3 points par GN⁺ 2025-09-03 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Le principal groupe de chercheurs spécialistes du génocide au monde a officiellement reconnu comme génocide la guerre menée par Israël à Gaza
  • L’Association internationale des chercheurs sur le génocide (IAGS) a adopté une résolution estimant que les actes d’Israël correspondent à la définition juridique de la Convention des Nations unies de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide
  • La résolution souligne la gravité des actes actuellement reprochés à Israël, notamment les attaques contre les civils, le blocage des biens essentiels et les déplacements forcés
  • Cette résolution intervient dans le prolongement des procédures déjà engagées à la Cour internationale de justice et à la Cour pénale internationale au sujet de Gaza
  • Les appels à une intervention urgente de la communauté internationale et à l’établissement des responsabilités prennent une ampleur sans précédent

Résolution officielle du principal groupe mondial de chercheurs sur le génocide

  • L’Association internationale des chercheurs sur le génocide (IAGS), l’un des principaux regroupements mondiaux de spécialistes du génocide, a officiellement déclaré que la guerre menée par Israël à Gaza relevait de la définition juridique du génocide
  • L’IAGS, fondée en 1994 et réunissant environ 500 chercheurs, applique dans cette résolution les critères de la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée en 1948

Principaux éléments de la résolution et réactions

  • Melanie O’Brien, présidente de l’IAGS, a déclaré que « le groupe d’experts a clairement établi que ce qui se passe réellement à Gaza constitue un génocide »
  • La résolution a été adoptée à une large majorité, avec 86 % des membres votant pour, et appelle Israël à cesser les attaques contre les civils, en particulier les enfants, à ne pas bloquer la nourriture et les biens de première nécessité, et à mettre fin aux déplacements forcés
  • Sergey Vasiliev, professeur à l’Open University des Pays-Bas, a expliqué que cette évaluation juridique était devenue l’opinion dominante dans le monde académique, en particulier dans le champ des études sur le génocide

Portée locale et internationale

  • Ismail al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement de Gaza, a affirmé que « la prise de position d’un milieu universitaire reconnu vient appuyer les éléments de preuve déjà présentés devant les juridictions internationales », en ajoutant que « cette résolution impose à la communauté internationale une obligation juridique et morale de prendre des mesures d’urgence, de protéger les civils et de punir les responsables »

Les difficultés juridiques internationales croissantes d’Israël

  • Cette résolution a été publiée alors qu’Israël fait déjà l’objet d’une procédure devant la Cour internationale de justice à La Haye pour des accusations de génocide
  • La Cour pénale internationale a déjà délivré des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant

Situation à Gaza et contexte de cette qualification de génocide

  • Depuis le lancement de l’opération israélienne en octobre 2023, plus de 63 000 Palestiniens ont été tués, la plupart des habitants ont été déplacés de force au moins une fois, et la majorité des bâtiments de Gaza ont été détruits ou endommagés
  • L’organisme mondial de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a officiellement confirmé que le blocage de la nourriture, de l’eau et des médicaments, combiné aux bombardements israéliens, avait provoqué une famine dans certaines zones de Gaza

Précédents de l’Association internationale des chercheurs sur le génocide et précisions complémentaires

  • L’IAGS avait déjà officiellement reconnu des génocides en Bosnie, au Rwanda, en Arménie et au Myanmar
  • La Convention des Nations unies sur le génocide définit celui-ci comme « un crime commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux »

Mention de l’attaque du Hamas

  • La résolution précise également que l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël relève elle aussi de crimes internationaux, tout en affirmant clairement que de tels actes ne sauraient justifier un génocide

Extension de la réaction internationale

  • Récemment, plusieurs centaines d’employés d’organes onusiens de défense des droits humains ont exhorté le Haut-Commissaire à qualifier officiellement les actes d’Israël de génocide manifeste, signe d’un élargissement du consensus international

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