1 points par GN⁺ 21 일 전 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Au Costa Rica dans les années 1990, 12 000 tonnes d’écorces d’orange abandonnées se sont révélées, 20 ans plus tard, être un cas de restauration écologique transformé en forêt luxuriante
  • Il s’agissait d’une expérience menée par des chercheurs de Princeton consistant à déverser des écorces d’orange sur une prairie dégradée afin de favoriser la restauration des sols et l’augmentation de la biomasse
  • L’expérience a été interrompue par un procès, mais les écorces laissées sur place ont augmenté la biomasse aérienne de 176 % tout en produisant un effet de « séquestration du carbone à coût négatif »
  • Quinze ans plus tard, le site s’était transformé en jungle recouverte de lianes et d’arbres, au point qu’il était difficile d’y retrouver le moindre repère
  • Les chercheurs avancent que l’interaction entre la suppression des graminées invasives et la régénération des sols pourrait être le facteur clé, et soulignent la nécessité d’étendre ce type d’expériences de restauration écologique

Contexte et résultats de l’expérience de déversement d’écorces d’orange

  • Tout commence en 1997 avec un accord proposé à l’entreprise costaricienne de jus Del Oro par Daniel Janzen et Winnie Hallwachs de Princeton
    • Del Oro pouvait déverser gratuitement des déchets d’écorces d’orange sur une zone dégradée du parc national en échange du don d’une partie de terrains adjacents à la zone de conservation de Guanacaste au parc national
  • Del Oro a accepté et a déversé 12 000 tonnes d’écorces d’orange sur un site de 3 hectares à l’aide de 1 000 camions
  • Environ six mois après l’apport de ces déchets organiques riches en nutriments, les écorces s’étaient transformées en un sol noir et fertile

    • Au départ, le site est passé par une phase visqueuse remplie de larves de mouches, avant de se transformer rapidement en sol
    • Le concurrent TicoFruit a intenté un procès contre Del Oro en affirmant que l’entreprise « avait pollué le parc national »
    • La Cour suprême du Costa Rica a donné raison à TicoFruit, mettant fin à l’expérience, et le site a été laissé à l’abandon pendant 15 ans
    • Lorsque l’écologue Timothy Treuer est revenu sur place en 2013, la friche stérile s’était muée en jungle couverte de lianes et d’arbres, au point qu’il était difficile d’y retrouver le moindre repère
    • Le panneau du site était entièrement caché par les lianes et n’a été retrouvé que des années plus tard

Changements écologiques et portée de l’expérience

  • L’équipe de Treuer a comparé la zone où les écorces avaient été déversées à une zone témoin voisine
    • La zone traitée présentait un sol plus fertile, une biomasse arborée plus importante et une plus grande diversité d’espèces d’arbres
    • On y trouvait aussi un immense figuier qu’il fallait être trois, bras écartés, pour entourer
  • Les chercheurs précisent que le mécanisme exact de la restauration reste encore inconnu
    • Ils avancent que l’interaction entre la suppression des graminées invasives et la régénération des sols pourrait être le facteur principal
  • Treuer considère ce cas comme un rare exemple de « séquestration du carbone à coût négatif »
    • Il le cite comme un cas où traitement des déchets, restauration écologique et absorption du carbone ont été obtenus simultanément
  • Les chercheurs soulignent la nécessité de relier des écosystèmes dégradés pauvres en nutriments à des déchets industriels en excès de nutriments
    • Ils précisent toutefois qu’il faut une approche expérimentale structurée et prudente, et non un déversement incontrôlé de déchets
  • Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue scientifique Restoration Ecology

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