4 points par GN⁺ 6 시간 전 | Aucun commentaire pour le moment. | Partager sur WhatsApp
  • Il faut interpréter la procrastination non comme de la paresse ou un manque de volonté, mais comme un signal envoyé par le cerveau
  • La neuroscientifique Anne-Laure Le Cunff insiste sur le fait qu’il faut aborder la procrastination avec curiosité plutôt qu’avec honte
  • Avec son système « triple-check », elle propose d’examiner si le problème vient de la tête, du cœur ou de la main
  • Pour chaque cause, elle présente des solutions concrètes : redéfinir la tâche, changer d’environnement, demander de l’aide
  • L’essentiel est de quitter l’auto-culpabilisation vague pour adopter une attitude de scientifique ou de détective qui résout une énigme

Un nouveau regard sur la procrastination

  • Beaucoup de gens associent la procrastination à la paresse ou au manque de volonté, et finissent par se blâmer chaque fois qu’ils remettent quelque chose à plus tard
  • Ces émotions négatives rendent au contraire encore plus difficile le fait de se remettre au travail
  • Anne-Laure Le Cunff, autrice de "Tiny Experiments: How to Live Freely in a Goal-Obsessed World", définit la procrastination comme « un signal du cerveau indiquant qu’en ce moment, quelque chose ne fonctionne pas correctement »
  • Au lieu d’ignorer ce signal, de se forcer ou de se culpabiliser, il faut adopter une approche attentive à ce signal
  • Elle recommande de faire preuve de curiosité (get curious) à propos des causes profondes de la procrastination

Identifier le problème — le système Triple-Check

  • Le Cunff a conçu un système « triple-check » pour évaluer pourquoi elle évite certaines tâches
  • Le principe consiste à vérifier si la cause du problème vient de la tête (head), du cœur (heart) ou de la main (hand)
  • Problème venant de la tête (Head)

    • Au niveau rationnel, on n’est pas suffisamment convaincu qu’il faut vraiment accomplir cette tâche
    • Cela peut arriver lorsqu’on doute du bien-fondé même du travail à effectuer
  • Problème venant du cœur (Heart)

    • Au niveau émotionnel, le travail ne paraît ni amusant ni intéressant
    • Il manque une motivation affective à l’égard de la tâche
  • Problème venant de la main (Hand)

    • Au niveau pratique, on a l’impression de ne pas disposer des outils, compétences ou du réseau de soutien adaptés pour mener le travail à bien
    • On manque de confiance dans sa capacité d’exécution
  • Une fois la raison de l’évitement identifiée, il devient possible de trouver de manière méthodique comment sortir du blocage

Comment arrêter de procrastiner

  • Résoudre un problème de tête (Head)

    • Prendre du recul et évaluer ce qui semble ne pas coller
    • Si l’on n’est pas certain que la tâche corresponde aux objectifs stratégiques du projet, il faut revenir au point de départ et redéfinir la tâche, puis vérifier si l’approche est la bonne
  • Résoudre un problème de cœur (Heart)

    • Si la tâche n’est pas assez intéressante ou stimulante, il faut rendre l’environnement plus agréable
    • Exemples : faire une session de coworking avec un collègue qu’on apprécie, ou travailler dans son café préféré
  • Résoudre un problème de main (Hand)

    • Lorsqu’on se sent dépassé ou insuffisamment préparé, il faut demander conseil à un ami ou un collègue de confiance
    • « Levez la main et demandez de l’aide (raise your hand, ask for help) »
    • Utiliser activement les moyens d’obtenir les ressources nécessaires, comme le coaching, le mentorat ou des cours en ligne financés par l’entreprise

Ce que le système Triple-Check apporte

  • Il aide à contourner la dimension de honte (shame) qui accompagne la procrastination
  • Il permet de s’éloigner d’une peur diffuse et de l’auto-culpabilisation, pour adopter une attitude qui voit le problème comme une énigme à résoudre, à la manière d’un scientifique ou d’un détective
  • Une approche centrée sur le diagnostic structurel et la recherche de solutions, plutôt que sur l’auto-accusation

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