1 points par GN⁺ 2024-01-12 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp

Meta ignore le droit des utilisateurs à retirer leur consentement

  • Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs à retirer leur consentement : depuis novembre 2023, les utilisateurs d’Instagram et de Facebook qui ne souhaitent pas être suivis doivent payer jusqu’à 251,88 € par an de « frais de confidentialité ». Il est possible de consentir au suivi en un clic, mais pour retirer ce consentement, il faut passer par une procédure complexe menant à un abonnement payant. Cela contrevient au principe du RGPD selon lequel le retrait du consentement doit être « aussi facile » que le fait de le donner.

La dernière tentative de Meta de contourner le droit européen sur la protection des données

  • Coût élevé du retrait du consentement : une fois qu’un utilisateur a accepté le suivi, il n’existe pas de moyen simple de revenir sur ce choix par la suite. Selon l’article 7 du RGPD, retirer son consentement doit être aussi simple que le donner, mais actuellement Meta ne propose aucun moyen de le « retirer » autre que l’achat d’un abonnement à 251,88 €. En outre, les utilisateurs qui souhaitent retirer leur consentement doivent retrouver la page correspondante à travers plusieurs fenêtres et bannières.

Violation manifeste

  • Violation manifeste : dans ses lignes directrices, le Comité européen de la protection des données (EDPB) cite les coûts financiers comme exemple de charge incompatible avec le principe de l’article 7 du RGPD, montrant clairement que Meta ne rend pas le retrait du consentement aussi simple que son octroi.

Plainte déposée en Autriche

  • Plainte déposée en Autriche : noyb a déposé une plainte auprès de l’autorité autrichienne de protection des données (DSB) au nom d’un plaignant. Cette autorité devrait ordonner à Meta de se conformer au droit européen sur la protection des données et de proposer un moyen permettant aux utilisateurs de retirer facilement leur consentement sans avoir à payer de frais. En outre, noyb propose l’imposition d’une amende afin de prévenir de futures violations du RGPD. L’affaire sera probablement transmise par la DSB autrichienne à la DPC irlandaise, l’« autorité chef de file » de Meta dans l’UE.

L’avis de GN⁺ :

  • Le point le plus important de cet article est que Meta enfreint le RGPD en rendant difficile le retrait du consentement par les utilisateurs. Il s’agit d’un problème grave qui porte atteinte aux droits des utilisateurs en matière de protection des données.
  • De tels agissements de Meta peuvent contribuer à renforcer la sensibilisation à la protection des données en Europe et à accroître la pression sur les entreprises pour qu’elles respectent les lois sur la vie privée.
  • L’action d’organisations comme noyb joue un rôle important dans la défense des droits individuels à la protection des données et dans l’utilisation de recours juridiques pour contraindre les entreprises à respecter la loi.

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-01-12
Avis sur Hacker News
  • Un utilisateur dit ne pas savoir ce qui se passe lorsqu’on clique sur le bouton « Enregistrer les paramètres » d’une bannière de cookies. Il mentionne qu’il pourrait y avoir des cases à cocher cachées permettant tout d’autoriser, et que des « cookies essentiels à des fins marketing » semblent avoir été inventés. Il évoque aussi les pop-ups demandant soit d’accepter le suivi publicitaire, soit de payer.
  • Un autre utilisateur explique que Meta sait comment générer des revenus tout en enfreignant subtilement la loi. Il dit s’être attendu à ce que Meta adopte des méthodes encore plus discrètes, comme redemander « par erreur » les préférences de cookies jusqu’à ce que l’utilisateur accepte, puis ne plus jamais les redemander.
  • Un commentaire exprime son soutien à NOYB (organisation à but non lucratif pour les droits numériques en Europe) et recommande de faire un don pour soutenir son travail essentiel en matière de protection de la vie privée.
  • Un utilisateur affirme que la DPC (Commission irlandaise de protection des données) devrait infliger l’amende la plus élevée possible. Il estime qu’il est évident que Meta cherche à contourner ces lois, compte tenu de ses violations répétées du RGPD.
  • Une personne donne son avis personnel en disant préférer payer directement pour un service, tout en reconnaissant que ce n’est probablement pas l’opinion majoritaire. Elle ajoute que les gens ne veulent pas payer et se demande comment la situation va évoluer.
  • Un utilisateur ayant décidé de ne pas utiliser Instagram dit espérer pouvoir attendre que la plateforme lui propose le choix entre accepter le suivi publicitaire ou payer.
  • Il est question de l’introduction par Facebook d’une offre payante. Dans ce type de système, on pourrait payer un tarif de base et être suivi, ou un tarif premium pour supprimer le suivi. Un commentaire estime qu’après le RGPD, faire payer la vie privée pose un problème éthique, et pense personnellement que la CJEU (Cour de justice de l’Union européenne) n’apprécierait pas ce type de pratique.
  • Un commentaire décrit la procédure suivie par la personne ayant déposé plainte pour tenter de passer d’un abonnement gratuit à un abonnement payant. L’abonnement gratuit est accessible en un clic, mais pas l’abonnement payant. La question est posée de savoir si la collecte de données continue malgré tout.
  • Un utilisateur estime que l’UE devrait adopter une ligne dure avec l’Irlande et infliger des amendes à Meta. Il affirme que Meta devrait être sanctionnée pour tout l’argent « volé » à ses utilisateurs.