- WinBoat met l’accent sur la facilité d’usage grâce à l’automatisation de la configuration et une interface utilisateur intuitive
- Prend en charge des applications majeures comme la suite Adobe, Affinity Photo, etc., qui ne sont pas compatibles avec Wine ou CrossOver
- Permet une fonction expérimentale de passthrough USB pour configurer du matériel réservé à Windows
- La prise en charge de la virtualisation GPU, de Flatpak et de Podman est prévue, ce qui renforce son extensibilité
- Permet d’utiliser librement des applications Windows emblématiques comme Office 365
Qu’est-ce que WinBoat ?
- WinBoat est un outil qui aide à exécuter des applications Windows de manière fluide dans un environnement Linux
- Il offre une expérience intégrée après une configuration unique, à condition de disposer des éléments nécessaires, sans imposer à l’utilisateur de réglages manuels fastidieux
- Il peut être utilisé directement depuis une interface unique, sans avoir à modifier des fichiers de configuration ni à apprendre des commandes CLI complexes
Comparaison avec WinApps
- WinApps impose de gérer manuellement plusieurs étapes de configuration et nécessite l’usage d’un TUI, d’un widget de barre des tâches ou de commandes CLI
- WinBoat automatise toute la configuration après l’installation et propose une UI intuitive, ce qui aboutit à une expérience utilisateur globale plus aboutie
- Il garantit une utilisation simple, sans gestion directe des fichiers de configuration ni mémorisation de commandes CLI
Avantages face à CrossOver ou WINE
- Diverses applications difficiles à exécuter avec Wine ou CrossOver (par ex. Affinity Photo, l’ensemble de la suite Adobe, Paint Tool Sai, AeroChat, Acrobat, Office, etc.) fonctionnent aussi
- Il fournit un environnement de bureau Windows complet et assure la compatibilité avec divers logiciels
Prise en charge des périphériques / du matériel et du passthrough
- Pour les appareils USB, WinBoat prend en charge le passthrough USB depuis la version 0.8.0 (expérimental), ce qui permet de les configurer avec des logiciels Windows
- Les utilisateurs d’anciennes versions de WinBoat peuvent ajouter des périphériques USB en modifiant directement
docker-compose.yml
- À partir de la version 0.8.0, seule la méthode intégrée est compatible
Passthrough GPU et virtualisation graphique
- Le passthrough GPU n’est actuellement pas pris en charge
- Des plans existent pour l’accélération GPU en s’appuyant plus tard sur des pilotes para-virtualized, Indirect Display Driver, ainsi qu’une intégration avec Looking Glass
- D’après les tests, certains pilotes ne sont pas encore adaptés à un usage réel ; ils seront intégrés lorsqu’ils seront prêts
Jeux et sécurité
- Les jeux utilisant un anti-triche au niveau du noyau ne peuvent pas être exécutés en raison des limites de l’environnement virtualisé
Extensibilité et plans de déploiement
- La prise en charge de Podman (alternative à Docker) est prévue, mais elle n’est pas encore finalisée en raison de problèmes de réseau
- Un packaging Flatpak est également planifié, mais il subsiste des défis techniques liés aux interfaces système et applicatives ainsi qu’à l’exposition des outils
Prise en charge des logiciels Windows et d’Office
- Les principales applications Windows, dont Microsoft Office 365, fonctionnent correctement
Conclusion
- WinBoat est une solution qui facilite l’utilisation fluide de logiciels applicatifs Windows sur Linux grâce à plusieurs atouts, notamment une automatisation pensée pour l’utilisateur, une bonne compatibilité et une forte extensibilité
1 commentaires
Avis Hacker News
Il existait déjà des projets similaires dans le jeu, comme Looking Glass, qui s’appuient eux aussi sur une VM Windows sur KVM. (On présente ça comme si Windows tournait directement dans un conteneur Docker, mais en réalité l’architecture repose sur KVM.)
Du point de vue de l’expérience utilisateur (UX), c’est proche de RAIL.
