3 points par GN⁺ 9 시간 전 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Claude for Small Business est un pack de workflows reliant Claude à des outils métier pour petites entreprises comme QuickBooks, PayPal et HubSpot
  • Dans Claude Cowork, il suffit de connecter les outils et de choisir une tâche ; Claude l’exécute, mais l’utilisateur doit approuver avant tout envoi, publication ou paiement
  • La solution propose 15 workflows agentiques ainsi que des compétences pour les tâches répétitives, couvrant la finance, les opérations, les ventes, le marketing, les RH et le service client
  • Le système de permissions existant est conservé : si un employé ne peut pas voir une information dans QuickBooks ou Drive, il ne pourra pas non plus la voir via Claude ; les offres Team et Enterprise n’utilisent pas par défaut les données clients pour l’entraînement
  • Anthropic propose avec PayPal un cours gratuit AI Fluency for Small Business et lancera sa tournée Claude SMB Tour destinée aux petites entreprises à partir du 14 mai à Chicago

Présentation de Claude for Small Business

  • Claude for Small Business est un pack de connecteurs et de workflows prêts à l’emploi permettant aux petites entreprises d’utiliser Claude directement dans les outils métier qu’elles emploient déjà
  • Les intégrations concernent Intuit QuickBooks, PayPal, HubSpot, Canva, Docusign, Google Workspace et Microsoft 365, avec des cas d’usage comme la planification de la paie, la clôture mensuelle, l’exécution de campagnes commerciales ou le suivi des factures
  • Les petites entreprises américaines représentent 44 % du PIB des États-Unis et emploient près de la moitié des travailleurs du secteur privé, mais leur adoption de l’IA reste en retard par rapport aux grandes entreprises
  • L’offre vise une réalité où, faute d’outils et de formation adaptés aux petites entreprises, l’usage de l’IA reste souvent limité à une simple fenêtre de chat
  • Daniela Amodei, cofondatrice et présidente d’Anthropic, explique que Claude aide à réduire les tâches qui s’accumulent pendant la nuit dans des outils comme QuickBooks, PayPal et HubSpot

Fonctionnement et workflows phares

  • Le fonctionnement consiste à activer Claude for Small Business dans Claude Cowork, connecter les outils déjà utilisés, puis choisir la tâche à exécuter
  • Même lorsque Claude mène le travail, l’utilisateur doit donner son accord avant qu’un envoi, une publication ou un paiement n’ait lieu
  • 15 workflows agentiques prêts à l’emploi sont proposés dans les domaines de la finance, des opérations, des ventes, du marketing, des RH et du service client
  • S’y ajoutent 15 compétences conçues à partir des tâches répétitives que les dirigeants de petites entreprises disent trouver les plus chronophages
  • Workflows phares

    • Planification de la paie : rapproche la position de trésorerie dans QuickBooks avec les règlements PayPal à venir, produit une prévision à 30 jours, priorise les éléments en retard et met en file d’attente des notifications à envoyer après validation
    • Clôture mensuelle : rapproche les livres et les règlements, signale les écarts, rédige un compte de résultat (P&L) en anglais simple et exporte un dossier de clôture à transmettre au comptable via Intuit QuickBooks
    • Vue d’ensemble de l’activité : permet de consulter sur une seule page, selon un calendrier défini, la position de trésorerie dans Intuit QuickBooks, les tendances de chiffre d’affaires, les évolutions du pipeline et les engagements de la semaine
    • Exécution de campagne : repère les zones de ralentissement des ventes, analyse les performances des campagnes HubSpot, rédige un brouillon de stratégie promotionnelle et génère dans Canva les assets pour le prochain envoi
    • Le suivi des factures, l’analyse des marges, la préparation de fin de mois, l’organisation de la période fiscale, la revue de contrats, la qualification de leads et la définition d’une stratégie de contenu sont également inclus

