1 points par GN⁺ 22 일 전 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Participation à un projet de visite en bus en réalité augmentée (AR) à Pékin pour tenter d’en sauver la partie technique, mais l’expérience s’est terminée sans recevoir les 35 000 $ dus
  • Le terrain était déjà dans un état de quasi-effondrement, avec absence de gestion de versions, configuration matérielle non professionnelle et mépris des principes fondamentaux de l’AR
  • Les échecs techniques se sont enchaînés à cause de doublons dans le pipeline de rendu, instabilité du GPS et surchauffe du matériel, tandis qu’on ne demandait que de produire à la volée des effets visuels
  • Pendant 24 jours, avec des journées de 11 à 14 heures, matériel et logiciels fournis à ses frais, loin de sa famille, le travail s’est achevé sans paiement du solde
  • Cette expérience lui a fait comprendre l’impuissance des contrats, l’angle mort juridique de l’exploitation du travail, l’incapacité à identifier les vrais experts et l’importance de faire confiance à son intuition

Leçons tirées d’une arnaque à 35 000 $

  • Au printemps 2024, participation à la finalisation d’un projet de visite en bus en réalité augmentée (AR) dans un parc à Pékin, qui s’est au final soldée par 35 000 $ impayés
  • Le projet était déjà dans un état de délabrement avancé, marqué par une gestion de versions défaillante, une configuration matérielle non professionnelle et l’absence des principes de base de l’AR
  • Le pipeline de rendu reposait sur une structure inefficace qui re-rendait plus de 35 couches, tandis que le matériel utilisait des PC grand public et des panneaux OLED tels quels, exposés à la chaleur et à la poussière
  • Des propositions sur la calibration des lentilles, la science des couleurs, la gestion de versions et la refonte du pipeline ont été faites, mais pour la plupart rejetées, et l’on n’a exigé à la place que la production improvisée d’effets visuels
  • Pendant 24 jours, à raison de 11 à 14 heures par jour, matériel et logiciels fournis à ses frais, loin de sa famille, la mission s’est terminée après le versement d’une partie seulement de l’acompte, sans paiement du solde

Le chaos technique du projet

  • Les développeurs sur place distribuaient directement du code binaire basé sur TouchDesigner via clé USB, sans utiliser le moindre système de gestion de versions
  • Lors de l’implémentation AR, des éléments fondamentaux comme la distorsion de lentille, le champ de vision, la parallaxe ou l’occlusion n’étaient pas pris en compte, provoquant des échecs répétés d’alignement visuel
  • À cause de l’inversion des axes du gyroscope, de l’instabilité du GPS et de problèmes de superposition de rendu, le système ne fonctionnait pas correctement
  • Le pipeline de rendu était structuré de manière à re-rendre toutes les sorties sur des quads plein écran, ce qui entraînait des baisses de performance et des problèmes de surchauffe
  • Le matériel était installé sur des étagères en MDF à l’intérieur du bus, avec un risque constant de détérioration dû aux vibrations, à la poussière et à l’exposition directe au soleil

Conditions de travail et problèmes d’équipe

  • L’équipe de développement manquait de connaissances et d’expérience élémentaires en AR et a poursuivi le projet sans reconnaître ses propres limites
  • Des pistes d’amélioration comme la mesure de calibration des lentilles, la gestion des couleurs, la redondance des caméras et la standardisation des builds ont été proposées, mais largement ignorées
  • À la place, il a surtout été demandé de produire à répétition des effets visuels improvisés, sans storyboard clair ni documents de référence, seulement des consignes orales
  • Le client s’est montré à plusieurs reprises insatisfait du livrable, et il aurait fallu mettre en place une procédure d’approbation claire et un processus de feedback structuré
  • En interne, il a aussi fallu intervenir pour gérer des problèmes de harcèlement entre développeurs juniors

Sacrifices personnels et pertes financières

  • 24 jours de travail à raison de 11 à 14 heures par jour, utilisation à ses frais de matériel et de logiciels, toutes les dépenses assumées directement
  • Le travail a continué malgré des douleurs au poignet liées à une blessure de muay-thaï, dont l’équipe était informée
  • Séparation d’un enfant de 2 ans pendant un mois, pendant que le ou la partenaire assumait seul·e la garde
  • Moins d’un quart de l’acompte contractuel a été versé à l’avance, et le reste n’a jamais été payé
  • Par la suite, une société de recouvrement a été engagée, mais il a été estimé qu’une action en justice aurait peu d’intérêt si l’autre partie pouvait dissoudre sa société

Leçons retenues

  • Les personnes qui refusent l’aide sont parfois déjà dans un état où elles ne peuvent plus être aidées
  • Un contrat peut n’être qu’un bout de papier
  • Voler 35 000 $ en liquide est un crime grave, mais voler du travail et du temps ne semble entraîner aucune sanction
  • Les clients ne savent pas distinguer les experts des non-experts, ce qui apparaît comme un problème plus large dans l’industrie
  • Il faut faire confiance à son intuition (trust your gut)

Résumé de la FAQ

  • En temps normal, des paiements intermédiaires (progress payment) sont inclus au contrat, mais cela a été omis cette fois car il s’agissait d’un projet court de trois semaines
  • La partie adverse n’a pas nié la dette, mais a répété pendant 18 mois qu’elle paierait “la semaine prochaine”
  • Le billet d’avion n’a pas été payé par l’auteur
  • Les autres personnes ayant participé à ce projet ont elles aussi été lésées, et elles restent en contact entre elles
  • L’autre partie semblait prisonnière d’une forme d’auto-illusion du type « encore une dernière étape et l’argent arrivera »
  • Le client final était très insatisfait
  • L’identité des responsables peut être révélée sur demande
  • La leçon martelée une fois encore : faire confiance à son intuition

Aucun commentaire pour le moment.

Aucun commentaire pour le moment.