Ça ne veut pas dire que ce projet est mauvais, mais au final ce n’est pas totalement nouveau, puisqu’on reste dans l’une des deux approches classiques : la simulation/réimplémentation d’API, ou l’exécution de l’OS lui-même (Windows).
S’il s’agissait d’une troisième voie, par exemple une traduction ABI in-place, là ce serait vraiment une énorme nouvelle.
Les pages du projet expliquent rarement clairement ce qu’il fait exactement.
La moitié du temps, on a des descriptions du genre « Plorglewurzle exploite le big data blockchain pour fournir des microservices sublinéaires sur l’infrastructure Azure Cloud ».
Cela dit, ce projet montre au moins qu’une installation de Windows est nécessaire.
dockur/windows:latest+ FreeRDP en mode rootless + un petit démon qui expose via une API les applis installées dans la VM.Si cette dernière partie n’est pas nécessaire, il vaut peut-être mieux utiliser directement l’image
dockur/windowset FreeRDP.utilisez toujours des applications natives. N’utilisez même pas WINE, et n’essayez pas de rendre compatibles des choses qui vous sont fondamentalement hostiles.
N’utilisez pas non plus de VM, et je déconseille absolument le dual boot. C’est vraiment nul.
Le mieux est de passer complètement à Linux et de ne jamais regarder en arrière.
Proton est un cas un peu à part, parce que Valve y consacre chaque jour une énergie énorme, ce qui explique pourquoi ça fonctionne si bien.
La bonne nouvelle, c’est qu’investir dans l’amélioration des API/ABI Linux finit forcément par porter ses fruits.
Les contributions de Valve à MESA et à amdgpu sont vraiment remarquables.
J’aimerais que Valve traite les AAA et les jeux indé Linux comme des exclusivités Steam.
Et j’espère que les développeurs de jeux en retiendront qu’« un portage Linux doit absolument être confié à des développeurs Linux ».
PS : pendant très longtemps, j’étais déçu que Counter-Strike ne tourne pas sous Linux, puis Valve a fait un portage natif et c’est devenu excellent.
PPS : j’utilise aussi un Mac à cause de deux applications incompatibles, Garmin Express et Zwift ; c’est moins pénible à maintenir que Windows, mais on y fait moins de choses que sous Linux.
L’explorateur de fichiers est vraiment mauvais et la gestion des fenêtres est agaçante.
Mais au moins, ça ne me donne pas des maux de tête toute la journée.
Counter-Strike 2 ne tourne pas sur Mac, donc pour ça, il faut Linux.
Contre-argument : Wine fonctionne vraiment bien, surtout avec les vieux logiciels.
Si les gens s’imposent inutilement ce genre de règle, beaucoup finiront par ne pas pouvoir utiliser Linux.
Mon avis : ce qu’il faut éviter, c’est surtout « d’essayer de suivre des API fondamentalement instables ».
Article lié : Win32 is the stable Linux userland ABI and the consequences
Billet de blog associé : Win32 the only stable ABI
Pour être précis, je pense qu’il vaut mieux utiliser des applications natives GNU/Linux, mais il faut d’abord des API qui restent stables très longtemps, au moins 20 ans.
D’après mon expérience, il y a très peu de versions Linux natives vraiment réussies.
Souvent, la version Windows via Proton est au contraire de meilleure qualité.
Je remercie des studios comme Larian, qui a livré récemment une excellente version native de BG3.
Je suis entièrement d’accord sur le fait que si Proton fonctionne si bien, c’est grâce aux efforts constants de Valve.
Mais dans la pratique, réclamer des portages natifs aux développeurs de jeux ne marche pas très bien.
Au final, c’est grâce au Steam Deck, à Valve et à Proton que le marché peut lentement se déplacer vers Linux.
Par exemple, une petite application dédiée à la conception de patrons de tricot, qui n’est même pas open source.
Dans ce genre de cas, un environnement de compatibilité fluide peut être indispensable.
(Pour les jeux, Proton a plus ou moins réglé le problème.)
Je ne pense pas que ce soit un bon conseil.
Beaucoup de gens veulent utiliser Linux tout en exécutant des applications Windows, et Wine fonctionne bien.