Outils métier connectés

  • Via Claude Cowork, chaque outil connecté prend en charge un flux métier spécifique des petites entreprises
  • PayPal gère dans Claude les règlements, les factures, les litiges et les remboursements
  • Intuit QuickBooks prend en charge la planification de la paie, la clôture mensuelle, la trésorerie, la préparation de la période fiscale et les rapprochements avec d’autres systèmes
  • HubSpot s’occupe de la qualification des leads, de l’identification des tendances client et de l’analyse de contribution des campagnes
  • Canva prend en charge la création de contenus par canal, la collaboration et l’édition en équipe, la publication des assets et le suivi des performances
  • Docusign sert à envoyer les contrats pour signature, suivre leur statut et archiver les copies exécutées au bon endroit
  • La liste complète des compétences, automatisations et connecteurs est disponible sur la page solution
  • Les fonctionnalités d’IA agentique de la plateforme QuickBooks sont intégrées à Claude for Small Business pour réduire la complexité de la gestion financière, accélérer les workflows de paie et fournir des insights fondés sur les données
  • HubSpot a créé avec Anthropic le premier connecteur CRM pour Claude, permettant aux petites entreprises d’obtenir dans leur plateforme client des réponses personnalisées, des résumés et des visualisations utilisables pour la segmentation, l’exécution de campagnes et l’acquisition de leads
  • Canva prend en charge la création de contenu dans Claude for Small Business afin de permettre aux entreprises de passer en un seul flux d’une idée à un design de publication conforme à leur marque

Confiance et protection des données

  • Dans une enquête menée par Anthropic auprès de dirigeants de petites entreprises, la moitié cite la sécurité des données comme principal frein à l’usage de l’IA
  • Toutes les tâches et tous les workflows de Claude for Small Business sont initiés par l’utilisateur
  • L’utilisateur peut d’abord approuver le plan, ou laisser l’exécution aller jusqu’au bout lorsqu’il est prêt
  • Le système de permissions existant est conservé : si un employé ne peut actuellement pas voir une information dans QuickBooks ou Drive, il ne pourra pas non plus y accéder via Claude
  • Les offres Team et Enterprise n’utilisent pas par défaut les données clients pour l’entraînement
  • Tous les détails sont disponibles dans le Trust Center

AI Fluency for Small Business

  • Anthropic propose avec PayPal AI Fluency for Small Business
  • Il s’agit d’un cours en ligne gratuit sur l’usage de l’IA dans la gestion d’une petite entreprise
  • Des entreprises ayant réellement intégré l’IA dans leurs opérations, comme Prospect Butcher Co. et MAKS TIPM Rebuilders, y interviennent
  • Le programme explique pas à pas quels types de tâches se prêtent bien à l’IA dans une entreprise, comment démarrer, et comment utiliser l’IA de manière sûre, responsable et éthique
  • Selon Amy Bonitatibus, Chief Corporate Affairs Officer de PayPal, la collaboration avec Anthropic vise à fournir aux petites entreprises les outils, l’expertise et une infrastructure fiable pour les aider à exploiter le potentiel d’une économie pilotée par l’IA
  • Le cours est disponible dès aujourd’hui en on-demand

Claude SMB Tour

  • La tournée Claude for Small Business commence le 14 mai à Chicago
  • À chaque étape, une formation pratique gratuite d’une demi-journée sur l’usage de l’IA en direct ainsi qu’un atelier sont proposés à 100 dirigeants locaux de petites entreprises
  • La tournée est organisée par Anthropic et son partenaire Tenex.co, avec des partenaires locaux dans chaque ville
  • Les participants reçoivent un abonnement Claude Max d’un mois pour tester l’intégration de l’IA dans leurs workflows quotidiens
  • Le programme du printemps comprend Chicago, Tulsa, Dallas, Hamilton Township, Baton Rouge, Birmingham, Salt Lake City, Baltimore, San Jose et Indianapolis
  • Greater Cleveland Partnership et National Talent Collaborative ont mené un pilote de ce concept en mars, et d’autres villes seront ajoutées à l’automne

Partenariats de soutien aux petites entreprises

  • Avec Claude for Small Business, Anthropic investit aussi dans des partenariats visant à mettre Claude à disposition des dirigeants de petites entreprises et des organisations qui soutiennent leur croissance
  • Workday Foundation Solopreneurship Accelerator Program

