Test du MacBook Neo : l’ordinateur portable pour le reste d’entre nous
(fireborn.mataroa.blog)- Le MacBook Neo est considéré, dans sa configuration de base à 599 $, avec 8 Go de RAM et 256 Go de stockage, comme le Mac qu’il est judicieux d’acheter pour la plupart des gens
- Il remplace à prix égal les anciens MacBook Air M1 d’entrée de gamme encore écoulés, tout en apportant une puce de génération actuelle, un design actuel et une plus grande marge de support pour macOS
- Son châssis en aluminium, son Magic Keyboard, ses performances silencieuses sans ventilateur, sa batterie jusqu’à 16 heures et sa bonne réparabilité constituent ses principaux atouts
- Ses limites se situent au niveau des 8 Go de RAM, des 256 Go de stockage, du second port USB-C lent, de l’absence de Thunderbolt, de haut-parleurs faibles et de l’absence de Touch ID sur le modèle de base
- Le Neo à 799 $ est moins convaincant qu’un Air M4 reconditionné, mais le Neo à 599 $ paraît plus pertinent que les PC portables Windows ou les Chromebook
La place du MacBook Neo
- Le MacBook Neo, dans sa version de base à 599 $, se rapproche du « portable que la plupart des gens devraient acheter »
- Le modèle de base propose 8 Go de RAM, 256 Go de stockage et un bouton de verrouillage sans Touch ID
- Le modèle à 799 $ ajoute Touch ID et 512 Go de stockage, mais à ce niveau de prix, d’autres options deviennent plus attractives
- Le Neo n’est pas une machine destinée aux utilisateurs qui savent déjà exactement ce dont ils ont besoin sur Mac
- Les personnes ayant besoin de création soutenue, de virtualisation, de précision colorimétrique ou de davantage de marge en performances seront mieux servies par l’Air
- Le Neo ne convient pas non plus aux utilisateurs ayant besoin de développement, de virtualisation régulière, de plus de RAM ou de davantage d’entrées/sorties
- Plus qu’un simple modèle inférieur aux Air ou Pro, le Neo ressemble à un package séparé conçu par Apple pour un autre type d’acheteur
- Pro, Air et Neo partagent le même système d’exploitation et une philosophie de châssis similaire, mais ne visent pas les mêmes acheteurs
- Considérer qu’un prix plus élevé signifie automatiquement un meilleur produit, c’est passer à côté de l’intention du Neo
Le MacBook d’entrée de gamme que le Neo remplace
- Avant le Neo, le MacBook le moins cher était le MacBook Air M1 de 2020 vendu 599 $ chez Walmart
- C’était un portable vieux de 5 ans équipé d’une puce sortie en 2020, avec une marge de support macOS qui se réduisait déjà
- Il s’apparentait davantage à un MacBook bon marché écoulé via un canal de distribution tiers qu’à un véritable modèle d’entrée de gamme au tarif officiel Apple
- Le Neo offre au même prix une puce de génération actuelle, le design actuel et davantage de visibilité sur le support futur de macOS
- Là où l’ancien MacBook à 599 $ relevait surtout de la logique du « bon portable vendu moins cher », le Neo a été conçu dès le départ comme un MacBook abordable
- Son véritable concurrent n’est pas tant l’Air ou le Pro que l’ancien MacBook d’entrée de gamme dont la durée de vie approchait de sa fin
Les points forts du Neo
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Châssis et dispositifs d’entrée
- Le châssis en aluminium du Neo est parmi les meilleurs de sa catégorie
- Il peut s’ouvrir d’un seul doigt et, même si la partie supérieure peut légèrement fléchir sous une pression volontaire, cela reste difficile à percevoir en usage normal
- Apple a préféré économiser sur les éléments que l’utilisateur ne touche pas directement plutôt que de rendre l’extérieur moins qualitatif au quotidien
- Le clavier est un Magic Keyboard sans rétroéclairage
- La course des touches, la sensation de frappe et la disposition sont conservées
- Il est jugé suffisamment bon pour ne pas faire regretter le clavier du Pro même lors de longues sessions de frappe
