1 points par GN⁺ 2 시간 전 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Une nouvelle réglementation du DMV de Californie permet désormais à la police de notifier directement le constructeur lorsqu’un véhicule autonome enfreint le code de la route
  • La nouvelle procédure vise à résoudre le problème des véhicules sans conducteur, difficiles à verbaliser selon les méthodes classiques, en permettant à la police d’émettre un « notice of AV noncompliance » au constructeur
  • La réglementation entrera en vigueur le 1er juillet et fait partie d’une loi de 2024 imposant un encadrement plus strict des technologies de conduite autonome
  • Les entreprises d’AV devront répondre en moins de 30 secondes aux appels de la police et des services d’urgence, et les véhicules autonomes seront sanctionnés s’ils entrent dans une zone d’urgence active
  • À San Bruno, un Waymo AV a effectué un demi-tour illégal, mais aucun conducteur n’étant présent pour recevoir une contravention, celle-ci n’a pas pu être émise ; lors de la panne d’électricité à San Francisco, plusieurs véhicules Waymo se sont immobilisés au milieu d’un carrefour encombré, aggravant encore la circulation

Règles de contrôle des véhicules autonomes en Californie

  • Le Department of Motor Vehicles (DMV) de Californie a annoncé une nouvelle réglementation sur les véhicules autonomes (AV), permettant à la police de notifier directement le constructeur d’un véhicule ayant enfreint le code de la route
  • La nouvelle procédure consiste pour la police à émettre un « notice of AV noncompliance » au constructeur, afin de traiter le problème des véhicules sans conducteur, difficiles à verbaliser comme auparavant
  • La nouvelle réglementation entrera en vigueur le 1er juillet et fait partie d’une loi de 2024 imposant des règles plus strictes aux technologies de conduite autonome
  • Le DMV californien qualifie cette réglementation de « réglementation AV la plus complète des États-Unis »
  • Steve Gordon, directeur du DMV, a déclaré que la Californie continue de mener les États-Unis dans le développement et le déploiement des technologies AV, et que ces règles révisées illustrent encore davantage l’engagement de l’État en faveur de la sécurité publique

Principaux points de la nouvelle réglementation

  • La police pourra notifier aux entreprises d’AV qu’un véhicule autonome a commis une moving violation
  • Les entreprises d’AV devront répondre aux appels de la police et des autres services d’urgence dans les 30 secondes
  • Des sanctions seront appliquées si un véhicule autonome entre dans une zone d’urgence active
  • La nouvelle réglementation fait basculer la procédure de responsabilité en cas d’infraction routière des véhicules autonomes vers le constructeur

Contexte de cette réglementation

  • Dans certaines villes de Californie, les véhicules autonomes deviennent plus courants, mais jusqu’à présent la police ne pouvait pas verbaliser ces véhicules même lorsqu’ils enfreignaient le code de la route
  • Des infractions au code de la route impliquant des véhicules autonomes se sont produites à plusieurs reprises, et un autre incident a eu lieu l’an dernier lors de la panne d’électricité à San Francisco
  • En septembre 2025 à San Bruno, la police a vu un Waymo AV effectuer un demi-tour illégal devant un feu tricolore, mais après avoir arrêté le véhicule, elle n’a pas pu émettre de contravention faute de conducteur pour la recevoir
  • La police a alors contacté l’entreprise au sujet du « glitch »
  • Lors de la panne d’électricité majeure de décembre à San Francisco, plusieurs véhicules Waymo se sont immobilisés au milieu d’un carrefour encombré, aggravant encore une circulation déjà bloquée

Entreprises concernées et situation opérationnelle

  • Waymo fait partie des principales entreprises exploitant des robotaxis entièrement autonomes dans la San Francisco Bay Area et le comté de Los Angeles
  • Plusieurs entreprises, dont Tesla, disposent également d’autorisations pour tester des AV dans certaines villes de Californie
  • La BBC a demandé des commentaires à Waymo et Tesla
  • Les autorités américaines de sécurité ont, dans un dossier distinct, contacté Tesla au sujet de robotaxis irréguliers

Intervention d’urgence et sécurité routière

  • Des responsables du San Francisco Fire Department ont déclaré à plusieurs reprises que les robotaxis entravent les interventions d’urgence
  • L’obligation de répondre en 30 secondes et les sanctions liées à l’entrée dans une zone d’urgence prévues par la nouvelle réglementation visent à permettre à la police et aux services d’urgence de réagir plus rapidement aux problèmes posés par les véhicules autonomes

