Chlore et soda
Des photos saisissantes d’une décharge de déchets électroniques et des personnes qui y gagnent leur vie
- À Accra, au Ghana, la casse d’Agbogbloshie était autrefois l’un des plus grands sites de traitement des déchets électroniques d’Afrique, traitant environ 15 000 tonnes de déchets électroniques par an.
- Emmanuel Akatire a quitté Zorko, au Ghana, pour Accra à l’âge de 18 ans et a commencé à chercher des métaux précieux dans des amas de déchets électroniques.
- Il gagnait environ 60 dollars par semaine, ce qui constituait le seul moyen de subvenir aux besoins de sa famille.
Les aspects positifs et négatifs des déchets électroniques
- Le projet E-Waste in Ghana: Tracing Transboundary Flows cherche à saisir les aspects positifs comme négatifs des déchets électroniques.
- Les déchets électroniques sont dangereux, mais ils alimentent aussi une économie informelle du recyclage qui offre une possibilité d’échapper à la pauvreté.
Un problème mondial de déchets électroniques
- En 2022, environ 62 millions de tonnes de déchets électroniques ont été jetées, contenant des métaux précieux d’une valeur d’environ 91 milliards de dollars.
- Pourtant, les personnes qui effectuent ce travail de recyclage n’en retirent qu’une part minime des bénéfices potentiels.
Déchets électroniques fonctionnels et non fonctionnels
- Les déchets électroniques se divisent entre matériels fonctionnels et non fonctionnels, et cette distinction est importante.
- Le droit international interdit le commerce des déchets électroniques non fonctionnels contenant des substances toxiques, tandis qu’il considère que le commerce de matériels électroniques fonctionnels peut être bénéfique en prolongeant la durée de vie des produits.
Le problème des importations de déchets électroniques au Ghana
- Le Ghana interdit de nombreuses formes d’importation de déchets électroniques dangereux, mais ces règles sont souvent ignorées à cause des pots-de-vin.
- Les sites informels de déchets électroniques se multiplient sur la côte ghanéenne, avec des effets sur les zones résidentielles.
Les dangers du travail lié aux déchets électroniques
- La collecte de déchets électroniques est un travail dangereux, où les brûlures, coupures et autres blessures sont fréquentes.
- Les travailleurs des déchets électroniques risquent d’être exposés à plus de 1 000 substances chimiques dangereuses, dont le plomb, le mercure et les retardateurs de flamme bromés.
La croissance des secteurs du recyclage et de la réparation
- Malgré les effets nocifs des déchets électroniques, les secteurs du recyclage et de la réparation se développent.
- En Afrique, la culture de la réparation et de la réutilisation des produits reste importante, ce qui contribue à freiner l’augmentation des déchets électroniques.
La réexportation des minerais précieux
- Les minerais les plus précieux extraits des déchets électroniques au Ghana sont souvent réexportés vers l’Europe ou l’Asie.
- Ces projets espèrent amener les gens à repenser leur relation aux appareils électroniques.
# Le résumé de GN⁺
- Cet article aborde les aspects positifs et négatifs des déchets électroniques, en soulignant notamment leur impact sur l’économie informelle du recyclage au Ghana.
- Il montre, au-delà des dangers des déchets électroniques, le potentiel de croissance des secteurs du recyclage et de la réparation.
- Le problème des déchets électroniques est un enjeu environnemental et sanitaire majeur à l’échelle mondiale, qui nécessite des solutions durables.
- Parmi les autres projets comparables dans le secteur figurent des initiatives internationales consacrées à la gestion et au recyclage des déchets électroniques.
1 commentaires
Commentaires sur Hacker News
Cela souligne l’importance des lois sur le « right to repair ». Il faut réduire les dommages environnementaux et utiliser les appareils le plus longtemps possible. Réutiliser les appareils peut réduire le besoin de nouveaux produits. Cela peut représenter une menace pour les entreprises. Les appareils actuels peuvent durer longtemps et leurs pièces peuvent être remplacées. Les entreprises technologiques les rendent difficiles à réparer. Il faut soutenir le retour d’une culture de la réparation.
Il faut comprendre qu’un recyclage correct des déchets électroniques existe. Le propos n’est pas d’arrêter de consommer de nouveaux produits électroniques, mais d’empêcher que les déchets électroniques soient déversés dans des villages pauvres en Afrique. C’est la description d’une pauvreté extrême.
Il faut se méfier de la consommation irréfléchie. Des rues propres et les derniers produits montrent qu’on dissimule des choses plus sombres.
J’ai remplacé ma cuisinière électrique, mais je me demande encore comment me débarrasser de l’ancienne qui est en panne. Le « right to repair » ne résout pas tous les problèmes. Les gens ne veulent pas consacrer leur temps à tout réparer. La nouvelle cuisinière est plus économe en énergie.
La décharge de déchets électroniques comprend une rivière qui se jette dans la mer.
Le cœur du problème n’est pas d’arrêter d’utiliser des objets, mais de résoudre les problèmes de gouvernement et de pauvreté. Une décharge bien gérée ne ressemble pas à cela.
Chercher des pièces dans des déchets électroniques donne une impression cyberpunk. Autrefois, ce genre de décharge technique aurait pu déclencher des guerres. Maintenant, on cherche plutôt des moyens de déverser encore plus de déchets en douce.
J’ai été choqué en voyant les photos. Plutôt qu’une solution individuelle, imposer une redevance de réduction des déchets pourrait être une meilleure réponse. Cela pourrait aider les Ghanéens à construire une industrie plus sûre. Mais il est difficile de mobiliser le capital politique nécessaire pour le mettre en œuvre.
Le cours d’eau se dirige directement vers la mer et se situe en amont d’un village de pêcheurs.
On ne peut pas jeter les choses ; on ne fait que les déplacer ailleurs.