- Le trackpad n’est pas haptique mais à charnière
- Il est peu profond mais régulier, et on s’y habitue au point de ne plus y penser au bout d’une journée
- Les gestes multipoints fonctionnent, et les qualités fondamentales du trackpad MacBook — grande surface et précision — sont préservées
- Le châssis en aluminium du Neo est parmi les meilleurs de sa catégorie
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Performances et autonomie
- La puce du Neo repose sur l’A18 Pro de l’iPhone 16 Pro, avec un CPU à 6 cœurs et un GPU à 5 cœurs
- Il dispose d’un cœur GPU de moins que la version iPhone
- Navigation, écriture, e-mails, Slack, visioconférences, retouche photo légère, nombreux onglets de navigateur et exécution simultanée de musique et d’apps de chat sont gérés sans problème
- Même sans ventilateur, la machine traite les tâches du quotidien dans le silence
- Apple affirme que l’A18 Pro est jusqu’à 50 % plus rapide sur les tâches courantes que les PC portables Windows Intel Core Ultra les plus vendus
- Le Neo obtient de meilleurs benchmarks que le MacBook Air M1, alors que ce dernier reste encore jugé suffisant en 2026 pour ce type d’usage
- Il est possible d’exécuter Windows et Linux dans Parallels
- La machine peut servir d’équipement de démonstration portable pour Windows VM avec NVDA, JAWS et la pile logicielle d’accessibilité propre à Windows
- Linux est même considéré comme mieux pris en charge dans Parallels
- L’autonomie est annoncée jusqu’à 16 heures et tient effectivement une journée de travail en pratique
- Avec une luminosité réaliste et une charge de travail significative, une seule recharge suffit pour couvrir une journée de bureau
- La puce du Neo repose sur l’A18 Pro de l’iPhone 16 Pro, avec un CPU à 6 cœurs et un GPU à 5 cœurs
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Écran et réparabilité
- L’écran est largement suffisant tant qu’il ne s’agit pas de création nécessitant un étalonnage colorimétrique
- Liquid Retina IPS 13 pouces, 2408 × 1506, 219 ppp, 500 nits, revêtement antireflet, sans encoche
- Il reste suffisamment lumineux et net, même dans un intérieur ensoleillé
- La réparabilité est une bonne surprise
- iFixit qualifie le Neo de MacBook le plus facile à réparer depuis 14 ans
- Batterie vissée, ports modulaires et absence d’appairage des pièces en sont les caractéristiques clés
- C’est important pour un portable grand public susceptible d’être utilisé plus de 5 ans
- L’écran est largement suffisant tant qu’il ne s’agit pas de création nécessitant un étalonnage colorimétrique
Les limites du Neo
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Mémoire et stockage
- 8 Go de RAM conviennent aux utilisateurs classiques, mais constituent probablement la première vraie limite
- macOS gère bien la mémoire et le swap SSD est rapide, mais en 2026, 8 Go sont proches du plafond
- macOS Tahoe et Apple Intelligence consomment eux aussi de la mémoire
- Les utilisateurs avec des dizaines d’onglets, plusieurs apps Electron et des VM en arrière-plan atteindront vite cette limite
- Il n’existe aucune voie d’évolution : la configuration achetée reste celle que l’on garde
- Les 256 Go de stockage forment la limite suivante
- Une fois macOS, les apps et un cache iCloud raisonnable pris en compte, il reste environ 150 Go d’espace de travail
- Cela devient étroit pour des collections multimédias locales, plusieurs toolchains de développement ou des usages où l’on supprime peu de fichiers
- Pour ceux qui utilisent iCloud et Drive et ne gardent en local que leurs projets en cours, c’est suffisant
- Les acheteurs qui ne veulent plus se poser la question du stockage auront intérêt à payer 200 $ de plus pour le modèle 512 Go
- 8 Go de RAM conviennent aux utilisateurs classiques, mais constituent probablement la première vraie limite
