- Récit d’un épisode où un code secret créé à 12 ans après la lecture d’un livre sur la cryptographie a été pris par erreur pour une affaire d’espionnage du FBI
- La clé de chiffrement rangée dans un étui à lunettes perdu a été prise à tort pour la preuve d’un espion japonais, déclenchant plusieurs semaines d’enquête du FBI
- Après investigation, le FBI a rendu les lunettes mais a conservé la clé de chiffrement à des fins d’archives, concluant qu’il s’agissait d’une enfantillade
- Des années plus tard, après avoir indiqué dans un dossier d’habilitation « déjà fait l’objet d’une enquête du FBI », le responsable de la sécurité a déchiré le formulaire et ordonné de le réécrire
- Cette expérience montre sur un ton satirique qu’il ne faut pas inscrire de faits inutiles dans les documents d’habilitation de sécurité
L’espion e-t-a-o-n-r-i et le FBI
- Dans son enfance, l’auteur lit Secret and Urgent de Fletcher Pratt et expérimente un système de chiffrement fondé sur l’analyse de fréquence
- Avec un ami, il crée une clé de chiffrement et imagine une méthode de communication que seuls eux peuvent déchiffrer
- La clé de chiffrement tient sur une page dactylographiée, dont chacun possède un exemplaire
- L’auteur cache sa clé de chiffrement dans un étui à lunettes, mais perd l’étui en revenant de la plage
- À l’époque, ses lunettes avaient coûté 8 dollars, une somme importante pour lui
- La personne qui ramasse l’étui le prend pour un message codé d’un espion japonais et le signale au FBI
- Nous sommes en 1943, peu après l’internement forcé des Américains d’origine japonaise
- Après plusieurs semaines d’enquête, le FBI rend visite à la mère de l’auteur et confirme qu’un garçon de 12 ans est le suspect
- Les agents expliquent avoir remonté jusqu’à lui grâce au dossier de correction de ses lunettes
- L’agent exprime sa colère en déclarant que « le gouvernement a dépensé des milliers de dollars pour cette affaire »
- Les lunettes sont rendues, mais la clé de chiffrement est saisie pour les archives du FBI, et l’affaire est close
L’incident du dossier d’habilitation de sécurité
- À l’université, pour travailler dans un laboratoire de recherche électronique de la marine, l’auteur remplit un dossier d’habilitation de sécurité
- À la question « Avez-vous déjà fait l’objet d’une enquête du FBI ? », il répond « oui » et ajoute « soupçonné d’être un espion japonais »
- En voyant cela, le responsable de la sécurité entre dans une colère noire, déchire le formulaire et exige qu’il soit refait
- Il le prévient que « s’il écrit cela, il n’obtiendra jamais l’habilitation »
- Après avoir rempli un nouveau formulaire selon ces instructions, l’habilitation est rapidement accordée
- Par la suite, l’auteur ne mentionne plus jamais cet épisode dans des documents d’habilitation
Anecdote en guise de conclusion
- Plus tard, il apprend par hasard qu’inscrire certaines informations particulièrement accrocheuses peut aussi accélérer la procédure d’habilitation
- Mais il laisse l’exemple concret pour « une autre histoire »
- L’ensemble prend la forme d’un récit rétrospectif qui tourne en dérision l’irrationalité des procédures administratives et l’excès de culture sécuritaire
Aucun commentaire pour le moment.