3 points par GN⁺ 20 일 전 | 3 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Le gouvernement français met pleinement en œuvre une stratégie nationale visant à réduire la dépendance aux technologies non européennes et à renforcer la souveraineté numérique
  • Les administrations engagent une transition progressive du système d’exploitation de Windows vers Linux, tout en migrant l’environnement de travail du secteur public vers une plateforme commune de l’État
  • Un plan d’exécution interministériel piloté par la DINUM a été préparé, et chaque ministère doit soumettre d’ici l’automne 2026 son plan d’autonomie par domaine, couvrant les terminaux, les outils collaboratifs, l’IA, les bases de données, etc.
  • Une alliance public-privé a été constituée afin de renforcer la coopération fondée sur des standards d’interopérabilité européens comme Open-Interop et OpenBuro
  • Lors de la « Conférence de l’industrie numérique » de juin 2026, une alliance public-privé pour la souveraineté européenne sera officiellement lancée, affirmant clairement la volonté de la France de reprendre le contrôle de ses technologies

Renforcement de la souveraineté numérique et réduction de la dépendance aux technologies non européennes

  • Le gouvernement français accélère une stratégie nationale destinée à réduire la dépendance aux technologies extra-européennes et à renforcer la souveraineté numérique
    • Sous l’impulsion des services du Premier ministre, un séminaire interministériel a réuni plusieurs ministères et organismes, dont la DINUM, la DGE, l’ANSSI et la DAE
    • Des organismes publics et des entreprises privées y ont pris part pour poser les bases d’une coopération en faveur de l’autonomie technologique européenne
  • La transition de Windows vers Linux figure parmi les mesures clés, avec un remplacement progressif du système d’exploitation des postes de travail dans les administrations
    • La DINUM a annoncé officiellement un plan de sortie de Windows pour les administrations de l’État
    • La Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) a migré les outils de travail de ses 80 000 employés vers des plateformes communes de l’État telles que Tchap, Visio et FranceTransfert
    • Le gouvernement prévoit de migrer d’ici fin 2026 la plateforme des données de santé vers des solutions de confiance
  • La constitution d’une alliance public-privé vise à renforcer l’autonomie de l’écosystème numérique
    • Un nouveau modèle de coopération réunissant ministères, organismes publics et entreprises privées est introduit
    • La coopération est renforcée sur la base de standards d’interopérabilité et d’actifs numériques publics comme Open-Interop et OpenBuro
  • Un plan d’exécution interministériel piloté par la DINUM a été mis en place, et chaque ministère devra remettre son propre plan d’ici l’automne 2026
    • Le plan couvre les terminaux de travail, outils collaboratifs, antivirus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation et équipements réseau
    • L’objectif est de renforcer les capacités technologiques de l’écosystème industriel national via la politique de commande publique
    • Les travaux de la DAE sur le diagnostic et la cartographie des dépendances, ainsi que ceux de la DGE sur la définition de services numériques de type européen, avancent en parallèle afin de préciser des objectifs chiffrés de réduction et leur calendrier
  • Lors de la « Conférence de l’industrie numérique » de juin 2026, l’alliance public-privé doit être officiellement lancée
    • Une « alliance public-privé pour la souveraineté européenne » devrait y être concrétisée
    • Le gouvernement entend ainsi affirmer clairement son objectif d’autonomie numérique et de reprise du contrôle technologique

Déclarations principales

  • David Amiel (ministre chargé des Comptes publics)

    • « L’État ne peut plus rester passif face à la dépendance et doit reprendre en main son destin numérique en sortant des outils américains »
    • « Il est inacceptable que les données, les infrastructures et les décisions stratégiques dépendent de solutions externes, et la transition pour restaurer la souveraineté a déjà commencé »
  • Anne Le Hénanff (ministre chargée de l’intelligence artificielle et du numérique)

    • « La souveraineté numérique n’est pas un choix mais une nécessité stratégique, et l’Europe doit se doter des moyens de concrétiser ses ambitions »
    • « La France accélère sa transition vers des solutions durables, interopérables et plus autonomes, et retrouve sa liberté de choix technologique »

Présentation de la DINUM

  • La DINUM (Direction interministérielle du numérique) est l’organisme chargé de définir et de mettre en œuvre la stratégie numérique du gouvernement français
    • Elle soutient les projets numériques de l’État avec pour objectif d’améliorer l’efficacité administrative et la qualité des services publics
    • Elle coordonne la coopération entre les ministères et joue un rôle central dans la transformation numérique de l’État

3 commentaires

 
happing94 18 일 전

Ça marchera, vraiment ?
En réalité, ce sont les petites boîtes de merde gavées de subventions publiques qui vont gagner

 
kaydash 19 일 전

La Corée l’avait déjà fait.