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Entrées/sorties et sans-fil
- Les entrées/sorties du Neo sont citées comme sa faiblesse la plus irritante
- Un port USB-C prend en charge le 10 Gbit/s et le DisplayPort 1.4
- L’autre reste limité à des vitesses USB 2.0
- Le châssis ne signale pas quel est le port rapide, si bien qu’on ne s’en rend compte qu’après avoir branché le mauvais et constaté une lenteur de transfert
- Il n’y a pas de Thunderbolt, et on a du Wi‑Fi 6E au lieu du Wi‑Fi 7
- L’affichage externe est limité à un seul écran 4K à 60 Hz
- Ce n’est pas gênant pour un usage strictement portable, mais pour du stockage externe rapide ou plusieurs écrans, l’Air est plus adapté
- Les entrées/sorties du Neo sont citées comme sa faiblesse la plus irritante
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Écran, haut-parleurs et caméra
- L’écran se limite au sRGB et ne propose ni P3, ni ProMotion, ni True Tone
- Il se situe un cran en dessous de celui de l’Air
- La différence saute aux yeux pour le travail colorimétrique, mais peut être secondaire pour le reste
- Les haut-parleurs constituent le défaut le plus perceptible du point de vue du client
- Ils sont jugés inférieurs à la moyenne, non seulement dans cette gamme de prix, mais aussi à l’échelle du marché des PC portables en général
- Ils suffisent pour des appels vidéo où l’interlocuteur parle surtout, ou pour une musique d’ambiance dans une pièce calme
- En revanche, regarder un film au lit, écouter de la musique en travaillant, passer des appels en environnement bruyant ou consommer du contenu depuis un canapé est jugé décevant
- Pour un usage audio plus exigeant qu’un simple fond sonore, un casque devient nécessaire
- La webcam est en 1080p, en retrait face à la caméra 12 Mpx Center Stage de l’Air
- Elle permet les appels vidéo, mais sans particulièrement mettre en valeur l’utilisateur
- Le modèle de base ne propose pas Touch ID, qui n’arrive qu’avec le modèle à 799 $
- Pas de clavier rétroéclairé, des bordures plus épaisses que sur l’Air, un châssis un peu plus lourd et pas de MagSafe
- L’écran se limite au sRGB et ne propose ni P3, ni ProMotion, ni True Tone
L’astérisque côté accessibilité
- VoiceOver fonctionne sur le Neo aussi bien que sur un MacBook Pro
- Sur le plan du lecteur d’écran, acheter le modèle d’entrée de gamme n’entraîne aucun désavantage
- La puce fait tourner VoiceOver de façon fluide, la navigation reste réactive et les voix sont nettes
- Apple met en avant l’accessibilité de manière cohérente sur toute la gamme, et le Neo respecte cette logique
- Le problème ne vient pas du Neo, mais de VoiceOver sur macOS lui-même
- Les pertes silencieuses de focus, les arrêts de la synthèse vocale ou les blocages alors que macOS considère le système comme normal existent aussi sur le Neo
- Comme ce problème touche tous les Mac, le Neo n’est ni pire ni meilleur à ce sujet
- Les utilisateurs venant de NVDA sous Windows peuvent avoir du mal à comprendre pourquoi le lecteur d’écran intégré à macOS reste en retrait face à un projet open source gratuit
- Le Neo n’aggrave pas l’astérisque qui accompagne aujourd’hui l’expérience d’accessibilité sur macOS, mais ne le résout pas non plus
Là où la logique tarifaire s’effondre
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Le Neo à 799 $ face à l’Air reconditionné certifié Apple
- Le package du Neo fonctionne bien à 599 $, mais les calculs changent dès qu’on monte en gamme
- Si l’on envisage un Neo à 799 $, il faut d’abord regarder l’Apple Certified Refurbished Store
- Sur le même site Apple, avec la même garantie Apple d’un an, le MacBook Air M4 démarre à 759 $
- Il coûte donc 40 $ de moins qu’un Neo amélioré, avec un écart de spécifications important
- L’Air M4 reconditionné offre une configuration supérieure au Neo
