1 points par GN⁺ 2026-03-23 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Une méta-analyse de 54 essais contrôlés randomisés, publiée dans The Lancet Psychiatry, confirme que le cannabis médical n’est pas efficace pour traiter l’anxiété, la dépression et le PTSD, et qu’il peut même aggraver la santé mentale
  • Selon l’étude, environ 27 % des adultes aux États-Unis et au Canada utilisent du cannabis médical, et la moitié d’entre eux l’utilisent pour soulager des symptômes de santé mentale
  • Les chercheurs avertissent que le cannabis peut augmenter le risque de symptômes psychotiques, provoquer une dépendance et retarder des traitements validés
  • Il existe des éléments en faveur d’une utilité pour certaines pathologies physiques, mais les preuves restent insuffisantes pour les troubles mentaux, et la qualité des données est également faible pour l’autisme, entre autres
  • Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la régulation du cannabis médical et de recourir à des prescriptions fondées sur les preuves, ce qui pourrait contribuer à réduire les dommages liés à des produits inefficaces

Une vaste étude confirme que le cannabis n’est pas efficace contre l’anxiété, la dépression et le trouble de stress post-traumatique (PTSD)

  • Une vaste analyse publiée dans The Lancet Psychiatry confirme que le cannabis médical n’est pas efficace pour traiter l’anxiété, la dépression et le PTSD, et qu’il pourrait au contraire aggraver la santé mentale
    • Il s’agit de la plus grande analyse menée à ce jour sur la sécurité et l’efficacité des composés du cannabis dans l’ensemble des troubles psychiatriques
    • Au moment de l’étude, environ 27 % des personnes âgées de 16 à 65 ans aux États-Unis et au Canada utilisaient du cannabis médical, et la moitié d’entre elles l’utilisaient pour atténuer des symptômes liés à la santé mentale
  • Le responsable de l’étude, le Dr Jack Wilson (Matilda Centre, Université de Sydney), avertit que le cannabis médical peut avoir des effets négatifs, notamment une augmentation du risque de symptômes psychotiques, le développement d’une dépendance au cannabis et le retard de traitements validés
    • Selon lui, « l’usage courant du cannabis médical peut au contraire aggraver les résultats en matière de santé mentale »

Des preuves limitées dans d’autres pathologies

  • Certaines études ont observé que le cannabis pourrait être utile dans des cas comme l’autisme, l’insomnie, les tics et la dépendance au cannabis
    • Toutefois, le Dr Wilson souligne que « la qualité des preuves pour ces pathologies est faible et qu’il est difficile de justifier un usage sans accompagnement médical ni soutien psychologique »
  • Il existe des éléments en faveur d’une utilité dans certaines pathologies physiques, comme la réduction des crises d’épilepsie, le soulagement de la spasticité chez les patients atteints de sclérose en plaques et la prise en charge de certaines douleurs, mais les preuves restent insuffisantes pour les troubles mentaux
  • Dans le cas de l’autisme, une amélioration de certains symptômes a été observée, mais les différences individuelles sont importantes, ce qui impose une interprétation prudente

Des résultats contrastés pour les troubles liés à l’usage de substances

  • L’étude a également analysé l’efficacité du cannabis dans le traitement de troubles liés à l’usage de substances, comme la dépendance au cannabis et le trouble lié à l’usage de cocaïne
    • Chez les patients dépendants au cannabis, certains effets positifs ont été observés, comme une diminution de la consommation fumée lorsqu’il est associé à une psychothérapie
    • En revanche, chez les patients présentant un trouble lié à l’usage de cocaïne, une augmentation du craving a été constatée, ce qui signifie qu’un tel usage pourrait aggraver la dépendance au lieu de l’améliorer
  • Le Dr Wilson explique que « de la même manière que la méthadone est utilisée dans le traitement de la dépendance aux opioïdes, des médicaments à base de cannabis pourraient faire partie du traitement de la dépendance au cannabis, mais ils sont inadaptés à la dépendance à la cocaïne »

Appels à un renforcement de la régulation du cannabis médical

  • Alors que l’usage et les prescriptions de cannabis médical augmentent rapidement, des institutions majeures comme l’American Medical Association (AMA) s’inquiètent de l’insuffisance de la régulation et des incertitudes sur la sécurité
  • Les chercheurs estiment que ces résultats peuvent aider les soignants à prendre des décisions de prescription fondées sur les preuves et contribuer à réduire les dommages liés à des produits inefficaces ou dangereux

Analyse de 45 ans de données mondiales

  • Ces résultats reposent sur une revue systématique et une méta-analyse synthétisant 54 essais contrôlés randomisés (RCT) réalisés dans le monde entre 1980 et 2025
  • L’étude a été financée par le National Health and Medical Research Council australien (NHMRC), et certains chercheurs ont déjà participé à des activités de conseil liées à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et au ministère australien de la Santé
  • La majorité des chercheurs ont déclaré n’avoir aucun conflit d’intérêts

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