    • Anthropic soutient le Workday Foundation Solopreneurship Accelerator Program avec Workday et la Local Initiatives Support Corporation (LISC)
    • En 2026, une première cohorte de 15 futurs entrepreneurs individuels recevra un financement d’amorçage de la Workday Foundation, des crédits Claude d’Anthropic et un programme de formation entrepreneuriale orienté IA développé par LISC
  • Partenariats CDFI

    • Anthropic collabore avec trois Community Development Financial Institutions (CDFI) qui intègrent l’IA dans leurs opérations et services
    • Les organisations partenaires sont Accion Opportunity Fund, Community Reinvestment Fund USA et Pacific Community Ventures
    • Ces CDFI reçoivent des crédits Claude et un accompagnement technique de l’équipe Anthropic pour créer des outils aidant davantage de petites entreprises à accéder au financement
    • Pacific Community Ventures utilise Claude dans le Radiant Data Hub, une ressource partagée pour le réseau CDFI, afin de collecter et synthétiser les retours vocaux de clients de petites entreprises et de collaborateurs, puis d’améliorer produits et services

Pour commencer

1 commentaires

 
GN⁺ 9 시간 전
Commentaires sur Hacker News
  • Je suis de plus en plus convaincu que si quelqu’un créait une interface qui rende Claude Code ou Codex utilisables par des utilisateurs ordinaires, ce serait une killer app
    Après l’avoir déployé auprès de collègues qui ne sont pas ingénieurs logiciel, leur productivité a fortement augmenté, comme s’ils avaient chacun obtenu un développeur personnel qui automatise leur travail. La gestion du codebase reste toutefois pénible. 90 % de la puissance d’Excel venait du fait qu’il s’agissait d’une base de données réellement utilisable par le grand public, et j’ai l’impression qu’un phénomène similaire va se produire avec les agents de code

    • C’est précisément ce que vise Claude Cowork. Quand on le montre à des dirigeants ou des responsables, ils passent en quelques semaines de « c’est quoi l’IA ? » à « vibe coder une appli entière »
      Si Claude tombe ne serait-ce qu’une heure, ils se mettent visiblement en colère et oublient comment ils travaillaient avant Claude. Je comprends l’envie de créer une UI pour gérer le codebase, mais ces gens demandent simplement à Claude ce dont ils ont besoin. S’ils ne savent pas comment déployer, ils demandent à Claude. Toute appli qui essaie de rendre cette stack « plus simple » doit rivaliser avec « peu importe ce qui se passe, demande juste à Claude »
    • La killer app sera au final quelque chose de plus proche d’un assistant personnel, d’un assistant de direction ou d’un chief of staff
      L’essentiel, comme pour un assistant dans le monde réel, c’est d’abstraire la complexité sans dépendre d’un domaine particulier. Un « utilisateur ordinaire » désigne quelqu’un qui n’est pas expert du domaine concerné. Pour un médecin, c’est un non-médecin ; pour un technicien, un non-technicien ; pour un spécialiste de l’assurance, un non-spécialiste de l’assurance. Un assistant personnel ou de direction n’est pas lui-même expert en tout, mais sait mobiliser des experts pour faire avancer les choses. L’UI recevra donc probablement des entrées vocales, clavier et caméra dans la langue de l’utilisateur, interagira en langage naturel, et la sortie prendra la forme de voix, d’écran, voire peut-être d’un bras, d’une main ou d’un corps robotique. Au-delà, il faut l’adapter à un domaine spécifique. Quand on repense aux gens pour qui l’icône IE/Chrome était « Internet », on peut se demander si les utilisateurs ordinaires voudront aller plus loin que saisir une URL, ouvrir un favori Gmail ou « Mes documents »
    • J’ai l’impression que ça restera surtout le domaine des power users. On va probablement vers un monde avec beaucoup moins d’analystes, et beaucoup plus de « super experts métier » capables de manier une énorme complexité après avoir appris à utiliser des outils comme Claude
      Si on donne simplement ce genre d’outil à des utilisateurs ordinaires, on obtiendra des résultats médiocres. L’exemple Claude paraît beaucoup trop artificiel, et n’importe quel analyste métier sait qu’un processus qui suppose d’uploader des données supplémentaires est voué à l’échec. On ne peut pas espérer qu’un utilisateur qui ne connaît même pas ses propres données fasse bien tourner ça. À l’avenir, il ne restera pas des utilisateurs « ordinaires », mais des experts métier pluridisciplinaires, créatifs, et qui comprennent profondément leur activité
    • Ces jours-ci, je pense que l’UI doit inclure une fonction équivalente à une réunion en partage d’écran
      Si l’utilisateur peut montrer en cliquant un flux logiciel que Claude n’a jamais vu, avec quelques courtes notes, Claude devrait ensuite pouvoir le gérer de façon fiable. Une intégration étroite avec un lot de logiciels spécifique me semble être une impasse
    • Nous construisons aussi quelque chose de similaire, mais comme nous venons du conseil, nous partons toujours du principe qu’un intégrateur expert doit intervenir au départ pour la découverte, la décomposition, la notation et l’implémentation d’agents
      Ces outils font peur aux personnes peu à l’aise avec la technologie, les gens ont déjà du mal à décomposer leur propre travail, et ils sont encore moins capables de l’expliquer dans un champ de saisie avec un curseur clignotant. Cette approche se limite elle-même en termes de scalabilité et de « vrai SaaS », mais nous avons l’hypothèse que des modèles sur mesure construits sur notre propre plateforme permettent une meilleure qualité, une meilleure conformité/activation et une facturation plus élevée
  • Oui, il ne fallait pas payer la facture de ScamInc. Tu veux aussi de l’aide pour déposer le bilan ?

