CA4 : aucune attente raisonnable concernant les données de localisation de Google
- Attente de vie privée pour les données de localisation de Google : un jugement a conclu qu’il n’existe pas d’attente raisonnable de vie privée pour les données de localisation de Google. Les utilisateurs partagent volontairement ces données avec Google.
- Processus de configuration de l’historique des positions :
- Par défaut, l’historique des positions est désactivé.
- L’utilisateur doit activer le partage de position et sélectionner le paramètre d’historique des positions dans son compte Google.
- Il faut activer la fonction de rapport de position et se connecter à son compte Google.
- L’utilisateur peut consulter, modifier et supprimer ses données de localisation.
- Précision de l’historique des positions : en plus du GPS, le Wi-Fi et le réseau mobile peuvent être utilisés pour fournir une localisation plus précise. Cependant, l’historique des positions reste une estimation.
- Sensorvault : Google conserve toutes les données de l’historique des positions dans un dépôt appelé Sensorvault. Un identifiant unique est attribué à chaque appareil, ce qui permet de prendre en charge des applications comme Google Maps.
Mandats de géorepérage
- Mandats de géorepérage : depuis 2016, les forces de l’ordre ont commencé à obtenir des mandats de géorepérage demandant les informations de localisation des utilisateurs dans une zone précise.
- Procédure de réponse de Google :
- Étape 1 : fourniture d’une liste anonymisée d’utilisateurs.
- Étape 2 : les forces de l’ordre peuvent demander des informations supplémentaires.
- Étape 3 : fourniture des informations d’identification de compte des utilisateurs concernés.
- Controverse juridique : un jugement a conclu que les mandats de géorepérage ne violent pas le quatrième amendement. Cela pourrait accentuer les frictions entre l’évolution technologique et l’action des forces de l’ordre.
Résumé de GN⁺
- La décision selon laquelle il n’existe pas d’attente de vie privée pour les données de localisation de Google pourrait alimenter la controverse autour de la protection de la vie privée des utilisateurs.
- Les mandats de géorepérage sont utiles aux forces de l’ordre pour obtenir des informations de localisation d’utilisateurs dans une zone donnée, mais ils soulèvent d’importantes inquiétudes en matière d’atteinte à la vie privée.
- Cet article apporte des éléments importants pour réfléchir à l’équilibre entre progrès technologique et régulation juridique.
- Parmi les autres projets offrant des fonctions similaires, on peut citer les services de localisation d’Apple.
1 commentaires
Avis Hacker News
Google pousse désormais les données de localisation vers l’appareil et les supprime de ses serveurs
Pour les personnes ayant un ancien compte Google, les données de localisation relevaient d’un mécanisme d’opt-out
L’historique des positions n’est qu’un paramètre demandant si l’utilisateur peut voir ses propres données de localisation
Utilise GrapheneOS, refuse toutes les autorisations de localisation et n’utilise que Organic Maps hors ligne
Se demande s’il existe une alternative respectueuse de la vie privée à l’historique des positions de Google
Dans la société moderne, l’usage de ce type d’applications devient de plus en plus indispensable
L’historique des positions est désactivé par défaut, et l’utilisateur doit passer par plusieurs étapes avant que Google ne suive et n’enregistre les données correspondantes
Cette explication est trompeuse
L’affaire où Google a permis de suivre quelqu’un qui passait à vélo est un bon exemple montrant que le système et la manière dont la police l’utilise sont défaillants et dangereux
Les mandats SensorVault existent depuis des décennies et ont été décrits dans un article du NYT en 2019
Activer une fonctionnalité n’est pas la même chose que donner à Google et aux autres l’ensemble des données collectées
Point rassurant : ces données peuvent aussi fonctionner dans les deux sens