- Une vraie puce de série M, et non une puce de série A
- 16 Go de RAM, soit le double des 8 Go du Neo
- Un écran Liquid Retina 13,6 pouces prenant en charge le large gamut P3 et True Tone au lieu d’une simple dalle sRGB
- Un Magic Keyboard rétroéclairé avec Touch ID
- Une caméra 12 Mpx Center Stage
- Deux ports Thunderbolt 4 au lieu d’un USB-C 10 Gbit/s et d’un USB 2.0
- La recharge MagSafe 3
- Les mêmes conditions de garantie et de retour qu’un produit neuf
- Le jugement est sans appel : le Neo à 799 $ est un moins bon ordinateur que l’Air M4 à 759 $
- Les rares points où le Neo l’emporte sont son statut de produit techniquement neuf, une lignée de puce théoriquement plus récente et une meilleure réparabilité
- La réparabilité est un vrai avantage, mais elle pèse peu face à 40 $ d’économie et au double de RAM
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Le marché de l’occasion et les acheteurs réels
- Sur Swappa, eBay ou les petites annonces locales, il peut exister de meilleures options
- On voit des Air M3 16 Go sous les 700 $ chez des vendeurs fiables
- Les Air M4 passent eux aussi fréquemment dans la tranche des 600 $ en vente entre particuliers
- Au prix d’un Neo amélioré, il est possible d’acheter un Air M4 16 Go et d’avoir encore de l’argent restant
- Mais cette logique s’adresse surtout à un lectorat technique
- Quelqu’un qui consulte l’Apple Refurbished Store, compare les générations de puces et sait évaluer un vendeur Swappa n’est pas le cœur de cible du Neo
- Le Neo vise plutôt la personne qui entre dans un Apple Store, demande conseil à un employé et repart avec un portable sans avoir lu plusieurs tests
- Pour un acheteur non technique, comparer au reconditionné ou à l’occasion ne correspond pas au package recherché
- Le reconditionné implique d’attendre une livraison
- L’occasion suppose de vérifier si le vendeur est digne de confiance
- Le package du Neo, c’est « entrer en magasin, demander, payer, repartir et ne plus y penser »
- Si 256 Go suffisent, 599 $ est le bon prix ; si l’on ne veut pas se préoccuper du stockage, 799 $ devient la bonne option
- Sur Swappa, eBay ou les petites annonces locales, il peut exister de meilleures options
Pour qui l’Air et le Pro sont-ils plus adaptés ?
- L’Air n’est pas tant le modèle qui complète les manques du Neo qu’un package différent
- Il met l’accent sur ce que le Neo sacrifie davantage : mémoire, E/S rapides, écran plus fidèle en couleur, meilleurs haut-parleurs, ProMotion, Thunderbolt, meilleure webcam et touches rétroéclairées
- Les utilisateurs qui ont besoin de développement ou de virtualisation seront mieux servis par l’Air
- Même logique pour de vraies chaînes de plug-ins Logic, Final Cut, du code avec des toolchains gourmandes en RAM, ou des travaux photo/vidéo nécessitant une bonne précision colorimétrique
- Le M5 Air, comme le Neo, reste silencieux tout en offrant davantage de marge
- 16 Go de RAM et 512 Go de stockage en base
- Dalle P3
- Thunderbolt 4
- Caméra 12 Mpx
- De vrais bons haut-parleurs
- Des performances mono-cœur proches du M4 Pro, le Wi‑Fi 7, une nouvelle puce réseau N1 et une réserve de puissance absente du Neo
- Le Pro constitue un troisième package, encore différent
- Les M5 Pro et Max sont de vraies puces de station de travail, les E/S changent complètement de niveau et l’écran est d’un tout autre calibre
- Ceux qui ont besoin de 128 Go de mémoire unifiée pour de l’inférence LLM on-device, de quatre écrans externes ou du mixage d’un projet Logic à 60 pistes entrent dans la cible du Pro
- Sans besoins de ce niveau, dépenser entre 2 000 et 5 000 $ risque de ne pas correspondre à l’usage réel
- Les trois gammes ne constituent pas une hiérarchie verticale, mais trois réponses différentes à trois questions différentes ; et pour la plupart des questions, la réponse la moins chère, le Neo, est présentée comme la bonne