    • Ça m’a rappelé cette affaire : https://iqf.ie/the-man-who-stole-100-million-from-google-and...
      Si on ne fait pas attention, la même surface d’attaque peut être rouverte à une échelle bien plus grande
    • C’est dit comme une blague, mais en pratique ça pourrait vraiment aider à faire baisser fortement le chiffre d’affaires de ScamInc
  • Hier, je suis tombé par hasard sur un court documentaire [1] sur les gens qui étiquettent des factures pour entraîner ces modèles
    Ils disent recevoir 120 euros par mois pour lire, vérifier et taguer 1 000 à 4 000 factures par jour pour l’entraînement d’IA. [1] https://www.arte.tv/en/videos/126831-000-A/arte-reportage/

    • Ça me rappelle quand OpenAI payait des travailleurs kényans 2 dollars de l’heure pour signaler du contenu violent et toxique, et que plusieurs ont fini avec un PTSD
    • On a l’impression d’une satire du genre l’IA n’était pas faite par de « vrais Indiens » mais en réalité par des Malgaches
    • 120 euros par mois pour lire et taguer 1 000 à 4 000 factures par jour, mais bientôt l’AGI va résoudre la pauvreté. Il suffit juste de 500 milliards de dollars de plus, j’imagine
    • La reconnaissance de factures par OCR est un problème résolu depuis bien plus de dix ans. J’ai fait du conseil pour une entreprise qui faisait exactement ça
      C’était possible grâce à une ingénierie intelligente, sans exploitation ni grand modèle de langage. Là où je vis, les factures B2B doivent passer par le réseau Peppol au format UBL, ce qui améliore encore la fiabilité. Cela ne supprime pas totalement le besoin de comptables, car le standard UBL retenu laisse beaucoup de place à l’interprétation et à l’ambiguïté, et une simple facture ne permet pas de décider de façon cohérente si une dépense est déductible, si c’est bien une charge professionnelle réelle, ou dans quel grand livre elle doit être enregistrée
  • Je comprends pourquoi c’est une bonne idée. J’ai connecté Claude Code à des emails synchronisés en IMAP, à un token Mercury en lecture seule, et à beancount, et il retrouve et classe presque toutes les factures
    La partie pénible consiste à trouver la facture I_E correspondant à la dépense E, puis à rattacher et catégoriser E à partir de I_E et des champs de transaction. C’est un travail agaçant, mais Claude Code est bon là-dessus et réduit fortement le nombre de cas que je dois régler à la main. C’est un problème facile à manipuler et vérifiable, donc j’utilise volontiers un LLM. S’il classe mal quelque chose, je le verrai de toute façon en révisant les comptes. Avant, j’utilisais une autre appli comptable avec un support API lamentable, et je l’ai abandonnée pour pouvoir utiliser Claude ; j’ai été surpris de voir à quel point c’était utile
    Il existe énormément de cas d’usage où Claude/GPT est excellent ; le plus difficile, c’est la pénétration du marché. Par exemple, mon père analysait des données d’enquête de santé basées sur des statistiques en Inde pour voir ce qu’on pouvait en tirer, et Claude a instantanément repéré les facteurs qui compliquaient l’analyse. Mon père a 70 ans et faisait tout manuellement jusqu’à ce qu’il me demande si c’était statistiquement valable. Je lui ai dit à peu près de quoi il s’agissait et de tester Claude, et son travail comme le mien a été terminé en un instant. Le problème, c’est qu’il n’a pas pensé de lui-même à utiliser ça d’abord. Il faut maintenant que je lui prenne un abonnement ChatGPT/Claude. C’est un peu comme la page des tarifs de Datadog qui montre des cas d’usage et des prix plutôt qu’une liste de fonctionnalités. On peut construire la même chose avec les métriques et logs de base, mais montrer les cas d’usage semble améliorer l’adoption