 
GN⁺ 20 일 전
Commentaires sur Hacker News
  • Je joue sur Linux depuis environ 6 ans. Les 3 premières années ont été pénibles, avec des problèmes d’entrée souris ou des jeux impossibles à lancer, mais aujourd’hui la plupart des jeux se résument à « installer → lancer »
    En revanche, les jeux avec un anti-triche agressif (Battlefield 6, Valorant, etc.) restent impossibles. Les manettes classiques ou les volants fonctionnent bien, mais la prise en charge de certains casques VR ou équipements spécialisés reste instable
    Les shooters compétitifs (comme CS2) tournent bien, donc pour un joueur ordinaire, Linux + Steam suffit largement
    La compatibilité des jeux peut être vérifiée sur ProtonDB

    • J’utilise un noyau Linux personnalisé pour exposer les informations de l’hôte à une VM Windows et tromper l’anti-triche, ce qui me permet de faire tourner tous les jeux sous Linux
      Je modifie Looking Glass pour lancer chaque application Windows comme si elle était native à Linux, et j’utilise KRunner pour ouvrir directement les applis dans la VM
      L’inconvénient, c’est qu’il faut deux GPU, et que les applis très gourmandes en GPU doivent être exécutées uniquement sous Windows
    • La plupart des jeux Steam ne posent aucun problème, mais les jeux hors Steam sont plus pénibles à installer
      Il faut parfois appliquer des patchs .msi ou utiliser des outils comme protontricks, ce qui peut être agaçant
    • J’utilise EndeavourOS pour des jeux casual sans problème. Helldivers 2, Slay the Spire 2, même Lethal Company avec des mods, tout fonctionne
      Le streaming Discord marche bien aussi, et c’est agréable d’échapper aux pubs et mises à jour forcées de Windows
      Pour Apex ou Battlefield en revanche, je m’en sors avec un dual boot
    • À ce sujet, on dit que Wine 11 a réécrit au niveau noyau la manière d’exécuter les jeux Windows pour améliorer les performances
    • La série S.T.A.L.K.E.R. repose à l’origine sur le moteur X-Ray, donc elle tourne bien aussi sous Linux. Après, le jeu lui-même a toujours eu un côté un peu bizarre
  • Je trouve absurde que Windows soit encore la plateforme par défaut. Ce n’est plus l’époque où on l’utilisait juste parce que c’était « plus pratique »
    Les gouvernements et les grandes entreprises devraient embaucher des spécialistes pour sortir de cette vieille plateforme

    • Mais Linux manque encore de fonctions de gestion intégrée comme Group Policy ou Active Directory. Microsoft héberge tout cela dans Azure, ce qui reste pratique
    • Je suis sceptique face à l’idée qu’« il suffit d’avoir des experts ». Je pense plutôt qu’il faut une approche analytique et transparente permettant d’améliorer les choses de manière itérative
      Moi aussi, cela fait plus de 10 ans que je n’utilise presque plus Windows, mais je garde quand même un disque de secours au cas où
    • Les gens veulent que leur interface au travail et à la maison soit la même. Tant que Linux n’augmentera pas sa part de marché grand public, il sera difficile de le faire adopter aussi en entreprise
      Des fabricants de matériel comme Framework devraient proposer Linux comme OS par défaut
    • Avec l’argent que les gouvernements versent à Microsoft, ils auraient déjà pu créer plusieurs fois un écosystème open source national
    • La « praticité » a toujours été la raison pour laquelle les humains choisissent quelque chose
  • Depuis 15 ans, de nombreux organismes publics migrent vers des systèmes basés sur le navigateur. Même les anciens ERP tournent maintenant dans Chrome
    Microsoft l’a bien compris et a renforcé sa dépendance avec Office, Teams, InTune, etc., mais désormais la barrière d’entrée de Windows a disparu
    Pour des organismes aux budgets serrés, il suffit souvent de changer d’OS pour continuer à fonctionner

    • La plupart des applications de l’administration savaient qu’elles deviendraient obsolètes si elles ne passaient pas au web
      En réalité, les fonctionnaires ont rarement besoin d’applications locales
  • Microsoft exploite le programme National Partner Clouds pour freiner cette évolution
    En France, par exemple, Capgemini et Orange exploitent conjointement Microsoft Azure
    Mais des services comme « Bleu » restent au fond structurés autour de Microsoft, ce qui limite l’autonomie européenne
    Documentation Azure Sovereign Cloud / Communiqué de presse Capgemini