1 commentaires

 
GN⁺ 2 시간 전
Commentaires Hacker News
  • Globalement, on peut espérer que les voitures autonomes réduiront à terme le nombre de morts sur les routes
    Le dernier obstacle, c’est la régulation. Il ne faut pas permettre aux constructeurs d’échapper à leur responsabilité sous prétexte qu’« il n’y a pas de conducteur », ni de faire porter à la société le coût des dégâts causés par les voitures autonomes
    La difficulté, c’est de savoir comment rester équitable. Si une personne commet un homicide involontaire au volant, elle est sévèrement punie ; que faut-il faire pour une voiture autonome ? Une amende de 10 millions de dollars ? De la prison pour les dirigeants ? Et si une amende de 10 millions de dollars par X miles parcourus n’était finalement traitée que comme un simple coût d’exploitation ?

    • « Si une personne commet un homicide involontaire au volant, elle est sévèrement punie » ? Vraiment ? https://sfstandard.com/2026/03/20/mary-lau-sentenced-probati...
      Le niveau appliqué aux conducteurs humains est déjà tombé plus bas que terre
    • Si on prend l’équité / la rétribution / la justice comme critère principal, on risque de ne jamais obtenir un avenir où les morts sur la route diminuent
      Il y aura toujours une probabilité de décès liée aux véhicules, et elle ne pourra jamais tomber à 0 %. Si la probabilité qu’une voiture autonome cause un décès est de plusieurs ordres de grandeur inférieure à celle d’un conducteur humain, alors c’est cet avenir qu’il faut choisir
      Dans ces conditions, envoyer en prison les dirigeants des constructeurs ou imposer une responsabilité financière à des individus empêcherait probablement la sortie ou l’adoption massive des voitures autonomes, même si elles réduisent le nombre total de morts. Le sentiment d’équité, de justice ou de rétribution peut faire du bien, mais il peut aussi augmenter le nombre total de décès
      Logiquement, il faut des seuils. Par exemple x décès pour y véhicules produits ; si le seuil est dépassé, l’entreprise paie une grosse amende. Et à mesure que la technologie s’améliore, on peut abaisser ce seuil. Sauf en cas d’intention délibérée ou de faute grave ayant causé un décès, il faudrait peut-être l’ignorer
      Reste à savoir si l’humanité peut accepter cela
    • Aux États-Unis, on accepte aujourd’hui comme un coût tolérable 11 morts par milliard de miles, soit environ 47 000 morts par an
      C’est plus de deux fois plus élevé par mile qu’en Suède ou en Suisse, et sensiblement plus élevé aussi que les 6 à 8 morts par milliard de miles observés au Canada, en Australie ou en Allemagne. Ce n’est pas qu’on ne puisse pas faire mieux ; c’est simplement que, du point de vue de la société ou des pouvoirs publics, cela ne vaut pas le coût de l’amélioration
      Si on traduisait cela en coût monétaire, la dimension éthique changerait un peu, mais pas de façon radicale
    • « Si une personne commet un homicide involontaire au volant, elle est sévèrement punie » ? J’aimerais bien. « 10 jours de prison pour le conducteur ivre qui a tué le cycliste Bobby Cann » https://www.dnainfo.com/chicago/20170126/old-town/ryne-san-h...
    • Nous subventionnons la conduite à hauteur d’un peu plus de 1 000 milliards de dollars par an. La raison principale, c’est que la négligence est peu sanctionnée, ce qui reporte la responsabilité sur les victimes des conducteurs[1]. Une manière de traiter ce problème serait de faire supporter aux conducteurs l’ensemble des dommages
      Une autre mesure simple et efficace serait de transformer les amendes, aujourd’hui forfaitaires, en pourcentage du revenu. En l’état, les conducteurs se disent qu’une voiture garée sur une piste cyclable ne tue généralement personne, donc ils ne risquent qu’une petite amende avec une faible probabilité. Mais s’il existait une probabilité de payer, par exemple, 0,1 % de son revenu annuel, la technologie Waymo cesserait comme par magie de faire ce genre de chose
      Si on y ajoute un droit d’action privé, l’application serait suffisamment forte pour accélérer les améliorations, tout en renforçant la sécurité et en réduisant les temps de trajet pour tous les usagers de la route
      1. https://www.economist.com/united-states/2024/01/18/why-car-i...
  • Ça me paraît bien. J’utilise souvent Waymo, j’ai fait 344 trajets avec eux et j’aime bien, mais il leur arrive de violer le code de la route et les règles élémentaires de courtoisie routière d’une manière qui n’apparaît ni dans les stats de sécurité ni dans les accidents. Les PV peuvent être un bon signal pour indiquer où le modèle doit être amélioré
    Par exemple, chaque fois que Waymo vient me chercher devant mon immeuble, au lieu d’emprunter la petite rue calme que prennent toujours les chauffeurs Uber, il bloque entièrement une voie d’une route très fréquentée. J’ai l’impression qu’une grande partie de ces nuisances de faible intensité échappe à ceux qui ne regardent que les statistiques d’accidents ou les durées de trajet
    À bien des égards, le futur de l’IA pourrait être meilleur sur ce qu’on sait mesurer, mais pire sur ce qui n’apparaît pas dans les statistiques