    • Je siège au conseil d’une organisation à but non lucratif, et grâce à Claude, des workflows qui n’auraient autrement jamais existé deviennent possibles
      En une semaine, nous avons automatisé la collecte dans Google Sheets de demandes manuscrites de bourse scolaire, avec un OCR presque parfait, des entrées structurées dans un tableur et l’extraction d’images. Nous avons aussi entièrement refondu le site web, en passant d’un simple site statique à un site dynamique acceptant des dons. On a commencé avec Claude Design puis on est passé à Claude Code. Ancien : https://csmforchrist.com --- Nouveau : https://stage.csmforchrist.com. Nous avons aussi ajouté une page pour les candidats aux bourses afin que les donateurs puissent lire leur profil et choisir qui soutenir directement sur le site. Avant, tout passait par téléphone/email. Et franchement, ça fait du bien d’utiliser l’IA pour améliorer concrètement la vie des gens dès aujourd’hui
    • La comptabilité textuelle est un excellent cas d’usage pour les LLM. J’ai été assez surpris de voir à quel point Codex fonctionne bien avec ledger CLI et surtout en combinaison avec git
      Je me demande si cela va donner un vrai coup d’accélérateur à la comptabilité textuelle. C’est bien plus rassurant de relire des commits git en phrases claires que de laisser un LLM manipuler un progiciel comptable en espérant qu’il ne casse rien quelque part
    • C’est intéressant que le fait de montrer des cas d’usage sur la page des prix de Datadog améliore l’adoption
      Parfois, ils montrent aussi qu’ils vont simplement te facturer 2 à 3 % de tes dépenses mensuelles : https://www.datadoghq.com/pricing/?product=audit-trail#produ...
  • Cela semble clairement destiné à des utilisateurs/entreprises déjà liés aux services et outils des Big Tech, et probablement plus proche de la façon américaine de gérer les PME
    Quand je regarde ce qu’on pourrait « automatiser » dans notre entreprise européenne, le gain de temps est presque nul. La paie et les rapprochements sont déjà réglés en quelques clics avec validation par deux personnes. Le « briefing du matin » est ridicule, et pour la « croissance », comment une PME pourrait-elle ne pas connaître ses propres chiffres ? Tout est déjà dans des outils avec dashboards et rapports. Les prompts d’exemple ne m’inspirent aucune confiance. Globalement, je trouve ça beaucoup trop peu inspiré