Pour les applis qui ne tournent pas avec Wine, le dual boot reste une solution tout à fait utilisable.
Au lieu de seulement dire qu’il peut lancer des applications bureautiques, ils devraient montrer à quoi cela ressemble réellement.
Ils mettent en avant une expérience « seamless », mais il n’y a aucune démo.
Je trouve ça vraiment incompréhensible.
Il n’y a absolument aucune information sur la façon dont des fenêtres Windows individuelles s’intègrent au bureau Linux — Alt-Tab, Ubuntu Dock, etc. — ou si on se retrouve simplement avec une énorme fenêtre de VM.
Je me demande pourquoi ils ne montrent pas ça sur le site.
Malheureusement, même l’usage de base ne fonctionnait pas bien.
Quand on lançait le navigateur Edge, une fenêtre apparaissait mais restait figée, sans qu’une solution de récupération semble exister.
Même en fermant la fenêtre, le cadre restait affiché.
Si j’essayais l’option « Desktop », tout se figeait.
J’ai pu me connecter à la session via la webview intégrée, mais il semblait demander l’autorisation des connexions RDP.
Je n’ai pas creusé davantage, et comme cela ne convenait pas au besoin de mon épouse, j’ai fini par remettre le portable sous Windows.
J’espère que l’intégration côté applications/système Windows s’améliorera à l’avenir.
Beaucoup d’applications Windows fonctionnent bien avec Wine et ne nécessitent que quelques ajustements, donc ça peut aussi être une bonne option.
J’aimerais aussi qu’il existe un projet similaire permettant d’exécuter des applications macOS sur Linux.
Du coup, il faudra sans doute encore du temps avant que la combinaison applis macOS + Linux devienne quelque chose de courant.
Si vous avez besoin d’une VM macOS complète, vous pouvez aussi regarder le projet dockur : dockur/macos
En revanche, aucun des deux ne propose actuellement de mode « seamless ».
Si de toute façon il faut utiliser le bureau complet, je pense qu’il vaut mieux recourir à une vue graphique accélérée matériellement plutôt qu’au RDP.
Ces dernières années, j’ai surtout utilisé WSL dans mon travail, et le fait de pouvoir ouvrir des applications GUI comme si je travaillais directement sous Windows améliore la productivité.
Il y a quelques aspects un peu étranges, mais dans l’ensemble c’est plutôt convaincant.
Je me suis souvent demandé s’il n’existait pas l’équivalent dans l’autre sens pour Linux.
En réalité, j’ai rarement eu besoin d’utiliser des programmes Windows sur Linux.
La seule vraie expérience qui me revient, c’est quand j’avais réussi à faire tourner GTA: Vice City presque parfaitement avec Wine.
Mais récemment, je me suis souvent dit que ce serait bien d’avoir une sorte de « Linux Subsystem for Windows » permettant de lancer n’importe quel programme immédiatement.
J’ai installé Debian sur le portable de ma fille, et j’espère que WinBoat pourra servir d’alternative si elle doit absolument utiliser des produits Microsoft pour des devoirs à l’école.
La prise en charge de Wayland est encore en cours de développement (issue Wayland), mais en attendant, c’est plus ou moins utilisable avec xwayland.
Une fois l’IDD disponible, Looking Glass pourra fonctionner sur des configurations iGPU, ce qui aura de l’intérêt même sans accélération 3D.
À l’origine, la grande réussite de Looking Glass était de permettre le partage de la mémoire vidéo entre le compositeur Windows invité et le programme client affiché sur l’hôte, via qemu.
Malheureusement, il faut encore installer séparément un pilote hors noyau (
kvmfr), mais comme il permet aussi de partager de la mémoire ordinaire en plus de la mémoire vidéo, on peut espérer un certain gain de performances.Démo vidéo : lien YouTube
évitez de trop mettre Discord en avant sur la page principale du site.
Discord est aussi souvent utilisé comme serveur C2, donc dans des environnements sécurisés, son accès déclenche des alertes.
Dans notre entreprise, heureusement, ces alertes me remontent directement, mais cela reste du bruit inutile.
Le minimum serait de le cacher derrière un lien.