- Le « shit life syndrome » (SLS) est un terme utilisé par des médecins britanniques et américains pour décrire l’impact sur les patients de handicaps liés à la pauvreté ou aux mauvais traitements.
- Le terme a gagné en notoriété grâce à l’article du Financial Times de Sarah O'Connor publié en 2017, « Left behind: can anyone save the towns the economy forgot? », qui a remporté en 2018 un Orwell Prize dans la catégorie consacrée à la mise en lumière des maux sociaux au Royaume-Uni.
- L’article se concentrait sur Blackpool, une ville côtière britannique où plus de 10 % des habitants en âge de travailler sont considérés comme incapables de travailler et vivent grâce aux aides de l’État.
- Cette ville affiche un taux élevé de prescriptions d’antidépresseurs et, plus récemment, l’espérance de vie la plus basse, alors même qu’elle a commencé à reculer récemment.
- Les médecins attribuent ces problèmes à une combinaison de difficultés économiques, sociales et émotionnelles, et se sentent démunis face à l’impossibilité de les résoudre dans la contrainte de 10 à 15 minutes par patient.
- Le terme SLS a aussi été mentionné dans des discussions sur la baisse récente de l’espérance de vie en Irlande et dans une analyse des films du réalisateur britannique Mike Leigh.
- Dans le recueil d’essais de 2016 The Future of Psychological Therapy, Rosemary Rizq s’est interrogée sur l’origine du terme SLS, suggérant qu’il renvoie à des facteurs de risque potentiels communs à de nombreux jeunes patients de la classe ouvrière : pauvreté de longue durée, désintégration familiale, manque de stabilité, chômage.
- Rizq affirme que les personnes atteintes de SLS ont des problèmes « si terribles et intouchables » qu’ils sont « littéralement impensables et ingérables pour les services », tout en soutenant que les institutions de soins affirment malgré tout qu’elles « doivent » les prendre en charge.
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