Ce qu’il faudrait pour le prochain Neo
- La deuxième génération du Neo a surtout besoin d’améliorations d’entretien plutôt que d’une grosse refonte
- A19 Pro au lieu de l’A18 Pro
- 12 Go de RAM en base au lieu de 8 Go
- Le même châssis, la même gamme de prix et le reste du package pourraient être conservés
- Le plafond de RAM est une faiblesse que les acheteurs du Neo finiront eux aussi par ressentir
- Un simple passage à 12 Go pourrait suffire à éloigner cette limite pendant plusieurs années
- Le stockage a lui aussi une marge d’amélioration
- Les 256 Go de base peuvent rester, mais il faudrait rendre le passage à 512 Go moins douloureux que 200 $
- Pour tenir la promesse d’un « ordinateur grand public pour les gens ordinaires », la machine doit encore sembler actuelle cinq ans après l’achat
- Le rôle d’Apple est de garder le même châssis et le même package tout en maintenant la puce à jour et en relevant la limite de RAM avant qu’elle ne devienne un mur
Ce que cela signifie pour la gamme Mac
- Le sens plus large du Neo est qu’Apple a fabriqué un Mac avec une puce de téléphone, et que cela fonctionne bien
- L’A18 Pro exécute macOS à une vitesse suffisante
- Il fonctionne dans un châssis sans ventilateur, avec 16 heures d’autonomie et un prix en magasin de 599 $
- Apple dispose désormais d’une option de conception qui n’existait pas encore un an plus tôt
- Cette option ouvre la voie à des Mac plus petits, plus légers et plus fins que la gamme actuelle
- Il devient possible de créer des Mac capables de faire tourner un vrai système d’exploitation à une vraie vitesse sans surchauffer
- Cela mène à l’idée que le nom Air devrait être remis à plat
- Le MacBook Air actuel est un excellent ordinateur, mais le suffixe « Air » n’apporte plus autant de sens qu’avant
- L’iPad Air actuel fait 6,1 mm, tandis que l’iPad Pro fait 5,1 mm, ce qui rend le Pro plus fin que l’Air
- Le MacBook Air actuel ressemble moins à une déclaration de finesse qu’à un portable pratique du quotidien, d’où la proposition de le renommer simplement MacBook
- L’iPhone Air est présenté comme le produit qui redonne du sens au nom Air
- Il proposerait 5,6 mm d’épaisseur, un châssis en titane, un unique capteur arrière et une puce A19 Pro
- Sa forme et sa finesse seraient l’essentiel, avec des compromis assumés
- Côté Mac, il serait possible d’imaginer un équivalent spirituel de l’iPhone Air
- L’idée serait de rebaptiser l’actuel MacBook Air en MacBook, puis de redéfinir le MacBook Air
- En deux tailles, 10 et 12 pouces
- Avec des puces de série A, puisque le Neo a démontré la viabilité de ces puces sous macOS
- Un écran tactile
- Le tandem OLED de l’iPad Pro et le ProMotion
- Un prix de départ à 1 800 $, 2 000 $ avec verre nano-texturé
- Une orientation de Mac flagship qui mettrait volontairement la forme avant la fonctionnalité
Verdict final
- Le MacBook Neo à 599 $ est jugé comme le meilleur ordinateur portable à 599 $ de tous les temps
- La conclusion est qu’il est difficile de recommander, à ce tarif, un PC portable Windows ou un Chromebook
- Même l’Apple Refurbished Store n’offre pas d’alternative équivalente à ce prix
- Un PC portable Windows à 599 $ ressemble davantage à un empilement de compromis
- Châssis plastique que l’on peut tordre d’une main
- Dalle sombre
- Ventilateur qui se fait remarquer dès l’ouverture
- Processus en arrière-plan non désirés et antivirus d’essai poussant vers des abonnements
- Un Chromebook à 599 $ ressemble davantage à un navigateur avec une batterie
- Dès le premier jour où l’on veut faire autre chose que ce que propose ChromeOS, on peut buter sur les limites logicielles
- Le calendrier de mises à jour peut mettre fin à la durée de vie de l’appareil avant le matériel lui-même
