chapitre 4 : Déploiement et partage (Distribution and Sharing)
- Les Skills sont l’élément qui concrétise la valeur des connecteurs MCP : même avec la même connexion à un outil, la valeur est atteinte plus rapidement lorsqu’un skill est fourni avec
- Du point de vue des utilisateurs, on observe une préférence pour les connecteurs incluant des workflows immédiatement exploitables plutôt que pour ceux qui ne fournissent que MCP
- Ce chapitre récapitule les modes de déploiement en vigueur en janvier 2026, le déploiement à l’échelle de l’organisation, l’usage via API et les stratégies d’exploitation recommandées
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Modèle de déploiement actuel (en janvier 2026)
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Mode de déploiement pour les utilisateurs individuels
- Télécharger le dossier du Skill en local
- Si nécessaire, compresser l’ensemble du dossier dans un fichier zip
- Le téléverser dans Claude.ai via Settings → Capabilities → Skills
- Ou le placer directement dans le répertoire
skillsde l’environnement Claude Code - Après le téléversement, l’utilisateur doit activer lui-même le skill
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Déploiement à l’échelle de l’organisation
- Un administrateur peut déployer des skills à l’ensemble du workspace
- La fonctionnalité de déploiement au niveau organisationnel est disponible depuis le 18 décembre 2025
- Gestion centralisée et prise en charge des mises à jour automatiques
- Adapté pour imposer ou maintenir de façon cohérente des workflows standard au sein de l’organisation
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Les Skills en tant que standard ouvert
- Agent Skills est publié comme standard ouvert, au même titre que MCP
- L’objectif est qu’un même skill fonctionne dans plusieurs outils d’IA, sans dépendre d’une plateforme spécifique
- Certains skills peuvent exploiter activement des fonctionnalités propres à une plateforme ; dans ce cas, les contraintes d’environnement peuvent être précisées dans le champ
compatibility - Le standard continue d’évoluer en collaboration avec les acteurs de l’écosystème
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Utilisation des Skills via l’API
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Objectifs de l’usage via API
- Adapté aux scénarios d’usage programmatiques comme les applications, les pipelines d’automatisation ou les systèmes d’agents
- Permet de piloter les skills au niveau système, et non via un usage manuel dans l’interface
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Fonctions principales
- Consultation et gestion de la liste des skills via l’endpoint
/v1/skills - Spécification des skills avec le paramètre
container.skillslors des requêtes à la Messages API - Gestion des versions et contrôle du déploiement via Claude Console
- Possibilité de créer des agents personnalisés en intégration avec le Claude Agent SDK
- Consultation et gestion de la liste des skills via l’endpoint
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Guide de choix de l’environnement d’utilisation
- Claude.ai / Claude Code :
- Usage direct par l’utilisateur final
- Tests manuels pendant le développement et itérations rapides
- Workflows individuels et occasionnels
- API :
- Intégration dans des applications
- Déploiement en production à grande échelle
- Agents et pipelines automatisés
- Claude.ai / Claude Code :
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Points d’attention
- L’usage des Skills via API nécessite la bêta Code Execution Tool
- Suppose un environnement d’exécution sécurisé
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Stratégie de déploiement recommandée
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1. Exploiter un dépôt public GitHub
- Le skill lui-même est géré comme un dossier unique
- Fournir à la racine du dépôt un README destiné aux humains
- Il est recommandé d’y inclure la méthode d’installation, l’objectif d’usage et des captures d’écran d’exemple
- Ne pas inclure de
README.mdà l’intérieur du dossier du Skill
-
2. Lier avec la documentation MCP
- Présenter aussi le Skill dans la documentation du connecteur MCP
- Expliquer clairement la valeur de la combinaison avec un Skill par rapport à l’usage de MCP seul
- Fournir un guide de démarrage rapide
-
3. Fournir un guide d’installation
- Indiquer comment télécharger le skill
- Donner des instructions étape par étape pour l’installer dans Claude.ai ou Claude Code
- Inclure la procédure de vérification de la connexion au serveur MCP
- Fournir un exemple simple de prompt de test
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-
Principes de positionnement des skills
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Décrire les résultats plutôt que les fonctionnalités
- Plutôt que d’expliquer l’implémentation interne ou l’architecture technique, mettre l’accent sur les résultats obtenus par l’utilisateur
- Mettre au premier plan les effets comme le gain de temps, la réduction des erreurs et la garantie de cohérence
-
La combinaison MCP + Skills est essentielle
- MCP fournit l’accès aux outils
- Les Skills apportent la connaissance de la manière d’utiliser ces outils
- C’est la combinaison des deux qui rend l’automatisation basée sur l’IA complète
-
- Le déploiement et le partage ne consistent pas simplement à transmettre un skill, mais à permettre à l’utilisateur d’en comprendre la valeur et de l’exploiter immédiatement
Chapitre 5 : modèles et résolution de problèmes (Patterns and Troubleshooting)