  • La France cherche à réduire sa dépendance aux logiciels américains. Ce serait encore mieux si toute l’Europe en profitait

    • La France et l’Allemagne coopèrent déjà, et développent aussi un traitement de texte open source commun
      Tout le monde dans le monde peut l’utiliser librement
    • Ces projets sont pour la plupart open source, mais chaque pays veut créer sa propre version
      Malgré tout, c’est bien mieux que le monopole des Big Tech
    • La France soutient régulièrement des projets open source, même si cela se voit peu
    • Il faut distinguer la vraie technologie souveraine du simple repackaging de technologie américaine (French-tech)
      Exemple : Qwant repose en réalité sur Bing
    • Suite Numérique GitHub est aussi utilisée par le gouvernement néerlandais, entre autres
      dépôt mijn-bureau
  • Si l’Europe veut être réellement indépendante, il lui faut un OS mobile. Sur desktop, Linux + LibreOffice suffisent, mais il n’existe pas d’alternative mobile crédible

    • La société finlandaise Jolla prévoit de revenir en 2026 avec un nouveau matériel et un nouvel OS. Ce ne sera pas 100 % européen, mais c’est un bon début
    • Le Linux mobile progresse régulièrement avec des projets comme postmarketOS, mais cela reste encore un produit très orienté early adopters
      En réalité, le monde entier a désespérément besoin d’un OS mobile digne de confiance
    • Le plus gros problème, ce sont les bootloaders verrouillés et les pilotes propriétaires
      Les fabricants maintiennent d’anciens forks Android tout en verrouillant le noyau
      Je pense qu’il devrait être obligatoire de publier les pilotes ou au moins la documentation
      Il faudrait arriver à un monde où « Linux on M5? Should be easy »
    • J’utilise Murena /e/os, basé en France, et j’en suis plutôt satisfait
    • Cela me rappelle l’ancien Firefox OS (page d’assistance Mozilla)
  • J’utilisais Linux il y a 10 ans, puis je suis revenu à Windows à cause du travail, mais cette semaine je suis repassé sur Fedora + KDE
    J’ai demandé à Claude de me générer un script de migration, et tout a fonctionné parfaitement
    Ma configuration SSH, Thunderbird, jusqu’aux sessions navigateur, tout a été transféré tel quel, et je retrouve un sentiment de liberté

    • J’utilise Linux depuis 25 ans. Aujourd’hui, j’utilise surtout IceWM
      GNOME3 ne me servait à rien et KDE me laisse aussi sur ma faim
      L’avantage de Linux, c’est la liberté d’assembler son environnement, mais sa domination du marché desktop reste toujours insuffisante
      GTK est centré sur GNOME, Qt se concentre sur sa commercialisation, donc l’innovation avance lentement
  • Si la France réussit, les entreprises américaines pourraient aussi suivre
    Il faut une forme de sanction contre le mépris de Microsoft pour ses utilisateurs

    • J’aimerais moi aussi auto-héberger la « La Suite » française, mais beaucoup d’entreprises continuent de croire que « plus c’est cher, mieux c’est »
      Il existe cette psychologie étrange qui associe bas prix à faible qualité
    • Je dirige une entreprise en concurrence avec l’initiative du gouvernement français, et plus de la moitié de nos clients sont déjà aux États-Unis
      projet Filestash
  • Beaucoup d’organisations ne font que maintenant leur sortie de Microsoft. C’est étonnant de voir à quel point l’inertie organisationnelle est forte
    Et pourtant, il est regrettable qu’elles utilisent encore des IA fermées comme OpenAI ou Anthropic
    L’UE a déjà montré que l’innovation de petites équipes était possible en son sein, donc il faut chercher des alternatives ouvertes

    • Il existe un grand écart entre ce que les humains savent et ce qu’ils font
      Au final, il faut une nécessité immédiate pour qu’ils bougent. Mais je crois qu’un jour nous deviendrons une espèce paresseuse de manière efficace
    • L’instabilité politique américaine a rappelé à l’Europe la nécessité de la souveraineté numérique
      Cela montre à quel point l’idée selon laquelle « ce ne sont que de simples prestataires de service » était illusoire
  • Le titre de l’article est un peu exagéré. En réalité, c’est un organisme français appelé DINUM qui a annoncé vouloir sortir de Windows
    Mais le plus grand projet français de desktop Linux reste GendBuntu
    wiki GendBuntu

    • DINUM est un organisme petit mais influent, qui demande à chaque ministère de préparer d’ici l’automne 2026 un plan de migration de Windows vers Linux
      Cela fait partie de la stratégie française de souveraineté numérique, et dépasse largement le simple cadre d’une migration administrative