- Le Neo, à la différence de ses concurrents, est fanless, silencieux et a de fortes chances de rester un vrai ordinateur encore dans 5 ans
- À 599 $, la conclusion est « soit le Neo, soit rien »
- Le jugement final est qu’Apple a réussi à fabriquer, à un prix accessible pour le grand public, un portable capable de faire ce qu’un ordinateur grand public doit faire
1 commentaires
Avis sur Lobste.rs
8GB peuvent être acceptables, mais macOS Tahoe l’est difficilement
Ça semble être un bon portable pour quelqu’un qui a besoin d’un peu plus qu’un Chromebook pour un usage bureautique. Ma fille ne joue pas à des jeux gourmands, donc ce portable semble lui convenir parfaitement
Cela dit, je suis très content d’avoir acheté dès le départ le modèle M1 MacBook Air 16MB, ce qui a considérablement prolongé sa durée de vie utile
Il est possible que j’aie raté quelque chose, mais d’après ce que je vois, le prix de la version améliorée est 699 $ et non 799 $ comme indiqué dans l’article
Ça ne change pas la plupart des arguments, mais le rapport qualité-prix par rapport au MacBook Air devient assez différent
Ça veut dire un support jusqu’à 7 ans maximum ?
Au-delà de 6 ans, cela dépendra d’une décision interne d’Apple, et ils ne prendront probablement pas cette décision avant d’approcher la 5e ou 6e année. Globalement, c’est quand même mieux que la plupart des autres fabricants de PC/portables
En aparté méta, un tag mac a été ajouté sur une précédente soumission à propos du test du MacBook Neo à la suggestion d’un utilisateur
Je ne l’avais pas tagué moi-même parce que la description est “Apple macOS”, alors que le billet concerne davantage le matériel. Il vaudrait peut-être mieux renommer le tag en “macos”
Si vous aimez les Mac, est-ce que ça vaut vraiment la peine d’économiser quelques sous plutôt que de prendre un Air que vous garderez probablement plus longtemps ?
J’utilise un M1 MacBook Air fourni par mon employeur ; c’est un bon petit portable pour naviguer sur le web en déplacement ou pour les conférences, et même après 3 ans la batterie tient encore largement plus qu’une journée de travail
Mais il est inconfortable pour taper, le trackpad sans boutons ne permet pas de faire facilement un clic du milieu, et l’extensibilité est en pratique inexistante. Pour vraiment travailler en voyage, je dois emporter un écran secondaire, un dock nécessaire parce qu’il n’y a qu’un seul port utilisable, ainsi qu’un clavier et une souris externes
8GB de RAM restent utilisables avec environ 2 applications, mais dès qu’on en ouvre 3 ou 4, le swapping commence, donc il faut surveiller en permanence l’usage mémoire. Tout est sur stockage semi-conducteur, il n’y a pas de ventilateur, pas de bruit de disque ni de voyant d’activité, donc c’est difficile à remarquer, mais les changements d’application deviennent lents et la machine perd en réactivité
Ce n’est pas un portable dans lequel on peut “grandir”. Tout est scellé, non extensible, avec des contraintes fortes. Si je précise que c’est une machine fournie par mon entreprise, c’est parce que je ne paierais pas 1000 £ de ma poche pour ça
À la maison, je travaille souvent sur un vieux ThinkPad T420 et un W520 en i7. Le prix des deux réunis, même en 2022, était inférieur à l’écart de prix entre un MacBook Neo haut de gamme et le MacBook Air le moins cher. Et si on prend l’écart entre le Neo et le MacBook Air 15 pouces haut de gamme, on pouvait même acheter un ThinkPad X220 en i7 avec station d’accueil, acheté il y a 3 ans
Si c’était mon argent, j’envisagerais le Neo bien avant l’Air. Ce sont tous les deux des Mac très entrée de gamme, et sous cet angle le Neo, à moitié prix, est une bien meilleure affaire
Les gens de la tech oublient souvent qu’un ordinateur neuf reste un objet très cher. C’est pour ça que j’achète d’occasion, mais cela demande des compétences et des connaissances que la plupart des clients n’ont pas