- Ce chapitre présente des modèles de conception dont l’efficacité a été démontrée de manière répétée ainsi que des méthodes de résolution des problèmes les plus fréquents en production, à partir de cas observés chez les premiers utilisateurs de Skills et les équipes internes
- Les modèles proposés ne sont pas des règles absolues, mais un ensemble d’approches éprouvées, à sélectionner et combiner selon l’objectif de chaque skill
- Le message clé n’est pas « connecter des outils », mais concevoir un flux qui résout un problème
-
Choisir une approche : orientée problème vs orientée outil
- Dans la conception d’un skill, il est important de choisir l’un de ces deux points de vue
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Orientée problème (Problem-first)
- L’utilisateur exprime le résultat qu’il souhaite obtenir
- Le skill détermine en interne les outils MCP appropriés et l’ordre des appels
- Exemple : « Crée un espace de travail projet » → le skill gère tous les appels d’outils
- Adapté à une expérience orientée résultat
-
Orientée outil (Tool-first)
- L’utilisateur connaît déjà les connexions MCP
- Le skill fournit une expertise sur la bonne manière d’utiliser cet outil
- Exemple : mode d’emploi de Notion MCP, recommandations de workflow optimal
- Adapté aux utilisateurs experts et aux guides d’outils internes
- La plupart des skills se rapprochent davantage de l’une de ces deux approches, et le fait de l’identifier clairement détermine la qualité de la conception
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Modèle 1 : orchestration de workflow séquentiel
- Adapté aux cas où plusieurs étapes doivent impérativement être exécutées dans un ordre défini
- Chaque étape dépend du résultat de l’étape précédente
- Peut inclure une validation à chaque étape et des consignes de rollback en cas d’échec
- Convient à des tâches comme l’onboarding, la création de compte ou la configuration d’abonnement
-
Modèle 2 : collaboration multi-MCP
- Adapté aux cas où plusieurs services (MCP) doivent être utilisés à la suite pour produire un seul résultat
- Séparer les MCP par étape et définir clairement le flux de transmission des données
- Validation obligatoire avant de passer à l’étape suivante
- Convient à des workflows complexes comme design → stockage → création de tâche → notification
-
Modèle 3 : amélioration itérative (Iterative Refinement)
- Adapté aux tâches dont la qualité s’améliore fortement grâce à des itérations plutôt qu’à un résultat initial
- Concevoir explicitement une boucle génération d’ébauche → validation → correction → revalidation
- Il faut définir clairement les critères de qualité et les conditions d’arrêt des itérations
- Efficace pour la génération de rapports et l’amélioration de la qualité documentaire
-
Modèle 4 : sélection d’outils basée sur le contexte
- À utiliser lorsque, pour un même objectif, l’outil optimal varie selon la situation
- Nécessite des critères de décision explicites, comme la taille des fichiers, leur type ou la collaboration
- Expliquer à l’utilisateur la raison du choix pour renforcer la fiabilité perçue
- Convient aux flux de stockage, de gestion documentaire et de dépôt de code
-
Modèle 5 : intelligence intégrée spécifique au domaine
- Un skill qui va au-delà du simple appel d’outils en intégrant des connaissances métier et des règles spécialisées
- L’étape d’évaluation et de validation avant l’exécution est essentielle
- Toutes les décisions peuvent être consignées afin de permettre une traçabilité d’audit
- Convient aux domaines à haut risque comme la finance, la compliance ou la sécurité
-
Guide de résolution de problèmes
-
Échec de l’upload
- Cela se produit si le nom du fichier
SKILL.mdn’est pas exact - Des erreurs de format comme l’absence du délimiteur YAML (
---) ou des guillemets non fermés peuvent en être la cause - L’upload est refusé si le champ
namecontient des majuscules ou des espaces
- Cela se produit si le nom du fichier
-
Le skill ne se déclenche pas
- Cela arrive si la
descriptionest trop abstraite ou ne reflète pas la manière dont les utilisateurs s’expriment - Il faut la modifier pour inclure des formulations qu’un utilisateur réel pourrait employer
- On peut déboguer en demandant à Claude : « Quand ce skill doit-il être utilisé ? »
- Cela arrive si la
-
Le skill se déclenche trop souvent
- Une
descriptionau périmètre trop large en est généralement la cause - Ajouter des déclencheurs négatifs (
Do NOT use when…) - Distinguer clairement ce qui doit être traité de ce qui doit être exclu
- Une
-
Échec d’appel MCP
- Vérifier l’état de connexion du serveur MCP
- Contrôler les informations d’authentification (clé API, token OAuth)
- Isoler la cause du problème en appelant MCP seul, sans le skill
- Vérifier précisément la casse des noms d’outils
-
Les consignes sont mal respectées
- Cela arrive lorsque les consignes sont trop longues ou que l’essentiel s’y noie
- Placer les conditions importantes en haut et les rappeler de manière répétée
- Utiliser une liste de conditions vérifiables plutôt que des formulations ambiguës
- Pour les validations critiques, il est plus fiable de les implémenter sous forme de scripts
-
Dégradation des performances due à un contexte volumineux
- Cela se produit lorsque
SKILL.mdest excessivement volumineux - Séparer la documentation détaillée dans
references - Si trop de skills sont activés simultanément, il est recommandé de réduire leur nombre
- L’activation simultanée de plus de 20 à 50 skills peut entraîner une baisse de performance
- Cela se produit lorsque
-
- « Un skill n’est pas un artefact créé une fois pour toutes, mais un objet opérationnel qui gagne en maturité grâce au choix des bons modèles et à l’amélioration itérative »
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