    • Je ne ferais pas confiance à un système probabiliste pour quelque chose comme la paie. Si je dois vérifier moi-même tous les chiffres parce que je ne fais pas confiance au système, je ne vois pas du tout ce qui a été économisé
    • On dirait parfois un publi-reportage pour un forfait téléphone ou streaming quelconque
  • « PayPal gère les règlements, la facturation, les litiges et les remboursements dans Claude », « Intuit QuickBooks gère la planification de la paie, la clôture mensuelle, le cash flow, la préparation de la saison fiscale et les rapprochements touchant plusieurs systèmes » : j’attends les histoires d’horreur
    Il faut se souvenir que le mois dernier, Anthropic a reconnu avoir eu tort tout en refusant de rembourser des crédits brûlés de manière anticoncurrentielle. C’est l’un des domaines que j’ai le moins envie de confier à un LLM dans une petite entreprise, d’autant que le support client d’Anthropic est médiocre. Je compte activement recommander aux prospects d’éviter ça

    • La clôture comptable et le traitement de la paie semblent déjà être des problèmes résolus par le SaaS actuel, avec un risque élevé en cas d’erreur
      Dans ce genre de domaine, j’ai l’impression que vérifier le résultat me prendrait plus de temps que d’appuyer moi-même sur le bouton
    • Pour voir à quoi cela pourrait ressembler à l’avenir, regardez ceci : https://accounting.penrose.com/
    • Je pense que le temps passé sur la comptabilité ou l’argent dépensé chez un comptable va vraiment influencer les décisions des très petits entrepreneurs avec 1 à 5 employés, et certains accepteront probablement ce risque
      Pour les très petites structures, l’administratif est une souffrance énorme
    • Les LLM sont mauvais pour produire des sorties déterministes. Point final
    • Je pense de plus en plus souvent à ça. Même si moi je fais attention, le vendeur ou le prestataire de service ne le fera pas forcément, donc il n’y a pas vraiment moyen d’y échapper
      Un nouveau niveau d’aléatoire va entrer dans nos interactions, et il est possible que nous ne soyons pas encore prêts collectivement. Même les problèmes évidents incluent des salaires non versés, des remboursements excessifs ou des accords juridiquement contraignants défavorables à l’entreprise. J’aime bien l’idée, mais je ne laisserais absolument jamais un LLM toucher à de l’argent réel ni à des composants capables de déplacer de l’argent réel
  • Je dirige une petite entreprise. J’ai géré la comptabilité d’une LLC à deux personnes avec l’IA
    Avant, j’employais un teneur de livres, mais il était impossible d’ignorer les économies de coûts permises par l’usage de l’IA. Mon CPA a dit que la comptabilité était excellente, donc il est fort possible que je n’aie plus besoin de teneur de livres humain à l’avenir. J’ai même résilié QuickBooks. Rien qu’avec le plan avancé de QuickBooks, cela représente 3 000 dollars d’économies par an

    • J’ai une meilleure nouvelle encore. Tu peux aussi résilier le forfait Claude, utiliser GnuCash gratuitement, économiser encore plus et ne plus avoir à t’inquiéter du caractère inévitablement hallucinatoire de tes données financières
    • Si ce n’est pas QuickBooks, avec quoi Claude tient-il la comptabilité ?
    • 3 000 dollars, c’est environ 1/50 de l’amende que tu prendras si tu te trompes sur tes impôts. Fais-moi confiance, je sais de quoi je parle
      Anthropic ne paiera pas cette amende à ta place. L’IRS va probablement gagner beaucoup d’argent grâce aux gens naïfs. Il te faut un meilleur CPA que celui qui frôle actuellement la faute professionnelle
  • Je dirige une petite entreprise, au sens petit par rapport à une boîte tech
    Ce qui bloque, c’est l’écart entre tes propres outils et le monde réel, très sale et incohérent : fiscalité, conformité, paie, corrections, structure du capital, etc. Sur mon île, la comptabilité est propre, la facturation et le suivi du temps sont entièrement automatisés, le calendrier et le pipeline commercial sont connectés. Bien sûr, beaucoup d’entreprises n’ont même pas une île interne aussi bien ordonnée. D’innombrables outils essaient d’apporter un peu de calme dans ce chaos, mais on en est toujours à hésiter entre FreshBooks, QuickBooks et Xero

