- Fnac, le plus grand distributeur français de produits électroniques, l’application immobilière SeLoger et MyFitnessPal, filiale d’Under Armour, sont accusés d’avoir accédé illégalement aux informations personnelles des utilisateurs et de les avoir partagées.
- Ces plaintes ont été déposées par noyb, une organisation européenne à but non lucratif axée sur la protection de la vie privée.
- Les applications visées commenceraient à collecter et à partager des données dès leur ouverture, sans le consentement des utilisateurs.
- Les données collectées comprennent l’identifiant publicitaire unique de Google (
AdID), le modèle et la marque de l’appareil, ainsi que l’adresse IP locale, puis elles sont partagées avec des tiers.
- Cette collecte massive de données permet le profilage des utilisateurs, afin d’afficher des publicités personnalisées et des campagnes marketing, tout en augmentant les revenus des entreprises.
- Selon la directive ePrivacy, l’accès à des données sur l’appareil de l’utilisateur ou leur stockage n’est autorisé que si l’utilisateur a donné un consentement libre, clair, spécifique et non ambigu. Pourtant, deux des trois applications n’affichaient aucune bannière de consentement au lancement.
- La troisième application affichait bien une bannière de consentement, mais la transmission des données personnelles commençait sans aucune interaction de l’utilisateur.
AdID est un identifiant unique lié à l’appareil d’une personne donnée, que les annonceurs et d’autres tiers peuvent utiliser pour cibler certains utilisateurs.
- Certains fournisseurs d’applications vont même jusqu’à suivre le comportement des utilisateurs en dehors de l’application, ajoutant ainsi davantage d’informations sur leur mode de vie aux données collectées.
- Ce problème reflète un enjeu plus large dans l’écosystème des applications mobiles, où de nombreuses apps ne respectent pas les lois européennes sur la protection des données.
- Selon une étude, seulement 3,5 % de l’ensemble des applications offraient aux utilisateurs une véritable possibilité de refuser leur consentement.
- noyb a demandé à la CNIL (autorité française de protection des données) d’ordonner aux applications accusées de supprimer toutes les données traitées illégalement et de leur infliger des amendes.
- La capture et l’analyse du trafic réseau ont été réalisées à l’aide de la suite d’outils PiRogue développée par Defensive Lab Agency.
- noyb prévoit de déposer davantage de plaintes contre des entreprises d’applications mobiles à l’avenir et poursuivra ses efforts pour empêcher le partage illégal des données des utilisateurs.
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