    • Ils n’ont pas toutes les vidéos à 360 degrés ? Peut-être que c’est un problème peu prioritaire pour l’instant, mais même si ça n’apparaît pas dans les statistiques, il est difficile de dire que ce genre de problème est « invisible »
  • Je ne vis pas en Californie et je ne suivais pas le sujet, mais en simple observateur, je trouve choquant qu’on ait autorisé la circulation sur route sans distribuer de PV comme pour les autres conducteurs

    • Entièrement d’accord. Comment a-t-on pu accorder une autorisation de circulation sans même disposer de cette infrastructure de base ? Et il me semble que ça date déjà de plusieurs années
  • Mettre des PV aux voitures sans conducteur, c’est une approche un peu étrange
    Si l’infraction est intentionnelle et facilement corrigeable, il suffit de faire une loi ou un règlement imposant l’arrêt complet de l’exploitation si une voiture autonome ne respecte pas les règles
    Si l’infraction n’est pas intentionnelle et ne se produit que rarement dans des cas exceptionnels, on peut fixer un seuil de faible fréquence, comme on tolère une quantité infime de poils de rongeur dans le beurre de cacahuète. Si ce seuil est dépassé, on commence par infliger des amendes, puis on retire finalement l’autorisation. Il faudrait une amende annuelle pour dépassement du seuil annuel, pas un PV pour chaque infraction individuelle
    Si l’infraction est intentionnelle mais difficile à corriger facilement — par exemple quand il n’existe aucun endroit légal où s’arrêter dans un rayon de 15 pâtés de maisons et que le véhicule s’arrête donc dans une zone interdite — alors le problème vient de la loi ou du règlement. Le PV devient de fait une taxe injuste. Dans notre ville, les camions de déménagement sont pratiquement illégaux, parce que le stationnement en double file est interdit alors qu’il n’existe généralement aucune place légale à distance raisonnable pour décharger des meubles. Tout le monde sait donc qu’un « impôt » sous forme de PV de stationnement, injuste ou non, est intégré au coût d’un déménagement
    Enfin, si l’infraction n’est pas intentionnelle mais se produit systématiquement, alors l’entreprise d’autonomie a tout simplement un logiciel médiocre et doit perdre son autorisation
    Donc je ne vois pas en quoi il est logique de mettre un PV à une voiture autonome pour chaque infraction. Si une entreprise d’autonomie viole régulièrement le code et n’arrive pas à corriger le problème, elle doit être interdite. Le PV n’est pas la bonne réponse. Ce n’est pas une manière de traiter les véhicules selon un standard suffisamment élevé, mais plutôt de leur permettre de s’en sortir en payant parfois, sans améliorer le logiciel