    • Il y a 10 ans, Xero, Shoeboxed, Calendly, Payment Evolution et un time tracker suffisaient à supprimer toute la charge administrative
      Grâce à cette gestion automatisée, nous avons pu monter à plus de 30 personnes. Tous les coûts nécessaires pour faire tourner un cabinet de conseil et une activité produit prospères restaient sous les 150 dollars par mois. Le comptable était stupéfait de voir à quel point son travail était devenu simple. Il est toujours fascinant de constater qu’en dix ans, les choses se sont au contraire nettement dégradées
    • Les wrappers LLM promettent de combler cet écart. Dans la plupart des cas, ils devraient pouvoir s’en sortir plutôt bien, mais je me demande quel sera le coût des cas d’exception
      Par exemple, avec une automatisation classique plus des humains qui gèrent l’écart, cela coûte 4 000 dollars par mois avec quelques erreurs connues par an ; avec une automatisation classique plus de l’IA, cela coûte 400 dollars par mois avec un nombre inconnu d’erreurs. Au final, tout dépend du coût pour corriger ou absorber une seule erreur, mais même pour une petite entreprise, les erreurs comptables risquent de coûter cher à long terme. Et cela sans même prendre en compte les comportements hostiles potentiels, internes comme externes
  • Il y a des histoires d’horreur qui remontent plusieurs fois par mois à propos de Claude qui fait perdre des données et de l’argent, et la réponse d’Anthropic semble être de mettre ça dans un joli packaging et de viser précisément des entreprises encore moins préparées à gérer ce genre d’incidents terribles

    • En pratique, beaucoup de gens ne se soucient ni des risques, ni des implications, ni des coûts. Surtout si cela donne l’impression d’aller de l’avant, même s’ils ne comprennent pas ce qu’ils manipulent
      Pour ces gens-là, l’impulsion « construis, construis, construis » n’a pas d’inconvénient. Ils n’ont pas les connaissances nécessaires pour comprendre ce que cela implique réellement, ni une culture de la responsabilité et du devoir de diligence face aux données des autres. De plus, les contrats des petites entreprises ont probablement des clauses de non-responsabilité ou des SLA moins solides que ceux des grandes, donc les dégâts causés par ce type de systèmes risquent plus facilement de rester impunis. D’autant plus que les victimes elles-mêmes manquent encore plus de connaissances
    • Il ne faut pas non plus oublier que des chercheurs de Microsoft ont constaté que, dans des workflows multi-agents et multi-outils, au moins 20 % du contenu source est corrompu quelque part dans la chaîne : https://www.theregister.com/ai-ml/2026/05/11/microsoft-resea...
    • Et par « quelqu’un », il faut aussi entendre une personne avec suffisamment d’influence sur les réseaux sociaux
      Un peu comme pour obtenir du support chez Google
  • « Claude te soulage du travail tard le soir », c’est dangereux. Cela rend trop de pans de l’entreprise dépendants d’un tiers
    J’ai déjà vu à plusieurs reprises des entreprises se faire détruire parce qu’un élément externalisé cassait quelque part et qu’elles n’avaient aucun contrôle. À mon avis, il ne faut pas utiliser ce service sans LLM local ou sans alternative manuelle claire. Ce qui amène à demander : dans ce cas, pourquoi utiliser Claude ? Peut-être seulement comme preuve de concept le temps de mettre en place une vraie solution, ou pour utiliser Claude afin de se débarrasser de Claude. Ceux qui se laisseront éblouir par le côté brillant finiront par lécher leurs plaies. J’ai l’impression qu’un jour, quelqu’un va perdre la face

    • Les conditions d’utilisation disent qu’il faut évaluer si la sortie convient à votre cas d’usage, la soumettre à une revue humaine si nécessaire, et vérifier indépendamment les affirmations factuelles
      Elles précisent que les sorties peuvent être fausses, incomplètes, trompeuses, ne pas refléter les événements ou informations les plus récents, et contenir des éléments qui ne correspondent pas aux positions d’Anthropic. C’est confortable de pouvoir clamer dans le marketing que « c’est l’avenir » tout en se cachant derrière ce genre de conditions d’utilisation
    • Bien sûr, si c’est aussi rentable qu’annoncé et que tout le monde l’utilise sauf moi, je risque aussi d’être évincé du marché