2 points par GN⁺ 2024-08-13 | 1 commentaires | Partager sur WhatsApp
  • Décision de la cour d’appel fédérale du cinquième circuit

    • Vendredi, la cour d’appel fédérale du cinquième circuit a jugé que les mandats de géorepérage sont « catégoriquement interdits par le quatrième amendement »
    • L’EFF a salué cette décision, estimant qu’elle est essentielle pour permettre à chacun d’utiliser son téléphone portable sans craindre une collecte indiscriminée de ses données de localisation
  • Contexte de l’affaire : United States v. Smith

    • Une affaire de vol à main armée et d’agression survenue en 2018 dans un bureau de poste du Mississippi
    • Après plusieurs mois d’enquête, la police n’ayant pas réussi à identifier de suspect, elle a obtenu un mandat de géorepérage visant la zone autour du bureau de poste
    • Google a fourni des informations sur plusieurs appareils, ce qui a finalement conduit à l’arrestation de deux accusés
  • Principaux points de la décision de la cour d’appel

    • Attente de vie privée concernant les données de localisation

      • Conformément à l’arrêt Carpenter v. United States, une personne a une attente raisonnable de vie privée à l’égard des données de localisation incluses dans un mandat de géorepérage
      • Les mandats de géorepérage sont très intrusifs, car ils peuvent révéler des informations sensibles
    • Problème constitutionnel

      • Les mandats de géorepérage sont par nature contraires à la Constitution
      • Ces mandats n’identifient pas d’utilisateurs précis et se fondent uniquement sur des critères temporels et géographiques
    • Bonne foi de la police

      • En 2018, la police pouvait utiliser ce type de mandat de bonne foi, la technologie de géorepérage étant alors nouvelle
      • Par conséquent, les preuves obtenues dans cette affaire ne seront pas écartées
  • Importance de la décision

    • Il est encourageant qu’une cour d’appel reconnaisse que ces mandats portent atteinte à la vie privée
    • Les forces de l’ordre s’appuient de plus en plus sur les mandats de géorepérage et d’autres mandats inversés, et cette décision servira d’avertissement contre une application trop restrictive des précédents du quatrième amendement dans ce type d’affaires

Le récap de GN⁺

  • Cette décision constitue un arrêt important affirmant que les mandats de géorepérage violent le quatrième amendement
  • Elle contribuera à renforcer la protection de la vie privée concernant les données de localisation des individus
  • Elle fera office de précédent important pour mettre en garde contre la dépendance des forces de l’ordre à l’égard des mandats de géorepérage
  • Parmi les projets offrant des fonctions similaires, on trouve diverses technologies de renforcement de la confidentialité visant à protéger les données de localisation

1 commentaires

 
GN⁺ 2024-08-13
Avis Hacker News
  • Souligne que la décision du tribunal selon laquelle la police pouvait utiliser des mandats de géorepérage « de bonne foi » en 2018 change peu de choses dans les affaires individuelles
  • Quand tout le monde se déplace avec un téléphone portable, il devrait être possible d’utiliser des données de localisation sans craindre d’être désigné comme suspect par un filet dérivant numérique
  • Mentionne qu’à elle seule, cette décision ne suffira pas à dissiper cette crainte
  • Souligne que les mandats de géorepérage ont été utilisés de manière trop large et imprudente, tout en posant la question de savoir s’ils peuvent être valides dans certaines situations
    • Par exemple, si une petite cabane en forêt brûle à l’essence pendant une nuit où le propriétaire est absent, et que la police cherche les téléphones connectés à cette antenne cette nuit-là, avec seulement 3 résultats
    • Discussion sur le fait de savoir si la validité doit être jugée selon la taille de l’ensemble de résultats ou son degré de précision
  • Explique pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un mandat de géorepérage
    • Un mandat visant à collecter les données de localisation des appareils dans une zone géographique donnée (geofence)
    • Il permet d’identifier les appareils présents dans cette zone, de collecter leurs données de localisation et d’associer un appareil à un lieu et à un moment précis
  • Souligne que les forces de l’ordre peuvent contourner l’exigence de mandat en achetant des données à des data brokers
    • C’est une avancée importante, mais il reste encore beaucoup à faire
  • Mentionne que les mandats de géorepérage constituent une atteinte à la vie privée et que cette question doit continuer à être traitée jusqu’à ce que la cour FISA fournisse des directives claires
    • Souligne le problème de l’utilisation de la FISA pour obtenir des informations destinées à des poursuites pénales plutôt qu’au renseignement
    • Évoque la situation récente où la définition de « terroriste » s’élargit de plus en plus et où les listes de surveillance intérieure se sont fortement étendues
    • Espère que les mandats de géorepérage seront interdits sans ambiguïté et que la FISA respectera à l’avenir la loi suprême
  • Partage un lien vers un article connexe
    • « Aucune attente raisonnable de vie privée concernant les données de localisation de Google »
  • Mentionne que les villes construisent déjà leurs propres réseaux de suivi en utilisant notamment l’APLR, le Bluetooth, le TPMS et les transpondeurs de péage
    • Évoque la possibilité que la police utilise ces réseaux pour détecter et suivre des radios
  • Mentionne que Google a récemment mis fin au service « Timeline » et a modifié son fonctionnement afin de stocker les informations localement sur les appareils des utilisateurs
    • Cela pourrait être une réponse « Don’t be evil » aux mandats de géorepérage, puisqu’en l’absence de conservation des informations par Google, celles-ci ne peuvent pas être remises aux forces de l’ordre
  • Pose la question de savoir en quoi le géorepérage diffère des images de caméras de sécurité dans la rue
    • S’interroge sur le fait de savoir si cela inclut aussi les espaces intérieurs