    • Sauf quand il n’existe pas d’alternative légale satisfaisante, dans les situations que vous décrivez, le PV est simplement un moyen plus facile d’appliquer le système que vous proposez. Il donne à l’entreprise un incitatif direct à réduire autant que possible son taux d’infraction. Il ne prévoit pas de quota minimal toléré sans frais, mais ça ne me semble pas si grave
      La grande différence entre les voitures autonomes et le beurre de cacahuète, c’est qu’il existe déjà un système de conformité pour les voitures autonomes : la police. Ce n’est pas un système conçu pour elles, et si on partait de zéro on ne le construirait probablement pas ainsi, mais il vaut largement mieux accepter cette imperfection que créer par-dessus un dispositif totalement séparé de conformité et de surveillance. Le gain n’en vaut pas tellement la peine
      À un horizon plus lointain, quand la majorité des véhicules sera autonome, cela vaudra sans doute le coup de repartir sur un nouveau système. D’ici là, les problèmes seront probablement devenus très rares, au point qu’il n’y aura peut-être plus de système séparé du tout, et qu’on n’utilisera des procédures juridiques qu’en cas de gros problème occasionnel
      D’ici là, verbaliser les infractions routières me paraît être une solution tout à fait acceptable
    • Ce sont de bons points, mais on peut objecter plusieurs choses
      Il existe déjà une infrastructure en place pour verbaliser à partir de la plaque, traiter les paiements et recouvrer les sommes
      Vous parlez de modifier la loi, ce qui suppose beaucoup d’obstacles procéduraux. Il est bien plus simple de publier de nouvelles règles qui se branchent sur l’infrastructure existante, comme le DMV l’a fait ici
      Et comment l’État devrait-il évaluer si l’infraction était intentionnelle ou non ? Le PV relève d’une responsabilité objective : peu importe l’intention ou la raison, si l’acte a eu lieu, il y a sanction. C’est beaucoup plus simple à administrer
    • Oui, il faut verbaliser. On fixe des règles, et chaque violation de ces règles coûte de l’argent ; l’entreprise d’autonomie a alors intérêt à réduire le nombre d’infractions
      De même qu’on ne peut pas ramener à zéro le nombre de cafards dans le chocolat, on ne peut pas ramener à zéro le nombre d’infractions ; mais cette quantité non nulle représente un coût réglementaire qu’on peut faire baisser à mesure qu’on se rapproche d’un objectif de zéro infraction
      Bien sûr, il faut pouvoir exclure les véhicules qui ignorent ouvertement la loi et se contentent d’absorber le coût des PV. Comme pour ce type de conducteur. Mais cela devrait relever d’une deuxième ligne de défense, après les sanctions financières ordinaires, c’est-à-dire les PV
    • Les PV ressemblent à un indicateur proxy très simple pour tout ce que vous venez de décrire
      Pourquoi créer mille nouvelles lois alors que les lois existantes ont déjà un mécanisme d’application ?
    • Verbaliser les infractions individuelles des voitures autonomes exactement comme on le ferait pour un conducteur humain est la seule approche vraiment équitable
      Et qu’est-ce qu’on fera pour une voiture personnelle sans conducteur ? Y compris en cas de modifications ? Si mon véhicule personnel commet une infraction en venant me chercher, comment applique-t-on cela ?
  • « Commencer » ? Ça veut dire qu’ils ne le faisaient pas jusqu’ici ? Ça me paraît aberrant

  • Le but est d’améliorer la sécurité, ou d’augmenter les recettes ? Un effet secondaire que les gens oublient, c’est que les PV sont aussi une source de revenus pour les villes et les commissariats. Les entreprises de voitures sans conducteur absorberont sans problème quelques PV et corrigeront rapidement les problèmes
    Du coup, je me demande à quoi ressembleront les finances municipales dans un avenir où routes et voitures seront toutes automatisées et où cette source de revenus se tarira

    • Il y aura probablement des péages, des taxes sur les ventes, et des règles plus strictes qui garantiront l’émission de PV même si la technologie s’améliore
    • Le problème budgétaire des villes pourrait sans doute se régler par une taxe de quelques centimes par mile parcouru pour avoir le droit de circuler en ville. Ou alors on pourrait augmenter les frais d’immatriculation au niveau de l’État
      Ce qui m’inquiète davantage, c’est un futur dans lequel de grandes flottes de Uber autonomes gèrent les déplacements quotidiens, en commençant à bas prix, au point que posséder une voiture personnelle devienne irréaliste. Une fois que la société en sera devenue dépendante, y aura-t-il encore assez de concurrence pour maintenir les prix bas, ou bien les entreprises finiront-elles par les augmenter pour gonfler leurs marges, en pressurant les usagers ?
    • Les commissariats sont déjà passés du contrôle routier à la confiscation civile. C’est le cas depuis une dizaine d’années environ
    • Elles peuvent corriger les problèmes rapidement, ou optimiser jusqu’au point où le gain tiré de l’infraction dépasse le montant de l’amende. La dernière fois que j’ai vérifié, en Californie, la position officielle restait que « les passagers veulent entrer dans les pistes cyclables pour descendre »
    • Les impôts municipaux et d’État augmenteront sans doute. Un policier payé plus de 200 000 dollars par an, retraite comprise, ne tire pas l’essentiel de son salaire des PV routiers
  • Ils ne le faisaient vraiment pas jusque-là ? Putain, quelle belle époque pour être un robot

    • Comme pour les brevets quand c’est « la même chose mais faite par ordinateur », ou pour le piratage quand c’est « l’entraînement des modèles des FAANG », on dirait que la tech bénéficie d’un passe-droit permanent
  • Les pistes cyclables apparaissent comme un cas d’exception intéressant
    Waymo prend et dépose actuellement ses passagers sur les pistes cyclables, ce qui est illégal parce que dangereux. Cela dit, beaucoup de chauffeurs de VTC font pareil. En tant qu’usager fréquent à vélo et à pied, j’espère que les voitures autonomes pourront rendre beaucoup de choses plus sûres pour ces catégories d’usagers
    Mais je m’inquiète de la manière dont on va coder cette sorte de « compréhension sociale » de la loi. Sur l’autoroute, le Waymo dans lequel je suis monté n’avait aucun scrupule à dépasser légèrement la limitation de vitesse, et aux panneaux stop il semblait adopter un comportement un peu agressif plutôt que d’appliquer la loi à la lettre
    C’est ridicule de devoir apprendre à un robot à enfreindre certaines lois de temps à autre, mais le stationnement sur piste cyclable ou le fait de céder le passage aux piétons sont aussi des règles que les conducteurs humains enfreignent constamment. J’espère que les dispositifs mentionnés dans l’article empêcheront qu’on programme les robots pour reproduire des comportements antisociaux mais courants
    https://futurism.com/future-society/waymo-bike-lanes-traffic

    • C’est un problème assez subtil. Je ne sais pas trop où tracer la ligne
      Par exemple, les carrefours à arrêt à quatre voies très fréquentés constituent un cas intéressant où la loi correspond mal à la réalité
      Personne n’a envie d’avoir un accident aujourd’hui, donc il est évidemment important de respecter un ordre de passage. Mais la loi dit en général, même si les règles de conduite varient selon les États, quelque chose de très précis et simple à ce sujet : le premier arrivé passe en premier ; si l’ordre n’est pas clair, on cède au véhicule de droite ; et on avance seulement quand le carrefour est entièrement libéré
      Sur le papier, c’est propre et élégant. C’était sûrement un système facile à expliquer et à écrire
      Mais la réalité est très différente. Les arrêts à quatre voies sont une chorégraphie sophistiquée où les conducteurs bougent en même temps sans se heurter. Deux véhicules qui vont tout droit en face l’un de l’autre peuvent passer simultanément. Les quatre directions en tourne-à-droite peuvent aussi y aller en même temps. Deux tourne-à-gauche opposés en même temps ? Oui. Pendant que d’autres tournent à droite aussi ? Pourquoi pas
      S’il y a de la place pour effectuer un mouvement et qu’il n’y a pas de collision, alors ce mouvement fonctionne
      On nous a appris comment ces carrefours étaient censés fonctionner, mais au final c’est la réalité qui nous montre comment ils fonctionnent réellement. Et cette chorégraphie marche. Elle est efficace, et personne ne reçoit de PV pour l’avoir exécutée de manière sûre. Même les conducteurs timides et très respectueux des règles finissent en général par passer eux aussi
      Le principal problème, c’est qu’il est difficile de décrire et d’écrire cette chorégraphie de manière suffisamment précise pour l’inscrire dans la loi
      Mais ça vaudrait peut-être la peine d’essayer
    • D’après un article que j’ai lu il y a quelque temps, si Waymo est devenu plus agressif de la manière mentionnée, c’est parce qu’en appliquant la loi à la lettre il agaçait considérablement les autres conducteurs. Il y a une certaine logique à suivre le flux de circulation
      Une fois que les voitures autonomes atteindront une masse critique et que les conducteurs humains devront s’adapter à un trafic majoritairement autonome, on pourra peut-être revenir à une application plus stricte des règles. Pour l’instant, ce sont les voitures autonomes qui doivent s’adapter au trafic humain
    • Je me demande ce qu’il se passerait juridiquement si un cycliste percutait volontairement un Waymo à la Casey Neistat
      https://www.youtube.com/watch?v=bzE-IMaegzQ
    • À SF, il est légal pour les taxis de faire monter et descendre des passagers depuis une piste cyclable
      Je n’ai vu aucune preuve que Waymo le fasse illégalement sous prétexte que « les chauffeurs VTC font pareil »
  • Le moment vraiment amusant, ce sera quand un État imposera pour la première fois par la loi à une entreprise de conduite autonome de laisser volontairement des bugs dans son logiciel pour préserver un flux de revenus des collectivités locales

  • Il faut aussi automatiser les amendes en faisant envoyer les images du véhicule au système d’application pour traitement. Conduite autonome, PV autonome
    Cela aiderait peut-être à pousser les constructeurs à améliorer la qualité et à moins dissimuler les problèmes